Crédit photo: webmanagercenter.com

J’ai attendu longtemps pour m’exprimer au sujet de ce parti, qui rien que d’entendre son nom, provoque en moi un sentiment de dégout et de plus en plus souvent de haine, car j’ai l’impression d’être manipulé tout en étant conscient de ce qui se trame dans les coulisses de la constituante, comme si j’assistais à la destruction de tant de rêves d’une nation entière, sans pour autant pouvoir réagir. Ces mêmes rêves de liberté, de démocratie, de justice, qui ont maintenu les tunisiens debout durant la dictature, espérant vivre un jour un évènement comme celui du 14 Janvier 2011, où nous étions tous unis contre le mal, mais depuis l’arrivée d’Ennahdha, paradoxalement, nous sommes divisés à cause de quelque chose de bien, à cause de quelque chose que l’on a toujours respecté, qui nous est chère, et qui constitue l’un des fondements mêmes de notre identité, c’est l’islam.

La question qui se pose aujourd’hui, c’est de savoir s’il y’ aura une deuxième révolution, l’ultime cette fois, qui après la mafia Trabelsienne, nous libèrera de la dictature religieuse, en d’autres termes, Ennahdha, riche de ses énigmatiques milices et bientôt police des mœurs, est t’elle en train de causer sa propre perte ?

Il est parfois difficile de trouver les mots en politique, surtout quand on critique frontalement et sans ménagement un parti islamiste, par peur qu’on nous taxe de gauchisme, d’ennemi de l’islam, et j’en passe. Mais, moi, je dis ce que je pense, je ne suis pas tenu par mon devoir de réserve et je n’ai pas de neutralité à respecter, je ne vais donc pas mâcher mes mots car je ne suis ni journaliste, ni blogueur, ni politicien, ni imam, ni juge, je suis un simple citoyen, peu importent mes positions politiques, je suis avant tout musulman et ça me suffit, je n’ai pas besoin d’Ennahdha pour me rapprocher de dieu, pas plus que je n’ai besoin des salafistes pour me montrer le chemin du paradis. Il n’y a pas d’intermédiaire entre nous et dieu en islam, notre religion nous a laissé cette liberté, je considère donc que la constitution, la politique, la vie publique, ce sont les politiciens qui la font, et que la religion, c’est personnel, on la pratique en solo ou en groupe, à des degrés différents et selon l’humeur, on en discute, on s’imprègne de ses enseignements et on écoute ceux qui la maitrisent, mais personne n’en est représentant, personne n’a de carte visite en islam, par conséquent les islamistes qui font de la politique sont des intrus, qui mélangent religion et politique, et nous savons tous que la politique, c’est avant tout chercher où est l’intérêt d’un pays, c’est l’art du lobbying et de la guerre des images, des grandes sociétés qui influencent les députés, des négociations et des coups bas… La religion quant à elle, est un ensemble de valeurs qu’il ne faut pas soumettre aux intérêts, il ne faut pas jouer avec, du coup, Ennahdha et tout autre parti religieux, ne respecte pas l’identité même du peuple Tunisien.

Si j’avais à décider, je demanderais à tous les partis de ne pas jouer aux commissaires priseurs qui décideraient lors d’enchères religieuses qui sont les bons musulmans et qui sont les mécréants. Malheureusement c’est trop tard, ils nous gouvernent et ne se gênent pas de faire de l’Islam un fond de commerce, ces loups nahdhaouis et leurs cousins renards salafistes, ont investi les mosquées et les ont rentabilisées au point qu’aujourd’hui ils en tirent des bénéfices faramineux qu’ils dépensent parfois en une nuit, dernier exemple en date, un dîner huppé à 64 000 dinars dans un hôtel prestigieux à Tunis pendant que l’eau est coupée chez des centaines de milliers de foyers, voilà où va votre argent, vous qui alimentez les caisses d’Ennahdha.

Bon, je caricature un peu, parfois j’exagère, je sais, après tout je suis humain, j’apprécie les choses à ma façon, mais tout cela me fait penser aux princes saoudiens et la vie luxueuse qu’ils mènent. Amusez-vous bien Ghannouchi et compagnie, après tout, le temps vous est compté, vous allez vite dégager, à moins que je me trompe, car après tout, ce peuple n’est t’il pas facile à berner ? N’est t’il pas manipulable jusqu’à la moelle ? Pauvre de toi Tunisie, tu es si fleur bleue, si naïve, tu n’es pas rancunière… à cause de tant d’années de dictature, tu ne sais plus qui croire ! Tu cries au complot international organisé par le Qatar, la Turquie et les USA, peu importe, c’est un autre sujet. Il n’en demeure pas moins que le problème est là, entre tunisiens et tunisiens, où plutôt entre tunisiens et tunisiennes, car la femme, pauvre femme tunisienne, aujourd’hui proposée aux enchères après un long processus d’émancipation et de construction de sa propre personnalité.

Avec Ennahdha, on en est réduis à statuer sur son sort, revenant d’un coup à 60 ans en arrière, c’est tellement mal sain, et ça commence comme ça, avec des supposés malentendus sur un article 28 qui la considère comme un complément de l’homme, et ça finit après deux générations d’islamistes au pouvoir, par lui interdire de conduire parce qu’elle aurait dépassé un Khalifa dans une course automobile. Qui sait après tout ? le prochain Khalifa sera peut être le fils de Hammadi Jebali non ?

Ennahdha a sa méthode, elle consiste à viser la barre très haut tout en espérant faire passer ses lois, puis devant les limites rouges imposées par la société civile et la gauche, se rétracte tout en assurant qu’il y’avait un malentendu et qu’elle n’avait pas de mauvaise intention, sans oublier au passage de montrer à quel point elle est capable de faire des concessions, autrement dit, qu’elle est démocrate. Comme si elle avait le choix, comme si elle pouvait se comporter en dictature aujourd’hui en 2012, et là je dis un grand LOL, espère t’elle par hasard passer en force après l’une des révolutions les plus respectées dans le monde ?

LOL aussi à vous les nahdhaouis parce que vous n’avez pas encore compris qu’il est trop tard, le train est passé et vous êtes restés à la gare, le peuple tunisien dans son ensemble, est trop avancé sur certains sujets comme la liberté de la femme et de conscience, pour que vous lui imposiez un quelconque mode de vie, il est trop dans ses racines religieuses, sociales et culturelles pour que vous y changiez quoi que ce soit, vous ne pourrez jamais lui enlever ses weekend bien arrosés et ses bikinis sur les plages de Hammamet, c’est plus compliqué que ça, ce n’est pas le Yemen ou le Pakistan, il n’est pas formaté, il est trop pluriel pour être importé du Qatar. Quand vous aurez compris cela, vous rejoindrez vous-mêmes la gauche. Pour l’instant, vous jouez un double jeu, vous faites miroiter que vous protégez l’Islam contre je ne sais quoi d’ailleurs, mais vous essayez de gagner du temps, et de l’argent apparemment.

Le clientélisme est de retour parait t’il, le RCD a une nouvelle barbe, les marchés sont octroyés aux amis, les nouveaux projets du golfe ont à leurs têtes un cousin de tel ministre et de tel ancien prisonnier, des fils de ministres qui se baladent dans les Mercedes d’Etat. Je ne suis pas là pour vous donner des exemples, vous en avez tous un ou deux dans votre esprit. La religion c’est l’opium des peuples, principalement des peuples sous-développés, mais il y’a plus fort encore, c’est l’argent, et même les barbus ont été trahis par l’odeur des billets de 50 dinars, les billets verts comme le drapeau vert de l’islam.

Tout cela n’est que mensonge, perfidie ! Si vous pensez qu’un islamiste ne vole jamais son peuple, alors comment se fait t’il que la majorité des dictatures arabes sont tenues par des islamistes barbus abusant de leur charia et jouant de la constitution sans aucune gêne ? Ces mêmes monarchies qui empestent les pétrodollars, pire encore, ils viennent charmer le gouvernement avec ce leurre pour nous faire croire qu’ils sont nos amis alors qu’ils ont peur de notre révolution, mais ils excellent dans l’art de promettre la lune, au pire vous aurez des miettes et deux ou trois spéculations sur des projets immobiliers qui ne feront travailler les jeunes chômeurs que pendant la durée du chantier. Cela n’empêche pas ce gouvernement de leur faire les yeux doux, leur laissant Ben Ali et Sakher El Matri en cadeau, et en perdant au passage la fierté d’un peuple tunisien qui disait toujours avoir beaucoup d’estime pour ces générations qui ont bâti cette nation forte d’un Etat moderne juste avec un peu de phosphate et beaucoup de sueur de ces pauvres travailleurs venus de l’intérieur du pays, comme ceux qui ont déclenché la révolution à Sidi Bouzid, se sentant trahis par la Troïka qui est en train de leur voler leurs espoirs, après leur avoir promis monts et merveilles.

De simples villageois qui s’indignent de n’avoir rien eu en retour du vote qu’ils ont offert à Ennahdha, et qui promettent de ne plus voter pour eux, alors je me demande quel serait le résultat des prochaines élections ? Ennahdha sera toujours parmi les premiers, c’est certain, mais la gauche sera-t-elle toujours aussi dispersée et indécise ? S’il y’a bien un moment où les non-islamistes doivent inverser la tendance, ce sont bien les prochaines élections, rendez-vous compte que même certaines femmes voilées ne veulent plus d’Ennahdha, encore moins de l’image que donnent ces députées (harzet) nahdhaouies qui à quelques exceptions près, n’ont aucune personnalité et ne font que suivre les « taalimet » de leur chef de troupe, monsieur Ameur Laaridh, à chaque vote. La Tunisie ne peut pas être formatée par contre, les occupants des sièges à droite de l’assemblée oui !

Comme je disais plus haut, même des femmes voilées et des hommes barbus vont voter à gauche, c’est un paradoxe purement tunisien, difficile à comprendre, surtout aux yeux des occidentaux, mais n’est t’il pas vrai qu’une femme voilée a aussi peur pour le code du statut personnel ? Elle se soumet à dieu, mais pas à Ghannouchi. Elle ne veut pas qu’on touche à la religion, elle dit juste « rabbi yahdi » quand elle voit quelqu’un bière à la main, mais elle considère chacun libre de ses croyances. A ce moment là, islam et démocratie sera une réalité, et montrera au monde libre qu’une démocratie musulmane peut réussir sur le long terme à condition de ne pas être islamiste.

Je suis fatigué qu’on nous oppose les uns aux autres, je pensais qu’on avait dépassé ce stade, qu’après notre belle révolution, plus rien ne nous diviserait, du moins au niveau de l’identité. Sarkozy en avait frais les frais en proposant le débat sur l’identité nationale, qui là encore, a crée un fossé entre les musulmans de France et les français de souche. C’est pour cela que je pense que les disciples de Ghannouchi sont dangereux pour le pays, sérieusement sont t’ils plus musulmans que nous ? Cet homme n’est pas net, il cache quelque chose. De toute façon, ce qui m’inquiète le plus, ce ne sont pas les personnes, c’est ce qu’ils font, et leur mouvement, de part sa présence même sur la scène politique, a divisé le pays. Directement ou indirectement, d’une façon ou d’une autre, toute la sphère politique se positionne par rapport à Ennahdha, cela relève de la psychologie. Soit tu es avec Ennahdha, soit tu es contre Ennahdha, donc soit tu suis le bien, soit tu suis le mal, soit tu es dans le vrai, soit tu es dans le faux.

Ce positionnement est d’autant plus intense que le citoyen est simple d’esprit, et dieu sait oh combien le simple tunisien est bleu en politique. Le risque est tel qu’il en résulte une sorte de méfiance vis-à-vis de l’autre clan, au point que peu à peu, le tunisien, quand il va au café et qu’il lui arrive de s’asseoir avec des inconnus, a tendance à ménager ses propos lorsqu’il évoque ce parti, de peur de déclencher les hostilités. Il en résulte une sélection sociale donc division entre catégories ou clans, pour être plus clair, certains amis ne veulent plus se fréquenter depuis que l’un d’entre eux a voté pour Ennahdha.

Vous remarquerez que plus les gens sont émancipés, éduqués, donc appartenant à la classe sociale moyenne ou riche, plus ils votent à gauche. Est-ce un hasard ou bien pour protéger leurs intérêts ? Non, c’est juste parce qu’ils sont plus conscients du danger que les pauvres qui n’ont pas eu la même chance de s’éduquer, et aussi parce qu’ils connaissent mieux l’histoire des peuples de ce monde. J’irai même jusqu’à dire que certains d’entre eux se sentent non seulement citoyens tunisiens, mais aussi citoyens du monde, parfois parce qu’ils ont beaucoup voyagé et aimé l’occident, parfois parce qu’un simple clic sur Internet leur a permis de visiter l’Australie et de s’émerveiller ensuite devant le civisme des Japonais. Citoyens du monde aux principes universels, et croyant en la déclaration universelle des droits de l’homme. Tout ceci fait que la religion reste dans nos cœurs mais que nous partageons les valeurs des grandes démocraties, même si ces grandes démocraties ont aussi leurs défauts. Faites comprendre cela à un salafiste, il vous traitera de vendu à l’occident. Ils considèrent que l’Islam est en guerre contre l’occident, à nous alors de prendre le bien et de rejeter le mal, et laissons la religion en dehors de ça.

Je me suis un peu égaré, pardonnez-moi. Revenons à notre mouton, que je ne lâcherai pas de si tôt. Permettez-moi quand même de reconnaitre qu’ils sont forts ces nahdhaouis, je les pensais moins intelligents que ça. Double discours, double langage, double facettes, double réactions. Il y’a Ennahdha, et il y’a Ennahdha bis, la vraie, celle qui ne montre pas son vrai visage, pas à la télé ou à la radio en tout cas, uniquement filmées à son insu dans des réunions avec leurs sympathisants, où le discours change cette fois, par rapport à la laïcité, la charia, le Khalifa, le hijab, le salafisme, le rôle de Qatar, la liberté de la femme, et j’en passe. Prenez Mourou par exemple, un homme fort sympathique je l’avoue, je respecte sa personne mais pas le politicien qu’il est, bien qu’il est plus religieux que politicien, à voir ses émissions sur Hannibal TV… Bref, lui, c’est un brillant objecteur de conscience, mais quelle habilité dans l’art de manipuler les médias, parce qu’il faut avouer qu’il s’est attiré leur sympathie, du coup Ennahdha se sert de lui. Je t’aime, moi non plus ! C’est exactement ça, il est populaire, il n’est pas vraiment Nahdhaoui en ce moment mais ça les arrange.

Lors de la visite de Wajdi Ghenim, qui voulait apporter l’islam en Tunisie, et après tant de polémique sur ses prêches, Mourou le rencontra et lui dit en somme « nous devrons arracher la prochaine génération d’enfants tunisiens à leur parents, pour les éduquer à notre façon ». Mourou a compris que pour changer la société, il fallait une ou deux générations, en gros, vous et mois sommes foutus, il ne peut nous atteindre car nous sommes la génération perdue. A la télé, notre cheikh préféré n’osera jamais redire ces paroles, et de toute façon, nos journalistes oh combien timides n’auront pas le courage de lui demander des comptes. Sujet sensible qui peut déclencher des émeutes salafistes me diriez-vous ? oui, c’est vrai, on ne peut rien prévoir venant d’eux, il faut juste tenir la comptabilité de ce coutera le saccage et l’incendie de postes de police, de tribunaux, de centres culturels, de radios, bientôt des hôtels de Hammamet pour qu’il n’y ait plus 6 millions de touristes par an mais juste quelques Qataris pour venir chasser nos gazelles dans le désert.

Vis-à-vis des salafistes, Ennahdha joue un double jeu : d’un côté, elle dit qu’elle essaie de les dompter, et d’un autre côté, elle dit qu’ils se sentent gardiens du temple religieux. Elle se sert d’eux en fait, de la manière la plus ingénieuse qui soit. Ennahdha islamise par le haut, et les salafistes par le bas. Les menaces, la peur, les intimidations seront de mise pour contrôler la population, quant aux milices wahhabites et la police des mœurs, elles apporteront le coup fatal à la défunte révolution. Il sera ensuite plus facile dans deux générations d’imposer la charia, et si l’élève dépasse le maître, comprenez par là que si hezb Ettahrir et ses semblables deviennent encore plus influents qu’Ennahdha, bonjour le Tunistan ! De toute façon, il y’a déjà le Sejnanestan, le Manzel Bourguibistan, le Bizertistan, et depuis longtemps, le Kairouanistan.

Ne croyez pas que c’est impossible, c’est déjà arrivé à quelques différences près en Iran, au Niger récemment, en Somalie… il faut rester vigilant. Les islamistes le savent, ils semblent faire profil bas pour le moment, leurs maitres leur ont demandé d’attendre que l’orage passe. La caravane passe et les chiens aboient. C’est un comportement tellement efficace, ce qui finit par agacer la gauche d’ailleurs, ils ont l’impression d’être Don Quichotte qui se bat contre les moulins à vents. Face aux accusations, ils répondent toujours calmement et souvent par le sourire. Ce sourire est trompeur, leur yeux les trahissent, ils sont très habiles pourtant. Moi dans tous ces débats je ne peux m’empêcher de constater le folklore, tous ces nahdhaouis presque tous identiques, une barbe, un bouc, des moustaches, juste pour montrer qu’ils sont pieux… tout ça c’est des apparences ! il y’en a qui rejettent la cravate mais pour cela, il n’y a pas besoin d’aller trop loin, le cas Marzouki à lui tout seul résume bien à quel point nous sommes tombés plus bas que terre. Sans cravate durant son néanmoins beau discours à l’assemblée nationale française, des députés qui s’étonnent que l’ont ne respecte pas leur institution. A force de se la jouer simple, je vais finir par lui acheter des vêtements. Surtout pour qu’il en finisse avec son pull gris qu’il porte lorsqu’il accueille des ambassadeurs. Mais où est donc passé le prestige de l’Etat, dirait Essebsi. Malgré tout, je respecte Marzouki, tout comme Ben Jaafar, je me dis que cette troïka est un mal pour un bien, enfin pas si bien que ça mais elle empêche Ennahdha de faire ce qu’elle veut. M’enfin on peut débattre la dessus pendant des heures. Pourtant, elle a tous les pouvoirs aujourd’hui, elle attend peut être d’étendre ses tentacules jusqu’à la chambre à coucher de Chokri Belaid.

Ah oui, au fait, vous avez remarqué à quel point les nahdhaouis parlent mal le français ? « Le ras mel est jében », dixit Jebali. Cette interview de TV5 était pire qu’une caméra cachée, elle nous a foutu la hchouma ! Comment peut-on parler au nom d’une nation francophone sans maitriser un minimum qui soit la langue de Molière ? Ce pauvre doit se retourner dans sa tombe ! Quant à Shakespeare, je le plains. Londres est probablement la capitale la plus diversifiée au monde, et l’Anglais est la plus parlée des langues, mais même après 20 ans d’asile là bas, Ghannouchou est incapable de placer deux mots de suite en anglais, et il lui a fallu deux minutes pour finir sa phrase, interrogé par une journaliste anglophone. Incroyable, je l’ai vu de mes propres yeux.

Tout ça pour dire quoi en fin de compte ? Tout simplement que ces gens sont renfermés sur eux-mêmes, ils vivent dans leur bulle ! Ils nous font croire qu’ils sont modérés mais au fond, ils rejettent l’occident pourtant ils en ont bien profité ces… Bref, plusieurs dirigeants se sont éclatés dans les grandes démocraties pendant que leurs pions ont subi la torture en prison pendant de nombreuses années. Vous savez, les guerres, ce sont les politiciens qui les commencent et les armées qui les finissent. Ennahdha, c’est un peu pareil, il s’en est bien tiré le Ghannouchi, maintenant il revient en sauveur mais qui va payer les pots cassés ? Le peuple tunisien bien sûr, à travers la justice transitionnelle.

Conclusion : Ennahdha se sert aussi bien de ses sympathisants que de ses militants, des salafistes, des faiblesses de la gauche, des faibles prérogatives de Marzouki, du suivisme de Ben Jaafar, de la générosité provisoire du Golfe, et enfin, du peuple, à qui elle organise des mariages collectifs et gratos, et à qui elle offre des réfrigérateurs et des micro-ondes, volant du coup leur rôle aux associations caritatives. Tous les moyens sont bons pour atteindre ses objectifs, c’est pour cela que je tire mon chapeau aux nahdhaouis !

Mais, ne vous y trompez-pas, les tunisiens sont pacifistes mais il suffit d’un rien pour qu’ils sortent à nouveau dans la rue. Pour l’instant, le citoyen lambda se comporte en observateur et encaisse, encaisse et encaisse encore et surtout les agissements des salafistes et de la médiatisation nocive qui s’en suit, mais à un moment donné, sa patience atteindra ses limites. Faites gaffe vous autres salafistes, la marmite va exploser, nous allons bientôt vous raser vos barbes !

Et pour finir je m’adresse à monsieur le Cheik tant vénéré Ghannouchi radhiya allahou anhou : « Ma grand-mère est veuve, elle en a marre de la solitude et elle cherche un compagnon alors je te donne sa main, et en contre partie, tu fous la paix au peuple tunisien. N’est ce pas un bon marché que je te propose ? »

Un citoyen de 30 ans qui a tendance à trop caricaturer et trop exagérer mais ça lui fait tellement de bien !

Tom Ben Jerry