Une aube nouvelle se lève sur le monde. Un monde qui ne ressemble plus à ce qu’il était, un monde où l’impossible devient possible, un monde de toutes les possibilités.

Dans ce monde qui est à présent le notre, les références nationales et surtout internationales avec lesquelles on fonctionnait sont à jeter aux oubliettes.

A la lumière de ce que j’ai vu à Ras Jdir et au camp de Choucha et ayant travaillé dans le passé avec des associations humanitaires Tunisiennes mais aussi avec des fédérations internationales, je peux vous confirmé ce que j’ai dit ci-dessus.

Face à cet élan de générosité de notre chère nation nous avons été capables de gérer ce qui a pu se transformer en catastrophe humaine et économique. Les dépôts à Ras Jdir et à Zokra sont pleins à craquer de nourritures de tout genre, de couvertures, de matelas et j’en passe.

Pendant que les Tunisiens affluent par centaines alourdis de dons, les organismes internationaux installent leurs tentes High tech où ils discutent la coordination entre leurs différentes associations.

Les employés de la croix rouge qui ne touchent pas moins de 1000 euros par mois viennent pauser pour des photos pendent les bénévoles du croissant rouge Tunisien et de l’ACT (Association de coopération en Tunisie) se tuent à la distribution de la nourriture.

Je tiens à préciser que les tentes que l’ a donné ont été installées par les bénévoles du croissant rouge Tunisien, des bénévoles dont je suis fier de faire partie.

La protection civile Italienne a elle aussi dressé une tente géante avec deux salles de conférence. Le gouvernement Italien qui , il n’y a pas si longtemps a demandé une aide internationale pour à peine 5000 clandestins , vient en Tunisie pour nous aider à gérer plus de 20000 réfugiés.

Le plus ridicule dans tout ça est que lorsque j’ai posé la question de l’objectif de cette installation on m’a répondu « la coordination entre les différents organismes ». J’ai posé cette même question à la tente située en face, celle de l’OMS. J’ai la même réponse au mot prés.

Je ne nie pas l’apport de l’aide matérielle pour certain de ces organismes mais le temps de cette supériorité des organismes internationaux soit disant « experts en catastrophes » est révolu.

Le peuple Tunisien a prouvé au monde que les réunions dans des Hôtels à Jarzis ou les milliers d’euros en T-shirts et en marketing n’ont plus lieu d’être.

« Les habitants de Ben Guerdène et de la région ont installés les premiers réfugiés Tunisiens dans des tentes … quand le SNTRI a refusé de leur offrir des places gratuites à bord de leurs bus on les a menacé de bruler la station s’il ne les prenait » me raconte un habitant de la région.

Face de cette générosité, face à cet altruisme que peut dire ou faire n’importe quelle filiale de l’ONU avec ces milliers de dollars de brochures non recyclables ?

Face à un cuisinier qui travaille jour et nuit pour assurer plus de 4000 repas par jour et qui refuse d’être payé y a t il encore une place pour ces partisans du « tourisme humanitaire » ?

Je ne crache pas dans la soupe mais j’appelle à une prise de conscience .

La déclaration des droits de l’homme n’a pas été faite pour les présentations Power point de l’UNICEF, mais pour que le monde se batte pour sa réalisation. Et cette réalisation ne fera pas par de charmantes jeunes filles portant des casquettes bleues et remplissant les formulaires qui serviront à des statistiques chimériques et totalement inutiles.

Cette réalisation s’est faite et se fera encore longtemps par les bénévoles en sueurs, qui travaillent sans relâche en assurant la distribution des repas, durant plus de 6 heures par jour, pour que tous les réfugiés ne dorment pas en ayant faim.

Ces 4 jours passés au camp m’ont fait comprendre que la Tunisie n’a besoin d’aucune aide pour avancer que ces enfants sont bien plus que suffisants pour la reconstruire.

Une nouvelle idéologie mondiale est en train de naitre de cette révolution loin de tous les standards des organismes internationaux et des pseudo associations de protection des droits de l’homme.

La face du monde a changé et un monde meilleur en sera le fruit.