Bien de surprises notées (voir plus loin), dans une région marquée par la rareté des pluies et ses sécheresses prolongées. La céréaliculture en sec constitue pour les paysans une pure perte et les dernières pluies abondantes n’ont fait qu’améliorer un peu le paysage des champs labourés tardivement où les semences n’ont pas germé à cause du manque d’eau. Les rendements demeurent cependant faibles pour ceux, plus chanceux, qui ont semé plus tôt que les autres.

Les terrains nus ont vu pousser et fleurir leur couvert végétal qui peinait à pousser, et des espèces soumises à une grande pression de la part du bétail pourraient monter en graines et se maintenir sans risque pour les années à venir. Bien de surprises en terme de diversité floristique ou paysagère si on observe attentivement le couvert végétal. Les espèces occupant les étendues d’eau temporaires repoussent comme par enchantement et des raretés tapissent ces espaces en peu de temps, jaillissant de l’eau et repoussant de leurs organes de résistance demeurés dans le sol. Des espèces peu communes arrivent à fleurir parce qu’elles sont entourées d’eau et que le bétail ne peut pas les atteindre là où elles sont (photo 1).