Une fois n’est pas coutume, voici un film qui ne se regarde pas trop le nombril. Et qui mérite donc d’être pris au sérieux. Nejib Belkadhi ne semble avoir qu’un souhait dans Regarde-moi : s’assurer de recentrer un regard autre, en nouant serré l’histoire d’un père à son enfant autiste. Et, d’une caméra pudique, prendre ses distances avec les attendus du drame familial. Ce film qui a du cœur, sait éviter la tarte à la crème d’un cinéma de compassion. L’injonction du titre est-elle pour autant infaillible ?