Action de contestation dans un lycée de la ville de Médenine

C’était la semaine dernière, alors que le bras de fer entre le syndicat des enseignants et le gouvernement était à son comble. Nous avons rendez-vous dans un café. Mais nous aurions pu faire l’interview sur un des nombreux réseaux sociaux qu’utilise Radhwen Hajlaoui, un des fers de lance du mouvement des lycéens qui se sont mobilisés ces dernières semaines. C’est ainsi que les 150 représentants des différents lycées du pays s’organisent entre eux. Pas de réunions interminables dans des cafés ou des conversations téléphoniques sans fin. « Tout se fait sur Messenger. On échange, on discute, et au final, pour prendre une décision, on fait un sondage », explique Radhwen, fier d’un mouvement qui soit à l’image de la nouvelle génération : « on fonctionne de façon démocratique et avec les outils de communication de notre époque ».