« C’est la drogue de la mort lente », rumine Lotfi. Apparue en Tunisie au début des années 2000, le Subutex est un médicament supposé être prescrit sur ordonnance pour traiter la dépendance aux opiacés, principalement l’héroïne. Faisant l’objet de trafic et d’un usage détourné, il a rejoint la catégorie des drogues. Vendu sous forme de comprimés, normalement pris par voie sublinguale, les consommateurs l’écrasent pour le sniffer ou le diluer dans l’eau pour une injection intraveineuse. Ses effets deviennent ainsi comparables à ceux de l’héroïne. Selon les différents témoignages à Hay Hlel, le prix d’un comprimé est d’environ 30 dinars et la plupart du trafic de cette substance se passe dans le quartier de Mellassine.