Durant la première journée du congrès « Torture et répression au Maghreb depuis les indépendances », M.Bel Khouja était présent pour témoigner lui aussi. En face, il y avait, entre autres, Sadok Ben Mhenni, Radhia Nasraoui et l’universitaire et militante au sein du mouvement Perspective Zeinab Charni.

Je me préoccupais des quelques bévues. Je ne parlerais pas de torture au vrai sens du terme mais de violence. Et en réalité, en tant que directeur de la Sureté nationale ou Ministre de l’Intérieur, j’étais un membre d’un système. Du temps de Bourguiba, il y avait obéissance, obéissance à un homme qu’on respectait pour son histoire, pour les acquis qu’il a apporté à la Tunisie, pour les challenges qu’il a relevés. […] Il y a une différence entre la torture qui a eu lieu sous le régime Ben Ali, pour des fins qu’on connait, et entre- je le dis franchement-une sorte de discipline (éducation) qui a peut-être dépassé un peu les limites.

Telles étaient les paroles de M.Taher BelKhouja ex-ministre de l’intérieur sous le régime de Bourguiba face à un auditoire constitué de Tunisiens, connus pour le militantisme pour la démocratie, qui ont été torturés jusqu’au point d’envier aux morts d’être morts…