Thameur Mekki

Thameur Mekki

Rédacteur en chef de Nawaat depuis juin 2017, il y publiait des critiques de la télévision et des chroniques musicales ainsi qu’autres reportages et enquêtes dès février 2015. Exerçant depuis 2007, il a collaboré, en tant que journaliste indépendant, avec divers médias internationaux francophones après avoir écrit et produit pour la presse écrite, la radio et la télévision en Tunisie.

02 Apr 2015

Tout va bien. Il faut que tout le monde rentre dans le rang. Gare aux opposants qui refusent de l’intégrer. Ils seront exclus, voués à sombrer dans le blackout. Idem pour les bourdes présidentielles. Elles ne comptent pas. L’information non plus. Il faut faire sensation, influencer la perception des événements et des enjeux quitte même à tourner le dos à des faits. C’est la définition même de la propagande. Le journal télévisé de 20h d’El Watania 1 y adhère pleinement dans son édition du dimanche 29 mars.

20 Mar 2015

Largement accusée de partialité par le camp séculier et par de nombreux politologues et analystes médias, Al Jazeera leur a donné encore une fois raison avec « Au-delà de l’information », une émission quotidienne de débat politique. Retransmise sur la chaîne qatarie à partir de 19h30 (Heure de Tunis), elle s’est donnée pour mission de traiter à chaud l’attaque du Musée du Bardo tout en privilégiant doublement le leader islamiste Rached Ghannouchi.

13 Mar 2015

Apparu vers la fin des années 80, le métier de chauffeur de salle consiste à coacher le public présent lors d’une émission TV, à orienter ses émotions afin de créer une ambiance quelconque. Basé sur une certaine compétence en cette forme de communication non-verbale, ce métier existe en Tunisie depuis une décennie ou presque. Sur El Hiwar Ettounsi Tv, les chauffeurs de salle ont tellement gagné en puissance qu’ils influencent désormais les messages véhiculés par les émissions. Des moments où le non-dit prend le pouvoir.

06 Mar 2015

Quand une émission tv se fait appeler « Sawt Al Charaa », c’est qu’elle s’engage à transmettre à son audimat « la voix de la rue » (traduction littérale, ndlr), à savoir celle des citoyens par opposition à celle des orateurs ayant fréquemment accès aux tribunes publiques. Or, ce n’est pas le cas de l’émission éponyme diffusée, mardi soir, sur Al Mutawassit Tv. Il s’agit plutôt d’une interview d’une flagrante partialité.

26 Feb 2015

« Nous partons vers le passé, un passé contenant une partie importante de l’histoire de ce pays », c’est ce qu’a promis Samir El Wafi à son audimat au début du dernier numéro de « Liman Yajroô faqat », diffusé dimanche soir à partir de 21h et jusqu’à 23h30 sur El Hiwar Ettounsi Tv. Son invité Seif Trabelsi n’est autre que le neveu de Leila Ben Ali et le frère d’Imed Trabelsi. Embarqué par le storytelling du supposé interviewé, l’animateur s’est égaré de l’objectif annoncé et il n‘a pas tenu sa promesse. Il s’est limité à ponctuer le discours de son interlocuteur par des commentaires frivoles. Pire : son émission a servi d’une tribune pour le relooking des Trabelsi, une occasion pour un rebranding d’une famille mafieuse.