«  Le gouvernement a décidé de céder la part de l’Etat dans la société Carthage Cement  », avait déclaré Lamia Zribi, ministre des Finances, lundi 27 février à l’issue d’une audition au sein de la Commission de la réforme administrative, de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption et du contrôle de gestion des deniers publics de l’ARP. Selon la ministre, cette décision a été motivée par les «  problèmes financiers  » de Carthage Cement qui se trouve dans «  l’incapacité de respecter ses engagements envers les banques  », avant de préciser que «  l’Etat ne pouvait plus se permettre de se maintenir dans des secteurs compétitifs  ».

Ce que la ministre omet de dire, c’est que cette décision a été accélérée par le blocage de la deuxième tranche du prêt de 2,8 Milliards de dollars accordé par le FMI. Celui-ci a été compromis après la visite du Chef de Mission du FMI, Björn Rother, en Tunisie. D’après l’accord signé en Mai 2016, le gouvernement tunisiens s’est engagé à entamer des reformes structurelles urgentes afin de « protéger les finances publiques », notamment par la vente des biens confisqués.