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Ce matin-là, le ciel est couvert et le parc du Belvédère est enveloppé dans la brume. Des centaines de voitures y sont stationnées. C’est un jour de semaine, il est encore trop tôt pour rencontrer des visiteurs. Les seules âmes vivantes, sont de passage. Il y a celui qui s’empresse de rejoindre son bureau ou un des nombreux cafés de l’avenue des Etats-Unis, ou celle qui passe par là, car c’est un raccourci. Tout doucement, le ciel se dégage, et les visiteurs affluent lentement. Sur un banc, tout neuf, Ahmed et Sana profitent de la tranquillité du lieu pour se retrouver. « J’étudie pas loin d’ici, alors quand j’ai un peu de temps, Ahmed me rejoint », explique la jeune fille. « On est fiancés », lance Ahmed. Comme pour faire taire toute suspicion. Il cumule des petits jobs, ici et là, mais n’est pas encore prêt pour le mariage. « De toute façon, les parents de Sana ont été clairs, pas de travail stable, pas de mariage ».