Alors que les campagnes de haine et de dénigrement se déchainent contre les migrants subsahariens, éclaboussant des activistes de la société civile condamnés à tours de bras à des peines de prison, ce 19eme numéro de Nawaat Magazine entend mettre en lumière différentes composantes de la Tunisie plurielle.

Notre reportage sur le village de Zriba Olia, dont l’histoire remonte au XVIeme siècle, témoigne de la marginalisation de l’amazighité du pays.

Actualité oblige, ce numéro se penchera également sur l’avancée du chiisme, qui trouve en Tunisie, le berceau du califat Fatimide, un terreau plutôt fertile.

Notre article sur le cimetière de Borgel, la dernière demeure de grands noms de la chanson tunisienne, comme Habiba Msika et Cheikh El Afrit, met en exergue l’abandon de pans entier de notre mémoire.

Nawaat Magazine revient aussi sur la lutte des Tunisiens Noirs contre les discriminations. L’invitée de ce numéro, Maha Abdelhamid, ouvre un dossier que d’aucuns croyaient définitivement oublié, tels celui de l’activiste noir Slim Marzoug, enfermé pendant plus de trente années dans un hôpital psychiatrique.

Ce 19eme opus donne également un coup de projecteur sur nos relations avec l’Italie, dont les ressortissants ont constitué la principale minorité européenne dans la Tunisie du 19eme siècle et de la première moitié du 20eme, marquant profondément la culture de notre pays.

Notre rubrique Global est consacrée à la question Druze et aux tentatives sionistes de manipuler les minorités au Proche-Orient.

En somme, dans un contexte marqué par un populisme qui tend à étouffer les minorités, en oblitérant les différentes facettes de notre identité, cet opus de Nawaat Magazine est un hommage à la singularité d’une Tunisie, tissée et métissée dans la pluralité.