Elles représentent déjà près de 60% des étudiants de l’enseignement supérieur. Elles occupent à 40% l’ensemble des postes des professeurs d’université. Sans elles, plus des 2/3 de nos pharmacies fermeraient. Près du tiers de la magistrature tunisienne se conjugue au féminin. Presque autant d’avocates plaidant devant nos magistrates. Elles sont partout et dans tous les corps de métiers… Leur dernière conquête est incarnée par l’ANC où elles siègent à 27,57%.

Le changement du 14 janvier, elles en furent les héroïnes. La Constitution tunisienne fut également rédigée sous leurs pressions. Souvent, elles étaient plus nombreuses dans la rue pour réclamer le respect des garanties fondamentales de tous les Tunisiens et non pas, uniquement, celles des femmes.

La société civile, elles en sont sa véritable colonne vertébrale. Et il n’est pas exagéré d’affirmer que, sans elles, il n’y aurait pas de société civile tunisienne.

Pourtant, tout n’est pas si rose. Et nous détestons ces comparaisons, lesquelles parfois apprécient la situation de la femme tunisienne au regard du pire. Car, comparée aux situations des femmes les plus enviables dans d’autres parties du monde, celle de la Tunisienne a encore du chemin à faire.

Et par ce chemin, passera aussi la conquête de la présidence de la République. Le sens de l’Histoire fait que la question ne se pose même pas, à savoir si cela arrivera un jour ? La vraie question, c’est de savoir quand cela arrivera-t-il ?

Cela dit, voici les appréciations de quelques Tunisiennes et Tunisiens relatives à la perspective d’avoir une femme présidente de la République tunisienne.

Bonne fête Mesdames et Rendez-vous à Carthage… le moment venu !

La Rédaction, pour le 13 août 2014, fête de la Femme.