Dans l’imaginaire collectif, la télévision est pour les débats sur les questions politiques ce que le ring est pour le combat entre les boxeurs : Un terrain neutre délimité par un cadre et une intendance clairs avec un arbitre agissant en toute impartialité pour que la vérité éclate à la face du monde. Malgré de nombreuses critiques des médias, cette représentation des débats télévisés1 reste de rigueur même dans les milieux les plus progressistes et les plus éclairés.

Même pour les plus convaincus -à l’image des « Manich Msameh »- on fait mine d’accepter ces règles du jeu médiatique avec l’espoir de planter quelques banderilles dans le dos du système en mettant par-dessus tout la nécessité d’une visibilité médiatique sur les plateaux des médias dominants. Et prendre le risque de se retrouver en terre inconnue. Leyla Riahi en a eu l’amère expérience dans l’émission Attassia Massa’an du 18 Mai 20172  : Loin d’être mise en situation d’un combat avec des règles bien claires, c’est bien une escapade dans le Far West à laquelle elle a eu droit. Tous les coups étaient permis dans un environnement sans foi ni loi où le mensonge était proféré avec aplomb et la vérité trainée dans la boue, même de la part de celui qui devait « arbitrer » le débat, se retrouvant dans une situation où elle devait se défendre aussi bien des tirs à balles réelles de Mounir Ben Salha que des coups tordus de Moez Ben Gharbia.

Le duel auquel Leyla Riahi était promise s’est transformé en truel. Les cinéphiles avertis et les amateurs de Western ne vont pas s’y tromper : L’émission du 18 Mai avait tous les ingrédients de l’avant-dernière scène du film « Le Bon, la Brute et le Truand ». Dans le rôle du Bon, Leyla Riahi, porte-drapeau de « Manich Msameh » ; dans celui de la Brute, Moez Ben Gharbia, juge sournois et tueur aux doigts de fée ; enfin, dans celui du Truand, Mounir Ben Salha, avocat médiatique et aboyeur intermittent en faveur d’une clientèle déchue ou craignant de l’être. Musique !!

Le traquenard médiatique : mode d’emploi

18 minutes et 5 secondes. C’est le temps qu’a duré ce truel ; le temps nécessaire et suffisant pour mettre en branle toute la panoplie du petit manipulateur médiatique. Une analyse macro-temporelle nous informera que Leyla Riahi aura eu droit au total à 10’13’’ et Mounir Ben Salha à 7’52’’. Une grosse supériorité me diriez-vous ! Encore que ces dix minutes auraient dû servir à un exposé clair du point de vue de Manich Msamah, mais ce sera loin d’être le cas. Ce différentiel de temps imparti ressemble plus à un cadeau empoisonné.

Top départ : Trois questions coup sur coup de Moez Ben Gharbia : « N’auriez-vous pas l’impression que les politiciens ont repris le mouvement à leur compte ? », une mise en demeure de répondre à l’accusation de Khaled Chaouket d’une « instrumentalisation de jeunes marginalisés et des chômeurs par des  partis politiques » et enfin une remise en doute de la réussite de la manifestation du 13 Mai. Des questions fondamentales pour comprendre le pourquoi de la manifestation, comme on le voit ! 3’30’’ à répondre à un procès en illégitimité du mouvement. Ce sont les seuls moments de répit –relatif- qu’aura Leyla Riahi tout au long de la séquence.

Ensuite, c’est au tour de l’avocat médiatique : 6’10’’ durant lesquelles il a développé méthodiquement un argumentaire basé sur toute une série de contre-vérités, de déformations de la réalité et d’amalgames grossiers. Dans tout cela, Leyla Riahi ne bronchera qu’une seule fois tentant de l’interrompre lorsque l’énormité de la chose lui était devenue insupportable. Moez Ben Gharbia n’interviendra qu’une seule fois. Et encore, ce sera pour servir la soupe à l’avocat médiatique.

Après, vient la séquence d’anthologie : On redonne la parole à Leyla Riahi pendant 5’40’’. Ou bien on fait semblant de lui redonner la parole. Cinq minutes et quarante secondes durant lesquelles elle sera interrompue pas moins de 12 fois !! Interrompue aussi bien par les attaques de Mounir Ben Salha que par les questions intempestives de Moez Ben Gharbia. Les dites « questions » étaient loin d’éclairer le téléspectateur et coupaient toujours en plein dans le raisonnement que tentait de développer Leyla Riahi. Même lorsqu’elle a demandé à « l’animateur » d’intervenir (par deux fois) pour ne plus être coupée par Mounir Ben Salha, il acquiesce à sa demande mais en l’agrémentant d’un sourire complice à l’avocat.

Moez Ben Gharbia faisant mine de demander à Mounir Ben Salha de laisser Leyla Riahi finir son intervention (1h8’25’’)

Durant cette séquence et contre toute attente, elle a eu droit à un tunnel3 de 1’10’’. L’effet de surprise sur les présents qu’a eu l’évocation du manque de transparence concernant la gestion des ressources pétrolières a eu raison des velléités des antagonistes. Toute honte bue, le truand l’interrompra une dernière fois par la question « Vous, qui êtes vous ? » au mot d’ordre de Leyla Riahi « Nous voulons la transparence ! ». Bien entendu, couronné par un plan de coupe montrant un Moez Ben Gharbia arborant un large sourire moqueur.

Un quatrième acteur : La caméra.

Le débat précédent le deuxième tour de l’élection présidentielle française de 1981 opposant F. Mitterrand à V. Giscard d’Estaing a fait l’objet d’une négociation ardue4 au cours de laquelle l’équipe du candidat socialiste a fixé une vingtaine de conditions pour que le débat ait lieu. Parmi ces conditions, l’interdiction absolue des plans de coupe5. Dans un débat, un plan de coupe est généralement utilisé pour insérer un plan d’un protagoniste lorsque l’autre est en train de développer son discours. Ce genre de plans a été banni dans les débats précédant les deuxièmes tours des élections présidentielles françaises depuis 1981 et ils n’ont été réintroduits que cette année avec un contrôle strict et par les autorités de régulation de l’audiovisuel et par deux réalisateurs-conseillers mandatés chacun par un candidat. C’est dire l’effet du procédé !

En effet deux configurations peuvent se présenter : La première est celle où le débatteur A développe son argumentaire et un plan de coupe est effectué sur le débatteur B qui grimace, montre des signes de désapprobation ou de dédain. Par exemple, tant qu’on y est :

Situation 1 : Plan de coupe réalisé à 1h8’04’’

Tout acte de montage rajoute du sens par l’interaction des plans qui se succèdent. Ici, l’attitude de dédain du débatteur B induit un biais cognitif chez le téléspectateur l’amenant à considérer ce que dit le débatteur A comme insignifiant. C’est la position du B qui est ici favorisée.

Deuxième configuration : Le débatteur A développe un argumentaire et un plan de coupe est effectué sur le débatteur B qui montre une attitude abattue, joyeuse ou bien concentrée. Exemples :

Situation 2 : Plan de coupe réalisé à 1h6’11’’

Situation 3 : Plan de coupe réalisé à 1h6’25’’

Situation 4 : Plan de coupe réalisé à 1h2’19’’

Le plan de coupe de la situation 2 a été effectué au moment où l’avocat parlait de l’amnistie de 2011 et évoquait Abou Iyadh et « d’autres dont les mains sont tâchées de sang ». L’effet culpabilisateur est sans appel. Le plan de coupe de la situation 3 induit par le biais du sourire un affect joyeux chez le téléspectateur qui facilite l’acceptation du discours de celui qui parle.

La dernière situation mérite qu’on s’y arrête un peu plus. L’attitude de sérieux de Moez Ben Gharbia incite le téléspectateur à la concentration. Cette incitation est renforcée par le fait que le plan de coupe est fait sur le présentateur de l’émission, personnage incarnant l’impartialité et la neutralité. Pierre Bourdieu affirme qu’ « un des présupposés des présentateurs est qu’ils parlent toujours au nom de tout le monde sur les questions que tout le monde se pose »6. Ce biais cognitif évoqué est donc accentué par l’effet d’autorité induit par la personne du présentateur.

Au total7, lorsque Mounir Ben Salha avait la parole, 8 plans de coupe se sont invités dont trois pour montrer Moez Ben Gharbia accroché à sa parole, quatre pour montrer Leyla Riahi tantôt souriante tantôt triste et/ou accablée. Seul le dernier pouvait avoir un effet négatif sur Ben Salha. Par contre, lorsque Leila Riahi avait la parole, et bien qu’elle fût coupée une douzaine de fois, le réalisateur a pu insérer neuf plans de coupe, tous aussi négatifs les uns que les autres. Le réalisateur se permettait même de mettre coup sur coup deux plans de coupe successifs (à 1h09’51’’ et 1h09’55’’) sur un Mounir Ben Salha grincheux. Les plus esthètes gouteront à l’enchainement exquis de plans Leyla Riahi- Mounir Ben Salha – Plan Large – Split Screen8 à 1h8’31’’.

Outre les plans de coupe, le réalisateur s’est bien amusé avec six séquences de Split Screen. On se contentera d’en donner quelques captures et on laissera le lecteur juger par lui-même : Les images ici parleront mieux que les mots (On passera sur le montage du reportage de la couverture de la manifestation).

1ère séquence de S-S commencée à 58’40’’ 2ème séquence de S-S commencée à 59’55’’
3ème séquence de S-S commencée à 1h8’33’’ 4ème séquence de S-S commencée à 1h10’21’’
5ème séquence de S-S commencée à 1h13’26’’ 6ème séquence de S-S commencée à 1h14’37’’

Bien sûr, on pourra arguer que le réalisateur n’a fait que son boulot : Donner l’image la plus exhaustive possible du débat. On nous permettra alors de nous interroger devant l’étonnante activité qui l’a pris lors de la prise de parole de Leyla Riahi et du dynamisme des enchainements alors que durant les 6’10’’ de la prise de parole de l’avocat, les effets ont été plutôt rares -Pour permettre une meilleure concentration du téléspectateur, peut-être ?-. Rendons à César ce qui appartient à César : C’était de bon boulot !!

Tableau !

Abattre la brute ou chasser le truand ? Transformer le truel en duel !

Dans cette configuration triangulaire, on pourra encore dix ans pousser des cris de vierge effarouchée sur les mensonges, la mauvaise foi de nos adversaires ou des amalgames qu’ils font. On pourra pendant une autre dizaine d’années essayer d’analyser leur discours et démontrer que ce n’est que l’expression des éléments les plus rétrogrades composant la culture dominante (Patriarcat, diabolisation de l’action politique) ou les angoisses ancrées dans l’imaginaire collectif des dites « classes moyennes » (la peur du barbu, le spectre du chaos économique qui serait occasionné par les grèves et les sit-in). Encore que, sous les tirs à balles réelles, apparaissent plusieurs éclats de vérité : Oui, cette bataille est au fondement même de l’action politique ; oui, c’est une lutte pour contester le pouvoir, celui des mafieux et de leurs marionnettes politiciennes !

Mais saura-t-on un jour, sous ces conditions, imposer ou même exposer calmement nos points de vue ? Car c’est de cela dont il s’agit : La visibilité médiatique. Manich Msamah ou les autres représentants des mouvements sociaux ne sont pas nés de la dernière pluie, ils savent qu’ils vont au casse-pipe quand ils se présentent sur le plateau des émissions à forts taux d’audience. La ligne éditoriale des chaines les plus regardées est en faveur de cette loi et n’ont rien contre une amnistie générale des bandits en col blanc. Mais nous y allons. Résignés, mais nous y allons. Nous préparons les fiches, les grands axes. Nous préparons même quelques bons mots pour ridiculiser l’adversaire ou semer le doute dans l’esprit de ses soutiens. Mais rien n’y fera ! Leyla Riahi, sur le plateau d’Attassia Massa’an, n’a pas été la première, ni sera la dernière représentante des forces progressistes hors-du-cadre à subir un tel traitement et qui a vu donc sa parole méthodique submergée par un torrent de boue.

Aller à ce genre d’émissions, c’est mettre son image à la merci du cadre télévisé. Le cadre de la télévision n’est pas seulement fait pour délimiter l’image proposée, il constitue aussi un cadre pour nos schémas de représentation de la lutte politique. Suivant ces schémas, imposer nos idées passera inévitablement par leur mise à l’épreuve dans une arène dans laquelle on se bat argument contre argument ; les spectateurs finiront toujours par être convaincus par nos idées et vont adhérer à notre vision du monde ! Nos présupposés de la lutte intellectuelle sont ainsi emprunts de mysticisme ; nous sommes habités par la foi religieuse que le Bon finira toujours par triompher du Truand. Parce que dieu l’y aidera, probablement !

Je n’irai pas jusqu’à dire que nous nous battons contre des moulins à vent, mais disons que pourchasser le Truand ne mènera à rien. Comme ce débat en est un exemple illustratif, le truand ne fait qu’exprimer l’inconscient de l’ordre établi. Il n’aime pas le jeune, n’aime pas le politique, n’aime pas les ONG car « soutenues de l’étranger », n’aime pas les manifestations qui ne rameutent que des mercenaires, des Recoba et des simples d’esprits manipulés par des « parties » occultes, n’aime pas les grèves de l’UGTT qui met les bâtons dans les roues du gouvernement etc. Mais, avec le temps, Tuco9 s’use et s’épuise : Toujours à se répéter et répéter les mêmes mimiques, à montrer du doigt celui-ci ou celle-là… Le public se lasse… Et on en trouvera vite un autre. Tuco ne vaudra jamais plus de 3000$ et on devra chercher un nouvel aboyeur à jeter en pâture aux téléspectateurs toujours avides de nouveautés. On prendra l’argent, on lui laissera la corde et on abandonnera Tuco dans le désert !

Faut-il pour autant abandonner tout affrontement à propos des causes que nous défendons ? Bien entendu10, la réponse est non ! Il faut juste ne pas tomber dans le traquenard… Ou disons-le autrement, ne pas tomber dans le cadre. Dans ses deux acceptations : Le cadre de la télévision d’abord. Espérer que le plateau de débat d’une chaine dont la ligne éditoriale nous est hostile puisse être le terrain neutre sur lequel on pourra affronter l’adversaire direct est une naïveté sans bornes. C’est le Far West absolu : Tous les éléments en présence peuvent se retourner contre nous : L’animateur, le réalisateur, le public ou même le siège le cas échéant !

Le cadre intellectuel, ensuite. Celui dans lequel prédomine la croyance que le simple exposé de nos arguments suffira à mettre en valeur notre point de vue sans travailler au préalable -ou en même temps, pourquoi pas ?- à créer les conditions objectives de la bonne réception de ces arguments par notre public cible11. Dans une société patriarcale et conservatrice, un amalgame confondant « jeunes manifestant dans la rue » et « p’tits cons qui ne font pas leurs devoirs » ou confondant « droit syndical » et « vandalisme » aura plus d’écho dans l’imaginaire collectif que l’exigence de transparence réclamée par Leyla Riahi ou d’autres. Lorsque Pablo Iglesias, leader de Podemos, affirme que « Le fait qu’on perde, à chaque fois, implique une seule chose : que le “sens commun” des gens est différent de ce que nous pensons être juste. Mais ça n’est pas nouveau. Les révolutionnaires l’ont toujours su. La clé est de réussir à faire aller le “sens commun” vers le changement ». C’est justement que la bataille doit aussi être menée sur un autre front : le front du sens commun. C’est-à-dire l’ensemble des prénotions et des évidences immédiates que les gens acquièrent à travers leur expérience du monde social. Cette lutte doit se faire aussi bien pour « élever le niveau de conscience général », mais aussi au sein même des mouvements progressistes qui doivent eux-mêmes faire un grand travail d’introspection intellectuelle et avoir une approche plus scientifique de leur propre expérience dans le champ des luttes médiatiques, politiques et sociales.

Délégitimer le cadre du débat télévisé à produire un discours de vérité

Mais que faire donc pour avoir de la visibilité ? Pour cela, posons-nous déjà une question : Qu’est-ce qui amène une chaine ayant un bon audimat à inviter des représentants de Manich Msamah alors qu’ils pouvaient se contenter d’un Ammar Amroussia12 ou tout autre représentant de l’opposition politique instituée (Le Frot Populaire ou Attayar) ? On l’aura compris, c’est parce que Manich Msamah est arrivé à s’imposer comme un véritable acteur politique et comme un interlocuteur crédible. Ce n’est pas l’exigence d’une information objective de la part de la chaine qui a imposé la présence de Manich Msameh sur les plateaux télé mais c’est parce qu’ils se sont imposés comme un acteur ayant déjà une présence sur le terrain qu’on ne peut plus occulter. La visibilité, Manich Msamah l’a déjà acquise ; les inviter a donc une seule fonction : Les ramener dans le cadre !

La lutte en faveur des idées progressistes est une éternelle transgression du cadre ; en particulier, le cadre télévisuel. C’est la Brute qui est à abattre. La personne de Moez Ben Gharbia n’est pas vraiment concernée car, en dernière analyse, comme Tuco, c’est un Truand parmi d’autres et les truands ont la belle faculté qu’ils sont interchangeables et se mettent sans problème au service de l’ordre dominant du moment. C’est bien le système médiatique qui a réussi à se mettre en place après la révolution dont il s’agit. C’est un système où les débats télévisés constituent la messe dite à jour et heure fixes pour proclamer la vérité politique. Et c’est là où nous rentrons volontairement dans le cadre ! Accepter d’aller vers ces débats, c’est se résigner à ce que, malgré toutes les conditions défavorables qui les entourent, notre présence sera profitable et le discours qui y sera produit aura un meilleur effet sur l’auditoire que par d’autres médias. Dit autrement, le débat télévisé est une institution qui possède la légitimité de produire un discours de vérité.

Refuser un débat télévisé sous les conditions bengharbiennes, c’est nier la légitimité de l’institution du débat télévisé. Qu’est-ce qu’un débat sur Manich Msamah où il n’y a pas des Manich Msamah !? Illégitime ! Tout mouvement populaire qui est invité à cette messe doit avoir conscience que ce n’est pas par la simple bonté de Ben Gharbia qu’il sera présent, mais bien parce que le rapport de forces social l’a imposé à être un interlocuteur-débatteur incontournable du débat bengharbien. Accepter sans conditions est une capitulation devant l’ennemi. Car oui, si le Truand est un adversaire, le système médiatique est la Brute qui permet la subsistance et la reproduction des truands. Le débat télévisé des grosses chaines est l’institution qui produit et reproduit le discours qui sert à perpétuer l’ordre dominant ; comme le soutient Frédéric Lordon :

Lorsqu’une institution entre en crise, c’est qu’elle a rencontré, comme y est exposé chaque chose, une chose plus puissante qu’elle et qui l’a détruite. Cette chose, ce peut être une partie d’elle-même qui ne se reconnait plus sous son rapport caractéristique et fait maintenant sécession.

Nous savons ce qu’il nous reste à faire !

Notes

  1. Dans une émission d’ « Arrêt sur images » du 23 Janvier 1996, Pierre Bourdieu parle de la représentation des débats télévisés comme étant des combats de catch « On a l’image du débat qui est en fait la forme soft de l’image du catch, l’ange blanc et le bourreau de Béthune ; on a une bonne émission de télé et, s’il n’y a pas débat, il n’y a pas démocratie. ». Lien de l’émission.
  2. Lien de la deuxième partie de l’émission dans laquelle est apparue Leyla Riahi (L’extrait objet de l’article se situe entre l’instant 57’00’’ et 1h15’05’’).
  3. Séquence sans interruption.
  4. Voir par exemple : 5 mai 81: Moati dans les coulisses du débat Giscard/Mitterrand.
  5. « Le plan de coupe est un plan bref inséré entre deux autres plans pour assurer la liaison, la continuité visuelle ou narrative. » Marie-Thérèse Journot, Le vocabulaire du cinéma, Editions Armand Collin.
  6. Op. Cit.
  7. N’ont, bien sûr, pas été comptabilisés les champ/contrechamp durant lesquels les deux dialoguaient ou parlaient en même temps.
  8. Technique consistant à diviser l’écran en deux ou plusieurs parties.
  9. Surnom du truand dans « Le bon, la brute et le truand ».
  10. Un « bien entendu » qui mérite questionnement et développement, mais ce n’est pas l’objet de ces lignes.
  11. Pardonnez la dérive langagière.
  12. Personnage tout à fait sincère et respectable, allié de tous les instants. Mais piégé, de par son statut, dans le cadre de la pratique « démocratique » instituée.