La voie prévue doit scinder en deux parties la forêt en question et le parc Farhat Hached. Une poignée de militants associatifs et d’habitants se sont réunis le 25 février dernier à l’entrée du parc pour protester contre ce projet. L’initiative met en évidence la priorité accordée par le gouvernement à la circulation automobile aux dépens de l’environnement et des espaces de loisirs. Par ailleurs, elle illustre le flou entourant les décisions prises par l’Exécutif.

Malgré le refus du ministère de l’Environnement!

Contacté par Nawaat, Habib Ben Moussa, chargé de mission auprès du ministre des Affaires locales et de l’environnement nous a assuré que l’Agence Nationale pour la Protection de l’Environnement (ANPE) a bien effectué une étude d’impact sur le projet courant 2017 et que les résultats de celle-ci étaient négatifs. La commission-mixte présidée par l’ANPE qui était chargée de statuer sur le projet a donc signifié son refus au ministère de l’Equipement, demandant une modification du tracé afin qu’il ne traverse pas la forêt de Radès. L’avis de l’ANPE sur tout projet de construction (routière, industrielle) est requis et n’a rien de consultatif : tout refus de sa part empêche l’émission d’un permis de construire.