Leila Trabelsi épouse Ben Ali

Le ministre du Transport Abderrahim Zouari avait signé à Paris les premiers contrats relatifs à l’acquisition de 20 rames pour le fameux Réseau Ferroviaire Rapide (RFR), avec l’entreprise chinoise China South Railways (CSR) et annoncé par la même occasion le démarrage imminent des travaux, qui signifie normalement le commencement des travaux de génie civil. Non seulement le démarrage des travaux, annoncé depuis le mois d’août, n’a pas eu lieu jusqu’à ce jour, mais ce que le ministre a omis d’annoncer est le montant de l’enveloppe qu’il s’est partagé avec son associé Belgacem Khachnaoui. A. Zouari a exigé 2 millions de dollar à lui seul (de la commission globale fixée à 5 millions de dollar) et a eu gain de cause.

Mais qui est ce khachnaoui? Celui qui vient de propulser son propre frère au poste de secrétaire général du Comité de coordination de Kasserine, n’est autre que l’amant de Jalila Trabelsi la sœur aînée de Leila.

Mariée officiellement à Haj Mahjoub, un ancien taxiste, Jalila habite à Carthage depuis que l’ex-ministre des domaines de l’Etat Ridha Grira lui a offert une somptueuse villa, délaissée par ses propriétaires étrangers, pour la « bagatelle » de … 8000 dinars. Son neveu n’est autre que Said Boujbel (marié à sa fille aînée) qui possède ou gère plusieurs hôtels et la plupart des restaurants et cafés du centre-ville, surtout à l’Avenue de Paris et la rue de Marseille. Sa deuxième fille est marié au fils de l’homme d’affaire M’Zabi.

Vétéran de la contrebande, Haj Mahjoub rivalise avec les gros calibres du secteur. Il est vrai qu’il a commencé son business dès 1993 en « jouant » avec des conteneurs venant de Turquie et d’Arabie Saoudite. Le tarif qu’il appliqua durant plus d’une décennie était de 500 D par la valise, quelque soit son contenu. Quant à l’amant de sa femme, il a mis la main sur l’ensemble du secteur du transport. Khachnaoui a réussi même à convaincre son associé Zouari de transférer les bureaux du ministère du Transport de l’ancien immeuble spacieux sis à Monplaisir à l’immeuble de Jalila, beaucoup plus exigu, à proximité de l’aéroport Tunis Carthage. Depuis, les fonctionnaires souffrent d’un véritable calvaire.

Tout récemment, les tourtereaux Belgacem et Jalila se sont arrogés le réseau de salons VIP installés dans les aéroports du pays, pourtant propriété de l’Etat. PS : on ignore encore la somme touchée par le tandem Zouari-Khachnaoui à la suite de la signature des contrats avec les bureaux d’études tuniso-français Systra-studi pour la mission de maîtrise d’ouvrage du Réseau Ferroviaire Rapide (RFR).

Samira Trabelsi, la sœur cadette de Leila, occupe une place particulière dans le cœur de « la présidente » comme elle aime être appelée. Mariée à Montasar Mehrzi, un ex-moniteur de sport et fils d’un officier condamné à mort à la suite du putsch déjoué par Bourguiba en 1962, elle était standardiste chez Yassine H’mila au Duty free de La Soukra. Leila a confié à Samira une mission sensible consistant à voyager dans plusieurs pays, notamment le Maroc et la Mauritanie, à la recherche de plantes rares et sortilèges (sihr سحر) afin d’ensorceler Ben Ali.

Samira s’est lancée dans les affaires par l’acquisition d’une ferme dans la région de Gabès, plantée de cerises et tomates à l’aide d’experts israéliens. Elle a monté également une usine de transformation de tomates. Mais le pauvre associé s’est retrouvé complètement dépouillé, en laissant 1,3 million de dinar dans les caisses. De même elle a constitué une société de gestion des tickets de restaurants en partenariat avec un dentiste connu, qu’elle vient de rompre en le menaçant de représailles s’il songe à la dénoncer.

Par ailleurs, Samira a réussi à s’approprier les cafés les plus fréquentés de La Marsa et Sidi Bousaid, dont le café AL-Alia, Sidi Chabaane etc… Elle joue également l’intermédiaire avec les différents départements ministériels afin de débloquer des dossiers et résoudre des problèmes moyennant des commissions exorbitantes exigées aux citoyens en difficulté.Le comble c’est que Samira pousse Ben Ali, à travers Leila, à nommer son amant Mondher Zenaidi au poste de premier ministre.

A suivre…

Par Le Corbusier

Ps: on ignore encore la somme touchée par le tandem Zouari-Khachnaoui à la suite de la signature des contrats avec les bureaux d’études tuniso-français Systra-studi pour la mission de maîtrise d’ouvrage du Réseau Ferroviaire Rapide (RFR).