Retour sur le calvaire vécu par les Tunisiens à la veille de l’Aïd al-Adha. Une tournée à travers quelques points de vente de moutons, soi-disant réglementés par l’Etat, montre l’immense fossé qui sépare les discours officiels de la réalité amère.
Retour sur le calvaire vécu par les Tunisiens à la veille de l’Aïd al-Adha. Une tournée à travers quelques points de vente de moutons, soi-disant réglementés par l’Etat, montre l’immense fossé qui sépare les discours officiels de la réalité amère.
مع اقتراب موعد عيد الأضحى وأمام الانفلات الجنوني لأسعار الغنم، تتحول أسواق المواشي في تونس إلى مرآة تعكس هشاشة السياسات الفلاحية والاقتصادية الاجتماعية. فالقدرة الشرائية لفئات واسعة من العائلات التونسية حوّلت أكباش العيد إلى سراب مستحيل المنال، فبين الوازع الديني الروحي ووازع الالتزام بالعادات والمحركات الاجتماعية، يكاد البعد الاحتفالي يختفي ليعوّضه شعور بالغبن والعجز مع حسرة على الأيام الخوالي وأجواء العيد في الماضي القريب قبل البعيد.
En Tunisie, le débat sur le divorce et la pension alimentaire nourrit de plus en plus de tensions dans l’espace public. Certains discours dénoncent un système perçu comme déséquilibré au détriment des hommes, notamment en matière d’obligations financières et de décisions judiciaires. Pourtant, derrière ces perceptions souvent polarisées se cache une réalité juridique et sociale bien plus complexe.
Conceived as a model to help society’s most vulnerable groups—including women, Tunisia’s law on social and solidarity economy has, in fact, had the opposite effect.
Le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, on aime rappeler en Tunisie que les femmes ont des droits, que le pays a été pionnier dans la région, que l’égalité est inscrite dans les lois. Mais derrière les discours officiels, il existe une autre réalité, beaucoup moins reluisante.
Près de 200 000 Tunisiens vivent dans le Golfe, souvent des professionnels qualifiés. Entre tensions régionales et routines quotidiennes, ils apprennent à concilier vigilance et vie normale, au cœur d’une région en crise.
Conçue au départ pour venir en aide aux groupes les plus vulnérables, dont les femmes, la loi sur l’économie dite solidaire et sociale a, au contraire, aggravé leur cas. Explication.
رغم محوريته في عملية الإنتاج، يبقى العمل النسائي غير المرئي وغير المنظم خارج الدائرة الضيقة للاقتصاد الرسمي للبلاد وخارج احصائياتها، سجين التسلسل الهرمي العائلي ومسارات الاقتصاد الموازي الهش. فعلى تعدد العناوين الرنانة للتجارب الاقتصادية التي فرضتها السلطة من التعاضد وصولا الى الشركات الاهلية، كان الفشل مصيرها باعتبارها واجهات سياسية أهملت خصوصية النساء وشوّهت جوهر الاقتصاد التضامني.
En Tunisie, la sexualité reste un non-dit. Les jeunes fuient le silence familial et se tournent vers Internet et les réseaux sociaux, tandis que les mères réclament un dialogue et soutiennent l’introduction de l’éducation sexuelle à l’école. Le fossé entre traditions patriarcales et l’urgence de la prévention questionne l’évolution de la société tunisienne.
من فشل إلى آخر، تواصل كرة تونس منهجها في تقديم أكباش فداء للاستهلاك الإعلامي بعد كل خيبة لتحصين المسؤولين من المحاسبة. سياسة تُتبع في الرياضة كما تتبع في جميع المجالات وعلى رأسها إدارة الدولة، حيث يسود الخطاب الشعبوي التآمري لتبرير الفشل في تسيير الدولة، مع تحويل البرامج الرياضية إلى ما يشبه خصومات المقاهي لأسباب تافهة تلهي التونسيين عن قضاياهم.
L’affaire Abdelkader Dhibi remet en lumière une immigration tunisienne en pleine explosion, dépassant désormais les flux marocains et algériens. Entre pressions migratoires et tensions politiques, cette affaire relance un débat plus large sur l’intégration et la place des Tunisiens en France.
”الباندي“، ”الزوفري“، ”الباربو“، مصطلحات نتداولها للإحالة على قوة وجبروت الشخص، دون أن نتساءل ما المقصود بالباندي والحاضنة التاريخية والمكانية التي شكلته، المرتبطة بمفهوم ”أنماط الرجولة“. في هذا المقال قراءة تحليلية للصورة التي رسمها الكاتب هيكل الحزقي للباندي التونسي في كتابه أجواد وأوغاد.
Hamida, now 63, spent years unable to name what she endured—rape perpetrated by her own husband. Her experience, unfortunately far from rare, highlights the deep-seated taboo around marital sexual violence in Tunisia, where cultural, religious, and legal norms continue to enforce the silent suffering of countless women.
Hamida a 63 ans. Pendant des années, elle a subi sans oser nommer ce qui lui arrivait : un viol commis par son propre mari. Son histoire, loin d’être isolée, révèle l’immense tabou qui entoure la violence sexuelle conjugale en Tunisie, où la culture, la religion et le droit perpétuent le silence et la souffrance des femmes.
Alors que les autorités annoncent une intensification des contrôles routiers pour lutter contre la conduite sous l’emprise de l’alcool, la mise en scène de ces mesures soulève de nombreuses interrogations. Derrière les discours sécuritaires, se profilent des failles juridiques, un flou sur les procédures, et une inquiétante tentation de surveillance généralisée.
The combat waged by Ultras groups in stadiums has infused social movements with a new dynamic. By challenging the government’s policies from up in the stands but also expanding their mobilization beyond, these groups have come to stand at the forefront of the struggle for civil liberties.
Des voix s’élèvent pour dénoncer une percée chiite, facilitée par le pouvoir en place en Tunisie. D’autres rappellent que le chiisme est enraciné dans l’histoire du pays. Entre soupçons de prosélytisme iranien, héritage fatimide, et attachement culturel à Ahl al-Bayt, se profile une réalité complexe.
Le combat que mènent les groupes ultras dans les stades impulse une nouvelle dynamique aux mouvements sociaux. En narguant « sportivement » les autorités et en étendant leur mobilisation, ils sont aujourd’hui à la pointe de la lutte pour les libertés publiques.