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« La forme défensive de la guerre » est par « elle-même plus forte que la forme offensive ». Carl Von Clausewitz: De la guerre

Des déclarations d’Obama en campagne électorale qu’il est utile de rappeler et qui ont le mérite d’être claires. “Israël est le plus puissant allié des EU dans la région“… Et dire que beaucoup s’illusionnent, après cela, de voir la même puissance impérialiste pouvoir moduler ses positions en fonction de l’énième massacre commis à l’encontre des palestiniens… L’axe “SissinOchet”, “NatanyaOchet”, “SaoudOchet” et “ObamOchet” n’a jamais été aussi solide qu’aujourd’hui contre la résistance gazaoui, la résistance palestinienne qui réoccupe aujourd’hui le poste de vigie de la révolution arabe.

N’en déplaisent aux “partageux” et commentateurs émotionnels qui continuent à souhaiter la “Paix des braves” entre bourreaux et victimes.

Un dernier mot à ces “posteux” qui n’arrêtent pas d’essentialiser “l’homme arabe” en prédisant que pour changer sa “mentalité”, il y aurait besoin au bas mot de plusieurs décades.

Leur condescendance est sans limite à l’égard d’une humanité arabe qui n’a jamais ménagé ses sacrifices ni à l’époque coloniale et ses millions de morts dont ceux “gazés” par les Franco et Pétain durant la guerre du Rif (1921/1927) et la formidable épopée de Abdelkrim El Khattabi, ni sous le joug des néo-coloniaux et leur barbarie organisée depuis un demi-siècle et dont le chambardement de l’hiver 2010-2011 a sonné le glas.

La “mondialisation heureuse” selon Alain Minc ou celui d’un “monde pacifié” selon George Bush ont produit leurs fruits amers. Partout la stratégie du chaos est administrée avec maestria par les “grands” de ce monde et leurs “tirailleurs” locaux qui veulent maintenir intacts leurs “intérêts”, quitte à faire imploser la planète.

Mais une résistance qui renaît de ses cendres montre qu’il est encore possible de changer la donne, que rien n’est écrit d’avance, malgré les scénarios huilés des “complotistes”.

A Gaza, personne n’aurait misé un kopeck sur ce qu’un petit ghetto (grand comme deux fois Paris intra muros) est capable d’opposer comme résistance à la machine infernale de la colonisation sioniste.

Comme l’a bien décrit un éditorialiste : si nous ne pouvons parler de “victoire”; et comment peut-on sortir victorieux d’une lutte contre cette “sainte alliance” mondiale; nous ne pouvons nous dire que nous avions été “défaits”.

C’est que malgré le rouleau compresseur de la contre-révolution à Tunis, à Tripoli, au Caire, à Gaza, en Syrie et en Irak et jusqu’au Yémen et au Maroc, nous sommes toujours debout.

Ce qui manque aujourd’hui, c’est un “simple contenant” pour que la formidable énergie accumulée “durant des décades” puisse faire actionner le levier de notre émancipation.

Appelons le comme on voudra: “parti”, “rassemblement”, “front” etc…

Plus que jamais nous avons besoin d’opposer à l’armée contre-révolutionnaire et son armada une politique unie des opprimés. Cela ne pourra jamais se réaliser sans une efficace centralisation démocratique et une solide direction qui trace ce qui relève de la tactique et ce qui ressort de la stratégie.

Que l’on pense à l’énergie de ces dizaines de milliers de manifestants, très jeunes pour la plupart, et dont c’est probablement la première apparition politique, qui ont battu le pavé une bonne dizaine de fois depuis le début des massacres de l’armée coloniale sioniste, (que d’aucuns parmi les “journaleux” continuent de nommer par son petit acronyme, “Tsahal”, Tsva Haganah lé-Israël ce qui veut dire “Force de défense d’Israël”); imaginons simplement la puissance de feu face à nos multiples adversaires, si nous étions unis au sein d’un cadre de centralisation de cette énergie…

La forme défensive de la guerre, écrit Clausewitz, est par “elle-même plus forte que la forme offensive“. Dans le cas de Gaza et plus largement de notre révolution arabe qui en est à sa presque quatrième année nous pouvons y lire un excellent présage…