Mon   simple  regard sur « Le Cauchemar du Bathyscaphe » pour chercher à percevoir le fond de l’œuvre n’était pas couronné de succès. Il aurait fallu sans doute plonger dans les eaux profondes, dans l’abysse, pour espérer récupérer un indice, un signe ou  quelque chose de signifiant qui pourrait aider à dissiper le  voile cauchemardesque qui altère toute la réalité de l’histoire. Après une longe lecture, je n’étais pas au bout de mes peines. Mais au lieu de me reprocher ces moments de déception, je me suis contenté d’une piètre consolation, celle de me satisfaire d’une belle histoire rocambolesque merveilleusement contée pour aider le lecteur à tuer le temps et l’ennui. C’était mon histoire avec le premier roman de la trilogie. On dira que c’est un bel giallo pour les fans d’aventures, d’action et de suspense.

Et voilà, comme prévu, le deuxième tome de la trilogie qui arrive ; « Du vortex à l’abysse ».  Il n’est pas différent du premier. On sent même l’auteur se répéter. La même entrée en matière par l’explosion, les scènes  de violence, de terreur et d’extraordinaires péripéties. Du moment que le regard n’eut pas été suffisant pour espérer  découvrir quelque chose dans les eaux profondes de l’abysse, il importe maintenant de changer de méthode et mettre en œuvre d’autres moyens pour explorer les fonds mystérieux de l’œuvre. Mais l’auteure plus alerte, continue à entretenir le mystère, en tissant autour de l’histoire, avec l’habilité d’une araignée, une toile gigantesque, comparable à un filet. Un filet ? On n’est pas sûr que ce soit pour le sauvetage d’un lecteur téméraire.

Changer de méthode dans l’analyse  de l’œuvre pourrait payer. Car suivre le narrateur dans sa course effrénée, dans un milieu qu’il maitrise à fond n’augure rien de bon. On risque l’asphyxie à coup sûr. Pour cette raison, on va opter pour l’œil panoptique. C’est dans ce domaine qu’il faut espérer  un meilleur résultat. Du haut de la structure, du panoptique, il y a plus de chance de surveiller et contrôler le jeu de l’auteur. Le terme Panoptique, a été évoqué à maintes reprises aussi bien dans le Bathyscape que dans le Vortex. A mon avis, ce n’est pas gratuit. En effet, dans les deux tomes, on oublie de parler d’un personnage dominant ; l’Organisation. Elle anime toute l’histoire. C’est même l’acteur principal qui agit sur Sarah et Jade. Cette organisation mystérieuse, une nébuleuse qui connait tout et qui contrôle tout. Cette Organisation qui agit avec l’œil  panoptique comparable au jeu du  Big Brother.

« C’est terminé. C’est fini, maintenant. C’était juste un très long cauchemar. On n’arrivera plus jamais…. ». Moi aussi ! En attendant l’ultime volume de la trilogie pour voir ce dont Agathe, l’éventuelle héroïne sera en mesure de faire dans l’imagination de Khaoula.