Dans une rue déserte de l’Aouina, quartier où les subsahariens sont nombreux, la maison d’Angèle ne se distingue en rien des autres. Il n’y a que la porte ouverte de la maison qui indique que le lieu est plus qu’une habitation. Sa petite villa ouvre ses portes tous les soirs aux Camerounais et Ivoiriens qui souhaitent manger « comme à la maison », mais aussi discuter avec des amis dans un cadre accueillant et chaleureux. L’absence de restaurants subsahariens est en effet compensée par les « gnanda », appelé plus communément maquis, soit des restaurants clandestins chez des particuliers. C’est là que se réunissent étudiants, travailleurs voire même parfois diplomates pour des soirées chez des particuliers, où l’on peut manger comme au pays, moyennant finance.