D’un film à l’autre, le cinéma de Raja Amari livre aux rets du désir la vie trouble du féminin. Entre une liberté qui se prend en écharpe dès Satin rouge (2002), et l’angoisse d’un huis-clos dans Secrets (2009), son troisième long métrage semble chercher autre chose qu’un compromis. Que nous raconte Corps étranger ? Comme souvent chez Raja Amari, le drame est femme. Mais pour se mettre à la page, c’est l’immigration et l’extrémisme religieux qui s’imposent ici en toile de fond.