Territoire Marginal : Immersion dans la ceinture pauvre de Tunis

A peine 3 kilomètres séparent Djebel Jelloud du centre de la capitale. Il s’agit de l’une des plus anciennes zones industrielles, avec une histoire qui remonte aux années 1940. Son emplacement stratégique en a fait une zone attractive pour la main-d’œuvre tunisienne. Mais de nos jours, c’est plutôt le marasme économique et le chômage, ainsi que le spectre de la drogue qui s’étendent sur le quartier.

Le quartier de Hay Hlel est situé à moins de 4 kms du centre de Tunis, à un jet de pierres du Parlement, et du siège du gouvernement. Il ne comprend pourtant aucun poste de police ni aucun point sécuritaire permanent depuis décembre 2010. Les habitants de la zone survivent tant bien que mal en l’absence criante de l’Etat.

A Sidi Hassine, à 13 kms du centre de Tunis, des citoyens démunis cherchent à gagner leurs vies à la marge, au bord de la Sebkha de Sijoumi, cette lagune salée riche en biodiversité et dévastée par la pollution. Une zone laissée à l’abandon où les services publics assurent de moins en moins leurs fonctions.

Djebel Jelloud, Sidi Hassine, Hay Hlel, trois quartiers à la périphérie de Tunis où la vie se poursuit en marge des circuits officiels. Voici donc une plongée au cœur de la marginalité.

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