Je ne suis pas psychologue. Mais je ne vois pas pourquoi quand l’envie m’en prend et qu’il fait 46° à l’ombre, je ne pourrais pas m’essayer à la psychologie politique ou géopolitique ou même géostratégique. Dans le cadre des programmes de recherche sur la « déradicalisation », on fait appel à des psychologues. Des spécialistes d’autres disciplines (des sociologues, des politologues, des philosophes, etc.) s’autorisent également et sans le moindre scrupule à puiser dans le répertoire psychologique pour expliquer que des milliers de jeunes sont impatients d’aller se faire sauter pour Daech. Je ne vois donc pas pourquoi, moi, simple citoyen, normalement constitué, je n’aurais pas le droit d’analyser le comportement d’un technocrate libéral et, qui plus est, premier ministre, à l’aide de ces mêmes catégories. En vérité, je ne saurais pas vraiment le faire. Je suis cependant doué d’un certain sens de l’observation dont je vous laisse juges.