Certains médias se sont fait une spécialité de nous abreuver d’un certain type d’articles qui m’agacent profondément. Il y est question de Tunisiens ou de binationaux, généralement nés, formés et résidant en France, en Amérique ou ailleurs dans le monde occidental, qui ont brillamment « réussi ». Tel a été élu député ou conseiller d’un président, tel autre a été promu à un poste de responsabilité censé être prestigieux dans une institution internationale, tel autre encore, « multidiplômé », est un génie de l’informatique et travaille pour une des plus grandes entreprises du monde. On nous raconte aussi le formidable parcours d’un homme ou d’une femme d’affaires d’origine tunisienne qui brasse des millions de dollars, d’une top-model à peine nubile qui a fait la couverture de « Vogue », d’une ou d’un autre Tunisien, rattaché à un laboratoire norvégien, qui a fait des découvertes scientifiques fabuleuses ou qui, en tant qu’animateur sur une chaîne de télévision française, fait exploser l’audimat aux heures de grandes écoutes.