Mounir Troudi est à l’affiche, le 10 août au festival international de Carthage et le 11 août au festival international de Hammamet. L’artiste sera accompagné par le grand trompettiste de jazz Erik Truffaz et un orchestre de 42 musiciens étrangers et tunisiens.

Révélé au grand public à El Hadhra de Fadhel Jaziri, il y a une vingtaine d’années, Troudi a réussi à se frayer un chemin différent, propre à lui et à ses ambitions artistiques. De ses racines bédouines et soufies, le chanteur et musicien s’est ouvert au jazz et au blues en formant, en 2000, le groupe « Nagouz ». Pour lui, l’art est une recherche intellectuelle permanente. Impossible de rester au même niveau, si on n’avance pas. « C’est dans ce sens que Nagouz, a vécu des métamorphoses et a complètement changé de visage et de dimension. Grace à plusieurs rencontres avec d’autres artistes et à ma participation dans des festivals internationaux de Jazz, j’ai gouté à d’autres sons et développé ma propre vision de la musique », confie Troudi.

Pour ses deux concerts, l’artiste est plutôt confiant.

Je ne cherche pas à faire le plein, mais plutôt à rencontrer un public de qualité,

affirme Mounir Troudi.

Concernant la scène musicale actuelle, Troudi pense que la politique de l’Etat a transformé les goûts du peuple, depuis des décennies. Selon lui, « la musique populiste qui ravage les médias et les festivals en Tunisie est le fruit d’un amalgame entre la diversité des goûts et le devoir de l’Etat à conserver la culture. »

Troudi et Truffaz ne sont pas à leur premier concert commun. Depuis leur coup de foudre au festival de Jazz à Tabarka, il y a 14 ans, les deux artistes collaborent ensemble sur des albums et dans des concerts. Après deux tournées, deux albums studio et un double album live, le musicien et le vocaliste présentent « Nagouz 2014 », un concert-rétrospective de leur création, surtout celle de Mounir Troudi qui reprendra ses vieux morceaux, tels que « Hamma », « El Assas » et « El Monguala », outre les sélections des albums de Truffaz comme « Magrouni », « Salwa » et « face à face ».

Deux concerts qui promettent des improvisations succulentes et des intéractions complices entre musiciens.