Parfois accompagnés d’adultes, le plus souvent seuls, les enfants mendiants sont de plus en plus nombreux à Kasserine. Non seulement dans la ville mais aussi dans les villages alentours. Sur la grande avenue du centre-ville, devant les cafés populaires et les fast-foods, ils sont par groupes de trois à quatre. À quelques mètres du seul et unique supermarché, ils se relayent devant la porte principale et sollicitent les clients gênés de voir l’enfance confisquée par la misère, «100 millimes pour acheter du pain ! Que Dieu vous garde ! ».