Vendredi 17 décembre, Mohamed Bouazizi, un jeune diplômé de 26 ans, a tenté de s’immoler en plein jour devant le siège du gouvernorat de Sidi Bouzid, dans le centre-ouest de la Tunisie. Ce geste désespéré a provoqué un mouvement de révolte dans la ville qui est devenue le théâtre de confrontations violentes entre habitants et forces de l’ordre.

Mercredi soir, toujours dans la ville de Sidi Bouzid, le jeune Houssine Ben Faleh Falhi, âgé de 25 ans, décède électrocuté après avoir escaladé un poteau électrique et touché le câble à haute tension. Avant de grimper sur le poteau le jeune avait crié son désespoirs de ne pas trouver un travail.

Les autorités n’ont réagit qu’au quatrième jour des affrontements minimisant la porté d’un “acte isolé” et dénoncent “l’utilisation scandaleuse de ces événements à des fins politiques”. Même réaction suite à l’électrocution du jeune Houssine refusant de faire le lien entre les deux événements.

Les deux premiers jours des événements, les réseaux sociaux et les médias alternatifs ont été les seules sources d’information relayant les photos et vidéos qui venaient directement du cœur des affrontements.

Depuis les médias internationaux ont pris le relais et rendent compte quotidiennement de l’évolution de la situation. Suivez cette page pour des mises à jours régulières des derniers articles sur la situation.

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Tunisie: la chaîne Nessma TV brise le verrouillage médiatique sur les troubles de Sidi Bouzid

TUNIS (AP) — Pour la première fois depuis le déclenchement des troubles à Sidi Bouzid, (centre-ouest de la Tunisie), une chaîne tunisienne privée, Nessma TV, a brisé le verrouillage médiatique en diffusant jeudi soir une émission spéciale sur ce mouvement de protestation sociale qui s’est propagé à la plupart des régions du pays, faisant deux morts et un blessé grave et engendrant de nombreuses arrestations.

Cette initiative, sans précédent dans les annales des médias tunisiens, dans le traitement des dossiers sensibles de l’actualité nationale, intervient au lendemain de la prise en main du secteur de l’information par un nouveau ministre, Samir Laâbidi.

Ouvert et inhabituel pour le téléspectateur tunisien, le débat a réuni une brochette de journalistes connus pour leur franc-parler et l’avocate et militante des droits humains, Bochra Belhaj Hamida, qui faisait sa première apparition sur une chaîne de télévision tunisienne.

L’émission, qui a duré près d’une heure et demie, était illustrée de reportages sur le terrain, où la parole a été donnée, “sans censure”, aux habitants de Sidi Bouzid. Ces derniers ont fait part ouvertement de leurs revendications et des problèmes dont souffre cette région frappée par un taux de chômage élevé et le manque d’infrastructures et de commodités, à la différence des zones côtières.

Corruption, népotisme, responsables défaillants qui “ne pensent qu’à leurs fauteuils”, impunité et absence de contrôle des crédits alloués par l’Etat: tout a été passé au crible, sans détours, par les citoyens interviewés, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes.

Un témoignage émouvant a été apporté par la soeur de Mohamed Bouazizi, ce jeune vendeur ambulant de fruits et légumes qui s’est immolé par le feu. Un acte de désespoir après la saisie de sa marchandise par des agents municipaux avait été le déclencheur des troubles. “Malgré le réconfort moral et le soutien matériel que nous a apporté le président (Zine El Abidine Ben Ali) en nous recevant, mon frère, gravement brûlé, vivra handicapé et ne pourra plus travailler pour subvenir à nos besoins”, a-t-elle déclaré.

Sur le plateau, deux jeunes journalistes ont considéré comme un non-sens le verrouillage médiatique à l’ère de l’Internet. “Aux premiers jours des troubles, rien ne filtrait sur les journaux et les médias audiovisuels. C’était le black out total, alors que les chaînes de télévision étrangères en faisaient état en puisant leur matière sur la toile”, a noté Rym Saïdi.

L’émission de Nessma TV, dont le propriétaire est l’homme d’affaires Nabil Karoui et dont le capital est détenu en partie par le producteur de cinéma Tarik Ben Ammar, constitue “un véritable tournant , pourvu que ça dure”, a commenté Mounir Souissi, correspondant de l’agence de presse allemande DPA. AP

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TUNISIE : “DORÉNAVANT, ON N’A PLUS PEUR” !

L’année 2010 s’achève en Tunisie par une agitation sociale que beaucoup de blogueurs espèrent décisive pour forcer le changement dans leur pays. Face a la censure d’Internet et des médias en Tunisie, c’est sur les réseaux sociaux que les Tunisiens coordonnent la mobilisation et s’informent depuis treize jours, à travers un mot clé: #sidibouzid. Avec une question : pourquoi les événements en Tunisie n’ont-ils pas l’écho du soulèvement iranien ? Pourquoi parle-t-on toujours de la censure chinoise, et jamais du black out policier d’Internet en Tunisie ?

Les manifestations qui ont suivi la tentatives de suicide d’un jeune chômeur (fr) a Sidi Bouzid, voici deux semaines, puis du suicide par électrocution de Houssine Ben Faleh Falhi, 25 ans, et de Lofti Guadri, 34 ans, également à Sidi Bouzid, ont aujourd’hui atteint les grandes villes tunisiennes et la capitale, dans un mouvement qui ne réclame plus seulement du travail et des perspectives d’avenir, mais la remise en cause du “système Ben Ali”, président au pouvoir depuis 23 ans.

Les vidéos des premiers rassemblements, organisés par les avocats, les journalistes, les syndicats tunisiens, au début de cette semaine en Tunisie, pouvaient sembler modestes de l’extérieur, avec des slogans mesurés, mais étaient déjà exceptionnelles dans le contexte tunisien. Le blogueur tunisien Anis, qui faisait au début des manifestations le bilan politique d’une jeunesse tunisienne dans “J’ai 31 ans et je n’ai jamais voté“, a titré son dernier billet du 30 décembre: “ Monsieur le président, on n’a plus peur “.

Lire la suite : Global Voices

Deux journalistes arrêtés en rapport avec les événements de Sidi Bouzid

(RSF/IFEX) – Le correspondant de Radio Kalima à Jendouba, Mouldi Zouabi, a été arrêté vers 10h45 (heure locale) devant le Palais de justice de Jenouba (150 km à l’ouest de Tunis). Sihem Bensedrine, directrice de Radio Kalima, a déclaré à Reporters sans frontières : “Mouldi a pu m’appeler quand il était au commissariat. Il criait ‘Ils m’ont frappé, ils m’ont arraché mes lunettes’. Et depuis, plus rien”.

Le journaliste était venu couvrir le rassemblement organisé par les avocats de Jendouba, devant le Palais de justice de la ville. Ce rassemblement s’inscrivait dans le cadre du vaste mouvement de contestation sociale qui agite la Tunisie depuis le 18 décembre 2010.

Au moins trois avocats, Me Rebah Kheraifi, Me Hedi Mena’i et Me Saïd Mechichi, ont été agressés par des policiers dans l’enceinte même du tribunal. D’après les informations recueillies par Reporters sans frontières, le Palais de justice est toujours encerclé par les forces de l’ordre. Personne ne peut ni entrer ni sortir.

Lire la suite : IFEX

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Mouvement social tunisien : des syndicats français solidaires

Après le ministre de la Communication mercredi, c’est le gouverneur de la région de Sidi Bouzid qui a été limogé ce mercredi par le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali. Depuis le 19 décembre, les habitants de cette province défavorisée manifestent leur mécontentement en raison notamment du taux de chômage élevé même chez les jeunes diplômés et demandent un «développement équitable entre les régions».

Un collectif de syndicats français a exigé jeudi «la non-intervention des forces de police contre les mouvements sociaux» et «la libération de toutes les personnes arrêtées», après la répression des troubles de ces derniers jours dans la région de Sidi Bouzid en Tunisie.

«Avec les syndicalistes de l’UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens), la CGT, la CFDT, la FSU, l’Unsa et Solidaires exigent la non-intervention des forces de police contre les mouvements sociaux» et «l’amnistie et la réintégration dans leur emploi des ex-prisonniers du bassin minier de Gafsa et de tous les condamnés».

Dénonçant une «politique caractéristique d’un Etat policier», les syndicats «exigent enfin du gouvernement français qu’il cesse son soutien systématique à ce régime».

La région de Sidi Bouzid en proie aux troubles

La région de Sidi Bouzid, à 265 km au sud de Tunis, est en proie à des troubles sociaux depuis le 19 décembre, à la suite de la tentative de suicide d’un jeune diplômé de l’université, vendeur sans permis de fruits et légumes qui s’était fait confisquer sa marchandise par la police.

Ces troubles ont fait un mort, deux blessés grièvement atteints parmi les policiers et d’importants dégâts matériels, selon le ministère tunisien de l’Intérieur.

Le Parisien

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Tunisie : la crise sociale qui s’étend est le revers de la bonne santé économique

Au pouvoir depuis vingt-trois ans, ce qui en fait un des plus anciens dirigeants du continent africain, Zine El-Abidine Ben Ali, est aujourd’hui confronté à une crise sociale délicate qui s’est traduite, pour la première fois, par une série de manifestations et rassemblements dans plusieurs villes de Tunisie. Mais elle est surtout délicate car elle renvoie brutalement une autre image que celle d’un pays stable et économiquement bien tenu que le président tunisien s’est patiemment évertué à construire, à côté de celle d’une destination touristique prisée.

Ce qui se passe peut même être considéré comme une entaille sérieuse dans le contrat passé entre un chef de l’Etat et une société jusqu’ici résignée : un encadrement policier, des droits de l’homme malmenés et des libertés réprimées, notamment dans la presse, contre une stabilité économique remarquée dans le Maghreb et une situation de la femme enviée dans le monde arabe. Après des décennies de dirigisme, M. Ben Ali a ainsi réformé en profondeur l’économie de son pays, l’amenant sur la voie de la libéralisation, non sans succès.

En 2007, le Forum économique mondial avait ainsi classé la Tunisie premier pays africain en termes de compétitivité économique, devant l’Afrique du Sud. Les taux de croissance annuels tournent autour de 4,5 % à 5 %, attirant des convoitises et permettant à la Tunisie de discuter pied à pied avec des puissances mondiales. Le 1er janvier 2008, l’accord de libre échange, conclu avec l’Union européenne en 1995, est ainsi pleinement entré en vigueur.

LES JEUNES DIPLÔMÉS, PREMIÈRES VICTIMES DU CHÔMAGE

C’est donc sur cette fibre, réussite économique et patriotisme, qu’a de nouveau joué le chef de l’Etat tunisien en intervenant à la télévision, le 28 décembre, pour dénoncer “l’ampleur exagérée qu’ont pris ces événements à cause de leur instrumentalisation politique par certaines parties qui ne veulent pas le bien de leur patrie”.

Lire la suite : Le Monde

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Tunisie: des opposants appellent le pouvoir à faire son autocritique

TUNIS (AP) — “L’Alliance pour la citoyenneté et l’égalité”, regroupant plusieurs partis d’opposition de gauche et de personnalités indépendantes en Tunisie, a appelé jeudi le pouvoir à “faire son autocritique” et à tirer les enseignements des troubles qui ont secoué la région de Sidi Bouzid (centre-ouest), sur fond de chômage et de précarité des conditions de vie.

“Loin d’être conjoncturels ni des cas isolés, les événements de Sidi Bouzid illustrent une crise grave qui nécessite des solutions radicales”, a déclaré le chef du Forum démocratique pour les libertés et le travail (FDLT), le Dr Mustapha Ben Jaâfar, lors d’une conférence de presse.

Dans un communiqué, l’Alliance estime que “la poursuite du mouvement de protestation pour la deuxième semaine sans interruption et l’extension de leur aire géographique dénote une crise sociale et l’impasse auquel a abouti la politique suivie qui n’a pas répondu aux attentes légitimes de toutes les régions et catégories sociales” de Tunisie.

Le communiqué déplore, par ailleurs, “le fossé qui sépare les médias officiels de la réalité du pays”, notant que “la langue de bois et le verrouillage ont contribué à alimenter une atmosphère tendue”.

Dans ce contexte, le secrétaire général du mouvement Ettajdid (Le Renouveau), Ahmed Brahim, a plaidé pour “un changement du mode de gouvernance” en Tunisie et “une révision des choix économiques, sociaux et politiques”.

Il a fait état de la saisie du journal de son parti “Ettarik Al Jadid” (La nouvelle voie”) ainsi que de l’hebdomadaire “Al Mawkif” (“L’opinion”), organe du parti démocratique progressiste (PDP), autre formation de l’opposition légale.

Lire la suite : NovelObs

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Black-out organisé de l’information sur Sidi Bouzid

(RSF/IFEX) – Les autorités imposent un black-out total sur Sidi Bouzid, dans le centre-ouest de la Tunisie, qui connaît de graves troubles sociaux depuis le 17 décembre 2010, empêchant l’accès de la ville aux journalistes étrangers et tunisiens, n’hésitant pas à recourir à l’usage de la violence.

En signe de protestation, une vingtaine de journalistes indépendants ont organisé, le 27 décembre 2010, un sit-in (autorisé) devant le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), rue des États-Unis, à Tunis, pour dénoncer les interdictions imposées par les autorités à la couverture des événements récemment de Sidi Bouzid, et revendiquer le droit à l’information.

Reporters sans frontières apporte sous soutien plein et entier aux journalistes tunisiens qui tentent de braver la censure et appelle les autorités à lever les restrictions à l’information. Bloquer de cette manière l’accès à l’information est archaïque. Elle a déjà circulé sur Internet et les médias étrangers ont commencé à s’en saisir.

Le même jour, plus d’une centaine personnes se sont rassemblées devant l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), à 13 heures, à Tunis pour exiger que le développement économique de la région devienne une priorité nationale. Des policiers ont encerclé les manifestants pour les empêcher de se rendre dans le centre de la capitale. Le correspondant du journal “Al-Quds Al-Arabi”, Lotfi Hidouri, qui couvrait le rassemblement, a été refoulé.

Lire la suite : IFEX

Remaniement ministériel à la suite des émeutes

Le président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali a procédé mercredi 29 décembre à un remaniement partiel à la suite de violentes manifestations de jeunes sans emploi dans plusieurs villes du pays, a annoncé son premier ministre Mohamed Ghannouchi.

Samir Labidi, qui était ministre de la jeunesse et des sports, prend en charge les communications. Il cède son ministère à Abdelhamid Salama. Dans le cadre de ce remaniement, Kamel Omrane a été nommé ministre des affaires religieuses, en remplacement de Boubaker El-Akhzouri. Slimane Ourak a été nommé ministre du commerce et de l’artisanat en remplacement de Ridha Ben Mosbah et Abdelwaheb Jmal a été nommé secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères chargé des affaires européennes.

APPELS À LA DÉMISSION

Un peu plus tôt dans la journée, le Parti démocratique progressiste (PDP, opposition légale) avait appelé à la démission des ministres de l’intérieur et de la communication, les jugeant responsables de la dégradation de la situation à la suite des troubles sociaux de Sidi Bouzid. Il y a une dizaine de jours, un jeune vendeur ambulant de fruits et légumes qui s’était fait confisquer sa marchandise par la police municipale, n’ayant pas les autorisations nécessaires, avait tenté de mettre fin à ses jours en s’immolant par le feu.

Lire la suite : Le Monde

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Tunisie: départ du ministre de la Communication après des troubles sociaux

TUNIS — Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a effectué un remaniement ministériel marqué par le remplacement du ministre de la Communication Oussama Romdhani, après des troubles sociaux dans la région de Sidi Bouzid, a annoncé mercredi le Premier ministre Mohamed Ghannouchi.
Cet aménagement du gouvernement se produit dans la foulée des troubles sociaux qui ont secoué la Tunisie ces derniers jours à la suite d’une tentative de suicide d’un jeune vendeur ambulant de légumes et de fruits dans la région de Sidi Bouzid (centre-ouest).
M. Romdhani a été remplacé par Samir Laabidi, ministre de la Jeunesse et du Sport dont le poste a été confié à Abdelhamid Slama. On ignorait mercredi si M. Romdhani allait être appelé à d’autres fonctions dans le gouvernement.

Dans le cadre de ce remaniement, Kamel Omrane a été nommé ministre des Affaires religieuses, en remplacement de Boubaker El Akhzouri.
Slimane Ourak a été nommé ministre du Commerce et de l’Artisanat en remplacement de Ridha Ben Mosbah et Abdelwaheb Jmal a été nommé Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères chargé des Affaires européennes.

M. Omrane était jusque là le directeur de la radio religieuse privée Zeitouna, propriété du Sakher El Materi, gendre du président Ben Ali. Son prédécesseur a été l’objet de critique au Parlement concernant une organisation défaillante du dernier pèlerinage à la Mecque pour les Tunisiens.
Le départ de M. Romdhani qui a dirigé depuis 1995 le secteur de la communication en tant que PDG de l’Agence tunisienne de la communication extérieure (Atce), est le fait le plus saillant de ce remaniement.

Lire la suite : AFP

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Tunisie: le PDP réclame la démission des ministres de l’Intérieur et de la Communication

TUNIS (AP) — Me Néjib Chebbi, le fondateur du parti démocratique progressiste (PDP), principale formation de l’opposition légale en Tunisie, a demandé mercredi de démettre de leurs fonctions les ministres de l’Intérieur Rafik Belhaj Kacem et de la Communication Oussama Romdhani, à la suite des troubles qui ont secoué la région de Sidi Bouzid dans le centre-ouest du pays, sur fond de chômage et de précarité des conditions de vie.

Lors d’une conférence de presse, le dirigeant du PDP a estimé que ces deux ministres “symbolisent la politique de durcissement, la violence et le verrouillage médiatique”. Il les accuse d’être “responsables de l’échec dans la gestion des mouvements de protestation légitimes et d’être à l’origine de la dégradation de la situation”.

Selon lui, “les événements en cours à Sidi Bouzid et dans d’autres régions du pays ont atteint un tel degré de gravité qu’il importe de ne pas les minimiser ni de les occulter”.

“L’extension de ces mouvements qui ont atteint le centre, l’ouest et le sud du pays dénotent une crise profonde et illustrent le besoin pressant d’un changement qui rétablisse la confiance chez le citoyen pour une vie libre et digne dans sa patrie”, a-t-il analysé.

Faisant état de nombreuses arrestations, il a appelé à la libération de tous les détenus, à la cessation des poursuites engagées à leur encontre et au retrait des forces de sécurité des centre-villes ainsi qu’à l’ouverture d’un dialogue avec les jeunes chômeurs et les structures qui les représentent.

Parmi les personnes interpellées, il a cité le porte-parole du comité de soutien des populations de Sidi Bouzid, Attia Athmouni. Il a noté que ce dernier, qui est membre du bureau politique du PDP, a été arrêté mardi soir à son domicile par des agents de sécurité “sans ordonnance judiciaire”.

Lire la suite : NovelObs

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La jeunesse tunisienne mourra-t-elle de désespoir ?

Suicide de trois jeunes, manifestations et émeutes réprimées, arrestation de deux avocats après un sit-in à Tunis, journalistes empêchés d’informer : que se passe-t-il en Tunisie ?

Tout a commencé le 18 décembre 2010, à Sidi Bouzid, en Tunisie. Mohamed Bouazizi, jeune diplomé de l’université vendeur de fruits et légumes (faute de mieux) tente de se suicider. Pourquoi ? Il travaille sans permis, et la police lui a confisqué sa marchandise, le privant de sa source de revenu. Désespéré, il s’immole par le feu. C’est cette tentative qui fait office de déclic : 5 jours après, un autre jeune se suicide en s’électrocutant. Un troisième s’est donné la mort le 27 décembre.

Cette fois, ce deuxième suicide provoque une vague de manifestations dans la ville de Sidi Bouzid, en Tunisie, violemment réprimées. Plusieurs jeunes gens ont été blessés.

D’autre part, les journalistes sont muselés, et ne peuvent couvrir les évènements, comme on peut le lire là ou là.

Mardi 28 décembre, une manifestation d’avocats a été organisée devant le palais de justice de Tunis. Ceux-ci demandaient à ce que lumière soit faite sur les incidents relatifs aux mouvements sociaux des dernières semaines, au cours desquels plusieurs personnes ont trouvé la mort.

A la suite de cette manifestation, Me Abderraouf Ayadi a été brutalisé et enlevé devant son domicile, après avoir été amené à sortir de chez lui en lui faisant croire qu’un accident de voiture avait eu lieu. Un autre avocat, Me Chokri Belaïd a été arrêté dans la rue par des individus en civil alors qu’il rentrait chez lui. On n’a plus de nouvelles d’eux.

Le Président Ben Ali est apparu dans une allocution télévisée et a appelé “à faire respecter la loi”, puis à “renforcer le dialogue avec la société civile”. Ensuite, il s’en est pris à “une minorité d’extrémistes et d’instigateurs mercenaires à la violence et au désordre”, dont les agissements “inacceptables” “nuisent au pays et en donnent une fausse image”. “La loi sera appliquée en toute fermeté à leur égard”. Cette minorité, ce sont les opposants et syndicalistes intervenus sur des chaînes de télévision étrangères, en particulier Al-Jazira, qu’il a accusés de “diffuser des allégations mensongères” et de “dramatisation et de diffamation médiatique hostile à la Tunisie”.

Lire la suite : Le post

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Tunisie: Ben Ali dénonce les “extrémistes”

Le premier s’est immolé par le feu, le second s’est électrocuté. Mohammed Bouazizi, un jeune vendeur ambulant de fruits et légumes, voulait dénoncer la confiscation de sa marchandise par les autorités. Il a survécu à sa tentative de suicide mais, grièvement brûlé, il demeure dans un état critique depuis le 17 décembre. Houcine Néji, chômeur et jeune lui aussi, s’est tué le 22 décembre en montant sur un pylône électrique. Il semble qu’il voulait dénoncer le chômage et le manque de perspectives pour les jeunes Tunisiens. Ces deux drames, qui se sont produits dans la région de Sidi Bouzid, dans le centre du pays, ont engendré une vague de manifestations qui s’est étendue à de nombreuses villes.

Ne pas faire fuir investisseurs et touristes

Vendredi dernier, à Menzel Bouzayane, commune proche de Sidi Bouzid, un manifestant a même été tué par la police, aggravant encore les tensions. Dimanche, un troisième jeune chômeur s’est suicidé. Même si le gouvernement nie que la situation sociale soit seule à l’origine des actes désespérés, l’ampleur des manifestations, qui ont atteint la capitale Tunis lundi, a contraint le président Zine El Abidine Ben Ali à réagir.

Le chef de l’Etat, au pouvoir depuis 23 ans, s’est montré ferme dans une allocution, mardi soir. “Qu’une minorité d’extrémistes et d’agitateurs à la solde d’autrui et contre les intérêts de leur pays ait recours à la violence et aux troubles dans la rue comme moyen d’expression est inacceptable, quelles que soient leurs formes, dans un Etat de droit”, a-t-il déclaré. “C’est un aspect négatif qui donne une image déformée de notre pays et entrave l’afflux des investisseurs et des touristes, ce qui se répercute sur les créations d’emploi, alors que nous en avons besoin pour réduire le chômage”, a poursuivi le président.

Lire la suite : JDD

Tunisie : appel au calme du président Ben Ali

Après les troubles sociaux qui ont affecté pendant près de 10 jours la région de Sidi Bouzid (centre-ouest de la Tunisie), le président Zine El-Abidine Ben Ali a recommandé, mardi 28 décembre, de veiller à “faire respecter la loi” et averti que celle-ci “sera appliquée en toute fermeté” à l’égard d’une “minorité d’extrémistes”.

Ces troubles qui se sont déroulés sur fonds de revendications sociales face au chômage et à la précarité des conditions de vie, ont engendré des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre qui ont fait deux morts. Des manifestations se sont déroulées ces derniers jours à Tunis et dans plusieurs villes du pays, en signe de solidarité avec les populations de Sidi Bouzid.

Le chef de l’Etat tunisien a d’abord appelé “à faire respecter la loi et à dissuader tout éventuel dépassement, de manière à consacrer les attributs de la paix, de la quiétude et la sécurité”. Il a également mis l’accent sur la nécessité “d’accorder au volet social tout l’intérêt requis” et de “renforcer le dialogue avec la société civile”.

Lire la suite : NovelObs

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Sidi Bouzid trouve des soutiens jusqu’à Tunis

Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés à Tunis mardi en soutien aux habitants de la région de Sidi Bouzid (centre-ouest de la Tunisie), qui connaît des troubles sociaux depuis plus d’une semaine. D’autres rassemblements ont eu lieu dans d’autres villes.

La contestation prend de l’ampleur en Tunisie. Lundi, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés dans le centre de Tunis en soutien à la population de la région de Sidi Bouzid, endeuillée après les suicides d’au moins deux jeunes diplômés qui éprouvaient des difficultés à s’insérer socialement.

Plusieurs syndicats, dont ceux de l’enseignement secondaire, de la poste et des caisses de sécurité de la santé avaient lancé un appel à manifester. Les manifestants se sont rassemblés devant le siège de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), dans le centre de la ville.

Plusieurs villes mobilisées

Face à un imposant dispositif de police, dans le secteur de la place Mohamed Ali, ils ont renoncé à défiler mais sont restés quelque trois heures sur place, scandant des slogans sur « le droit de travailler », le « développement équitable entre les régions » et la « libération des prisonniers de Sidi Bouzid ».

D’après la télévision panarabe Al-Jariza, l’appel de l’UGTT à manifester a été suivi dans d’autres villes tunisiennes. À Sidi Bouzid, face au palais de Justice, des avocats en robe noire ont brandi des panneaux exprimant leur soutien aux habitants de la région.

Le 19 décembre, un premier jeune homme s’était immolé par le feu avec de l’essence devant la préfecture, après s’être fait confisqué la marchandise qu’il vendait illégalement, d’après les autorités. Il aurait survécu, mais se trouverait dans un état critique. Cinq jours plus tard, un autre jeune s’est mortellement électrocuté en public, en grimpant au sommet d’un poteau électrique dans la ville Sidi Bouzid. Des affrontements entre des manifestants et la police, faisant un mort, s’en sont suivis.

Dimanche, un troisième homme diplômé mais sans travail, a été retrouvé mort dans un puits de la région. Les autorités contestent qu’il s’agisse d’un suicide. (AFP)

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Tunisie : L’actualité brûlante sur Facebook et Twitter

A quelques jours du jour de l’an et en pleines vacances scolaires et universitaires, à quoi se sont intéressés les Tunisiens sur le web ? Sur le top 5 des mots les plus recherchés sur le moteur de recherche Google, beaucoup de nos concitoyens ont tapé Noel et Nessma TV. Ces deux mots clés ont observé un bond de 250 et 130% respectivement chacun. Ceci prouve donc l’intérêt qu’accordent les Tunisiens aux festivités de fin d’année et au divertissement audiovisuel.

Mais ses allures de peuple ‘’décontracté’’ cachent le plus vif intérêt pour l’actualité nationale. Surtout si elle concerne certaines régions du sud-ouest de la Tunisie.

Les internautes focalisés sur Sidi Bouzid

+1000% : C’est le chiffre qu’avance l’outil Google Insight For Search concernant l’ensemble des recherches relatives au mot clé Sidi Bouzid, un gouvernorat au centre du pays. Sur les 7 derniers jours, et au moment de la rédaction de cet article, le moteur de recherche Google a enregistré une progression de +400% pour le mot clé ‘’sidi bouzid’’, +300% pour ‘’sidi bouzid tunisie’’ et +300% pour le terme سيدي بوزيد(l’écriture arabe de Sidi Bouzid).

Lire la suite : Tekiano

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La population en a ras-le-bol du régime Ben Ali

C’est là l’avis des avocats, écrivains et journalistes tunisiens qui ont, de tout temps, dénoncé la politique prônée par le président Ben Ali. D’aucuns pensent que les prémices d’une révolte étaient visibles dans ce pays assoiffé de liberté d’expression et où la corruption gangrène toutes les institutions étatiques. Nombreux sont les Tunisiens, notamment ceux de Sidi Bouzid, qui vivent un grand malaise social et économique. Si par le passé, les citoyens occupaient, difficilement, la rue pour exprimer leur ras-le bol, en 2010 ils tentent de s’immoler pour attirer l’attention des dirigeants. «Hormis l’immolation par le feu, les Tunisiens n’ont pas d’autre arme pour exprimer leur désarroi. Hier encore, dans une région située à 30 km de Sidi Bouzid, un autre jeune homme de 20 ans s’est immolé par le feu. C’est le désespoir qui pousse les gens au suicide», nous a révélé Radiah Nasraoui, avocate et militante des droits de l’homme.

Faut-il rappeler qu’à l’origine des émeutes qui se sont déclenchées le 17 décembre, la tentative de suicide de Mohammed Bouazizi, un diplômé de 26 ans, vendeur ambulant de fruits et légumes, qui s’est fait confisquer sa marchandise par la police municipale car n’ayant pas d’autorisation pour l’exercice de cette activité. Le jeune homme, ne pouvant contenir sa colère, avait décidé de s’asperger d’essence pour s’immoler par le feu. Cet incident dramatique avait suscité un vif émoi parmi la population, qui est alors sortie dans la rue.

Lire la suite : El Watan

Tunisie : Manifestation de soutien à Tunis aux habitants de Sidi Bouzid

TUNIS — Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés à Tunis pour exprimer leur soutien aux mouvements de protestation dans la région de Sidi Bouzid (centre-ouest), a constaté une journaliste de l’AFP.

A l’initiative de plusieurs syndicats dont ceux de l’enseignement secondaire, de la poste et des caisses de sécurité et de la santé, les manifestants se sont rassemblés devant le siège de l’Union générale des travailleurs tunisiens (Ugtt, centrale syndicale) au centre de la ville.

Un important dispositif de police était déployé dans le secteur de la place Mohamed Ali, et les manifestants ont renoncé à défiler et sont restés trois heures devant les locaux de la centrale syndicale. Ils ont scandé des slogans réclamant “le droit de travailler”, un “développement équitable entre les régions” et la “libération des prisonniers de Sidi Bouzid”.

Des rassemblements ont eu lieu dans plusieurs autres villes à l’appel de l’Ugtt, selon des images diffusées par la chaîne satellitaire Al-Jazira.

A Sidi Bouzid (265 km au sud de Tunis), des avocats ont organisé une action de soutien en se tenant debout devant le palais de justice en robes noires, portant des panneaux exprimant leur soutien aux habitants de cette région.

Lire la suite : AFP

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Tunisie: flambée de mécontentement contre le chômage des jeunes

Des personnes manifestent devant la préfecture de Sidi Bouzid le 26 décembre 2010

(AFP) – TUNIS — Le chômage, la cherté de la vie et le sentiment d’être laissés pour compte dans des régions défavorisées sont à l’origine d’une récente flambée de mécontentement dans le centre-ouest de la Tunisie où des affrontements ont opposé manifestants et forces de l’ordre, expliquent des responsables.

“Le taux de chômage élevé des diplômés universitaires, la hausse des prix des matières premières et le recours au secteur agricole seulement sont à l’origine des troubles”, a estimé le président de la section régionale de la Ligue des droits de l’Homme, Raouf Nsiri.

La région de Sidi Bouzid à 265 km au sud de Tunis est en proie à des troubles sociaux depuis le 19 décembre, à la suite de la tentative de suicide d?un jeune diplômé de l’université, vendeur sans permis de fruits et légumes qui s?était fait confisquer sa marchandise par la police municipale. Désespéré, le jeune homme s’était aspergé d’essence pour s’immoler par feu. Il a survécu mais se trouve dans un état critique.

Cinq jours plus tard un autre jeune a mis fin à sa vie en s’électrocutant au contact de câbles électriques.

“Le chômage est la conséquence immédiate avec tout ce qui peut s’en suivre”, a expliqué Touhami Héni, responsable régional de l’Union générale des travailleurs tunisiens (Ugtt, centrale syndicale).

Le chômage des jeunes diplômés de l’université constitue un fléau en Tunisie contre lequel le gouvernement a été mis en garde par les institutions internationales dont le Fonds monétaire international.

Lire la suite : AFP

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La colère des Tunisiens se propage

S’acheminant vers leur dixième jour, les émeutes et les manifestations se poursuivaient, lundi 27 décembre, en Tunisie. Des syndicats affiliés à l’Union générale tunisienne du travail ont appelé à des marches à travers tout le pays, avec comme slogan « halte à la hogra », a indiqué à TSA, Rabah Kheraifi, avocat et membre du bureau politique du Parti démocrate progressiste.

La vague de protestation qui a éclaté il y a dix jours après la mort d’un jeune homme à Sidi Bouzid a gagné d’autres régions du pays, y compris la capitale Tunis. Cette dernière a été, samedi 25 décembre, le théâtre d’une manifestation visant à dénoncer le chômage et la dégradation des conditions de vie de la population. Dimanche, en signe de solidarité avec les habitants de Sidi Bouzid, ce sont des jeunes de Ben Guerdane, près de la frontière libyenne, qui sont sortis dans la rue pour crier leur colère et dénoncer le chômage. Après avoir tenté d’empêcher la manifestation, les forces de l’ordre ont fini par l’autoriser, sans doute par crainte de violences.

A Sidi Bouzid, les hostilités ont repris dimanche, acheminant les affrontements vers leur dixième jour. Au moins un élément des forces de l’ordre a été blessé par balle. A Regab, située à 37 km au sud de Sidi Bouzid, de violents affrontements ont opposé environ 2000 manifestants aux forces de l’ordre. Des édifices publics ont été incendiés.

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Sidi Bouzid : la liste des suicidés s’allonge, les violences continuent

Troisième suicide en dix jours dans la région de Sidi Bouzid. Comme les autres, la victime est un jeune Tunisien diplômé et en proie à des difficultés sociales. Un drame qui n’est pas de nature à ramener le calme à Sidi Bouzid, en proie à des violences sociales depuis une semaine.

La troisième victime de la série de suicides qui frappe la région de Sidi Bouzid (centre de la Tunisie) s’appelle Lofti Guadri. Il avait 34 ans et s’est jeté dans un puits de la zone de Gdéra, à cinq kilomètres de la ville.

Comme les deux autres jeunes, dont l’un a réussi sa tentative de suicide, il éprouvait des difficultés à s’insérer socialement dans une région touchée par un fort chômage – à Sidi Bouzid il dépasse les 30 % chez les diplômés de l’enseignement supérieur (contre 13 % en moyenne dans l’ensemble de la Tunisie).

Mais les motifs de son geste sont moins clairs que ceux des deux précédents, qui avaient tenté de se donner la mort en public. Selon le syndicaliste Mongi Rnimi, c’est sa situation sociale difficile, après cinq ans passés au chômage, qui l’a poussé à se suicider.

Lire la suite : Jeune Afrique

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Tunisie: Troubles sociaux dans la région de Sidi Bouzid

Calme relatif après les troubles sociaux dans le centre-ouest du pays – La situation s’apaise peu à peu dans la région de Sidi Bouzid, dans le centre-ouest de la Tunisie secouée depuis près de 10 jours par des troubles sociaux en raison du chômage qui y sévit notamment parmi les jeunes diplômés de l’université, a constaté dimanche la PANA sur place.

Le bilan de ces troubles s’élève jusqu’à présent à deux morts parmi les manifestants et des dizaines de blessés dont un bon nombre d’agents de l’ordre. Les accrochages ont été déclenchés le 17 décembre par la tentative de suicide d’un jeune vendeur ambulant dont la marchandise de fruits et légumes a été saisie par les agents municipaux.

Selon un communiqué du Parti démocratique progressiste (PDP), une formation de l’opposition légale, Mohamed Bouazizi, un diplômé universitaire au chômage âgé de 26 ans, a été astreint à vendre des fruits et légumes pour subvenir aux besoins de sa famille dont il est le seul soutien. N’ayant pas pu récupérer sa marchandise et ayant été empêché de rencontrer le gouverneur, il a tenté de se suicider en s’aspergeant d’essence et en mettant le feu à son corps. Brûlé au 3ème degré, son état est jugé ‘stationnaire’.

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Tunisie : affrontements à Sidi Bouzid

De nouveaux affrontements violents ont eu lieu dans la nuit dans la région de Sidi Bouzid, dans le centre-ouest de la Tunisie, faisant un blessé par balle et des dégâts matériels importants, a-t-on appris dimanche de sources syndicales Des centaines de Tunisiens ont participé à une manifestation dans la ville de Souk Jedid, à 15 km au sud de Sidi Bouzid, en proie à des troubles sociaux depuis plus d’une semaine sur fond de chômage, a indiqué à l’AFP Mongi Rnimi, syndicaliste et témoin oculaire.

Des hommes de la garde nationale ont procédé à des tirs de sommation pour disperser les manifestants qui ont encerclé le poste de la garde et mis le feu à la sous-préfecture de cette ville de plus de 19.000 habitants, a-t-il ajouté. Un des gardes nationaux a été touché par erreur à la cuisse par balles, a affirmé M. Rnimi.

Parallèlement, des affrontements violents ont opposé environ 2.000 manifestants à la police durant plus de six heures, de 20H30 à 02H00 heures (19H30 à 01H00 GMT) dans la ville de Regueb à 37 km au sud-est de Sidi Bouzid, provoquant des dégâts matériels importants, a déclaré à l’AFP le syndicaliste Kamel Abidi.

AFP

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La Tunisie renoue avec les émeutes : Le système Ben Ali en question

Dimanche 26 décembre 2010

Le climat de violence qui s’est installée en Tunisie serait-il l’expression d’un ras-le-bol vis-à-vis d’une gouvernance (gestion patrimoniale) dont WikiLeaks a livré quelques pans sulfureux ?

Un mort et des dizaines de blessés dans des affrontements à Menzel Bouzayane, dans la région de Sidi Bouzid, dans le centre-ouest de la Tunisie. De violents affrontements ont opposé vendredi plus de 2 000 manifestants et la police dans le centre-ouest de la Tunisie et fait un tué et dix blessés, et la situation reste tendue.
Version officielle dans ce pays tenu jusqu’ici d’une main de fer : des groupes d’individus ont incendié la locomotive d’un train et mis le feu à trois véhicules de la garde nationale, avant d’attaquer le poste de la garde nationale de la ville. Après avoir essayé de les dissuader, des agents de la garde nationale ont été amenés “à recourir aux armes dans le cadre de la légitime défense”, selon le ministère de l’Intérieur.

Un classique dans les pays autoritaires. Version de manifestants : des renforts de police dépêchés de Sidi Bouzid ont encerclé la ville de Menzel Bouzayane en en interdisant les accès pour que les forces de l’ordre procèdent à une vague d’arrestations, la localité étant en proie depuis une semaine à des troubles sociaux à la suite d’une tentative de suicide d’un Tunisien de 26 ans, diplômé de l’université. La protesta s’est propagée à des villes voisines, et la région n’est qu’à 200 km de la capitale. Les faits. Tout a commencé vendredi 17 décembre quand Mohammed Bouazizi, vendeur ambulant de fruits et légumes, faute d’un travail en conformité avec ses diplômes universitaires, se fait confisquer sa marchandise par la police municipale, n’ayant pas les autorisations nécessaires.

Devant l’impossibilité de récupérer son bien, une charrette à deux bras et son chargement, il a décidé de s’immoler par le feu devant la préfecture en criant qu’il ne voulait “plus de misère, plus de chômage”. Gravement brûlé, il a été évacué vers un hôpital de Tunis, c’était le seul soutien de sa famille. Détonateur. Il en fallait pas plus pour allumer le feu au sein d’une population frappée par le chômage. À la suite de cet incident, des habitants de Sidi Bouzid ont organisé, le jour même, un sit-in pacifique devant la préfecture. Ce rassemblement s’est poursuivi le lendemain, regroupant toujours plus de personnes. Des heurts ont alors éclaté entre les manifestants et la police, et plusieurs personnes auraient été blessées des deux côtés.

Les manifestants ont scandé des slogans pour réclamer le droit de travailler. Plusieurs manifestants sont raflés par la police. Le cycle manifestations-répressions s’est alors installé dans la région et risquait de déborder plus loin encore.

Lire la suite : Liberté via Palestine Solidarité

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Un mort et plusieurs blessés dans des émeutes en Tunisie

Les manifestations de colère se poursuivent à Sidi Bouzid pour le 6eme jour consécutif. Des affrontements ont également éclaté entre les habitants de Meknassi et les forces de l’ordre.

Une voiture de police a été incendiée et plusieurs manifestants ont été interpelés. Des jets de pierres et des cocktails Molotov ont ciblé les locaux du parti au pouvoir et ceux de la commune et de la délégation.

Les forces anti-émeute ont répliqué en intensifiant l’utilisation des bombes lacrymogènes. Des sources ont confirmé qu’à la Délégation de Menzel Bouziane, les manifestants ont mis le feu au siège de la délégation, puis ont assiégé le commissariat. A Kasserine, 15 avocats ont organisé un sit-in de protestation qui s’est transformé en marche vers le siège de l’Union régionale du travail, pour exprimer leur solidarité avec les habitants de Sidi Bouzid. Le service de communication de l’Union générale du travail de Sidi Bouzid a déclaré que des négociations ont eu lieu, le 21 décembre, entre le gouverneur et deux membres de l’UGTT, Mohammed Saàd et Mouldi Jendoubi, qui se sont rendus à Sidi Bouzid le 20 décembre.

Elles se sont soldées par un accord concluant à la libération de tous les manifestants, au nombre de 34, à l’exception de 3 pour des raisons sécuritaires.
Les syndicalistes ont rendu visite à Mohammed Al Bouazizi, qui a tenté de se suicider, et qui reste hospitalisé au centre des brulures graves à Ben Arous.
Ils ont confirmé que ce dernier est en vie, contrairement aux informations relayées par les medias faisant état de sa mort.

Par ailleurs des sources ont signalé que l’ampleur des manifestations a diminué à sidi Bouzid, et qu’une cinquantaine de militants du parti au pouvoir ont agressé des manifestants sous l’œil complice des forces anti émeutes.

Lire la suite : Le Matin DZ

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Tunisie: les autorités avancent la “légitime défense” après la mort d’un manifestant

TUNIS (AP) — Les autorités tunisiennes ont invoqué samedi la “légitime défense” pour justifier la mort la veille d’un jeune manifestant tué par balle lors des violents affrontements qui ont secoué la ville de Menzel Bouzayane. Le centre-ouest du pays est en proie depuis plus d’une semaine à des troubles incessants, sur fond de chômage et de précarité des conditions de vie.

Selon un communiqué du ministère de l’Intérieur transmis à l’Associated Press, les manifestants ont incendié une locomotive et trois voitures de police avant de s’attaquer à un poste de la garde nationale à l’aide de pierres et de cocktails Molotov.

Les avertissements et tirs de sommation étant restés vains, expliquent les autorités, des agents de la Garde nationale ont été amenés à ouvrir le feu “dans le cadre de la légitime défense”.

Le communiqué fait état d’un mort et de deux blessés parmi “les assaillants” et de plusieurs blessés, dont deux qui se trouveraient dans le coma, dans les rangs de la Garde nationale.

Selon le syndicaliste Mohamed Fadhel, un jeune homme de 18 ans, Mohamed Ammari, a été tué d’une balle dans la poitrine. La tension avait baissé samedi à Menzel Bouzayane mais des escarmouches étaient encore signalées dans la ville dont les accès demeuraient interdits, a-t-il déclaré à l’AP lors d’un entretien téléphonique.

Lire la suite : nouvelobs.com

Incidents à Bouziane, la police tunisienne tire, un mort

TUNIS (Reuters) – Un civil a été tué et plusieurs personnes ont été blessées vendredi en Tunisie lorsque la police a ouvert le feu pour disperser des manifestants lors d’incidents dans une ville de province, ont rapporté un porte-parole du ministère de l’Intérieur et des sources syndicales.

Le porte-parole a déclaré que la police avait été contrainte d’ouvrir le feu en état de légitime défense après avoir en vain tiré en l’air pour disperser des dizaines de manifestants à Bouziane, à 240 km au sud de Tunis.

Les émeutiers se sont retranchés dans un commissariat de police et ont incendié le bâtiment et des voitures de police à l’aide ce cocktails molotov, a dit le porte-parole cité par l’agence tunisienne TAP.

Il a ajouté qu’un manifestant avait été tué et deux autres blessés, dans préciser la cause des affrontements.

“De nombreux membres de la garde (nationale) ont subi des brûlures, deux d’entre eux sont dans le coma”, a-t-il dit.

Mohamed Fadel, dirigeant du syndicat de l’Enseignement secondaire, a donné le nom du défunt. “Mohamed Ammari a été tué d’une balle à la poitrine lorsque la police a ouvert le feu, et de nombreux autres manifestants ont été blessés”, a-t-il dit.

“La police a maintenant pris le contrôle de la situation (…) Il y a un quasi couvre-feu dans la ville”, a-t-il déclaré par téléphone depuis Bouziane.

Lire la suite : nouvelobs.com

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Tunisie: un mort et des blessés dans des affrontements à Menzel Bouzayane

Une capture d'écran d'une vidéo diffusée sur Facebook de la manifestation à Sidi Bouzid en Tunisie, le 24 décembre 2010.

TUNIS — De violents affrontements ont opposé vendredi des manifestants et la police dans la région de Sidi Bouzid (centre-ouest tunisien) faisant un tué et des blessés, a-t-on appris de sources officielle et syndicale.

Le ministère de l’Intérieur a fait état d’un mort et deux blessés parmi les “assaillants” et de plusieurs blessés parmi les agents de sécurité, dont deux sont dans le coma.
Selon une source syndicale contactée par l’AFP, les affrontements qui se sont produits à Menzel Bouzayane, une localité à 60 km de Sidi Bouzid, en proie à des troubles sociaux depuis plusieurs jours, ont fait un mort et dix blessés. Mohamed Fadhel, syndicaliste de l’enseignement secondaire a affirmé que le manifestant décédé, Mohamed Ammari, 18 ans, a été touché à la poitrine.

Plus de deux milles habitants de Menzel Bouzayane (280 km au sud de Tunis) ont participé à cette manifestation, décrite comme “très violente” par M. Fadhel.
Dans un communiqué diffusé par l’agence gouvernementale TAP, le ministère de l’Intérieur affirme que “des groupes d’individus ont incendié la locomotive d’un train et mis le feu à trois véhicules de la garde nationale, avant d’attaquer le poste de la garde nationale de la ville”.

Après avoir essayé de les dissuader, des agents de la garde nationale ont été amenés “à recourir aux armes dans le cadre de la légitime défense”, selon la même source.
M. Fadhel a indiqué que des renforts de police dépêchés de Sidi Bouzid, ont encerclé la ville de Menzel Bouzayane en en interdisant les accès ajoutant que les forces de l’ordre ont procédé à une vague d’arrestation.

La région de Sidi Bouzid est en proie à des troubles sociaux à la suite d’une tentative de suicide d?un Tunisien de 26 ans, diplômé de l’université.

Lire la suite : AFP

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Tunisie: violents affrontements entre policiers et manifestants dans la région de Sidi Bouzid

TUNIS (AP) — De violents affrontements ont éclaté vendredi entre des policiers et des manifestants à Menzel Bouzayane, dans la région de Sidi Bouzi (centre-ouest de la Tunisie), théâtre de troubles sociaux depuis huit jours sur fond de chômage et de précarité des conditions de vie, a-t-on appris auprès d’un syndicaliste.

Joint au téléphone par l’Associated Press, Mohamed Fadhel, membre du syndicat de l’enseignement secondaire, a affirmé que les affrontements avaient fait un mort et une dizaine de blessés.

Les manifestants ont mis le feu à trois voitures de police qui ont explosé ainsi qu’à un train de marchandises, au local du parti au pouvoir et un poste de la garde nationale dont les agents se sont réfugiés dans une mosquée proche, a déclaré le syndicaliste.

D’après lui, environ 2.000 manifestants ont été impliqués dans ces accrochages qui se poursuivaient dans l’après-midi.

En fin d’après-midi, des renforts de sécurité ont été dépêchés de Sidi Bouzid à bord de quatre autobus, encerclant la ville et en fermant les accès. Des manifestations de moindre ampleur se déroulaient parallèlement à Meknassy, une autre ville de la région. Les forces de l’ordre ont aussitôt mené une vague d’arrestations après avoir procédé à des perquisitions dans des maisons et pourchassé les manifestants.

Sollicitées par l’AP, les autorités n’ont pas commenté ces informations dans l’immédiat.

Les troubles ont débuté vendredi dernier lorsqu’un jeune homme a tenté de se suicider en s’immolant par le feu après s’être aspergé d’essence devant la préfecture. Vendeur ambulant de fruits et légumes et seul soutien de famille, Mohamed Bouazizi, un diplômé de l’université âgé de 26 ans, a voulu mettre fin à ses jours après la saisie de sa marchandise par des agents municipaux.

Lire la suite : nouvelobs.com

Tunisie/émeutes: manifestation à Paris

Une trentaine de personnes ont manifesté à Paris contre “la dictature en Tunisie”, après des heurts survenus dans la ville de Sidi Bouzid, à la suite de la tentative de suicide d’un jeune Tunisien, a constaté un journaliste de l’AFP.

Des manifestants s’étaient rassemblés à l’appel d’organisations basées en France, dont l’Association des travailleurs maghrébins en France (ATMF) ou Solidarité tunisienne.

Sous un froid glacial, les manifestants ont scandé en arabe “A bas la dictature en Tunisie!” ou “L’emploi est un droit, bande de voleurs!”.
Mercredi, la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) avait exprimé “sa vive inquiétude face à la situation en Tunisie après les émeutes” à Sidi Bouzid.

Selon la FIDH, les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre qui ont commencé samedi à Sidi Bouzid (265 km de Tunis), “se sont propagés aux villes alentour” et ont “perduré jusqu’au mardi matin”.

“Plusieurs dizaines de manifestants ont été arrêtés. A ce jour, trois personnes sont toujours détenues par les forces de police tunisiennes”, selon la FIDH, qui réclame leur “libération” et “une enquête impartiale”.

Lire la suite : Lefigaro.fr

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La police interdit par la force aux journalistes de couvrir les événements de Sidi Bouzid

(OLPEC/IFEX) – Depuis le déclenchement des émeutes populaires à Sidi Bouzid (260 km Sud Est) le 17 décembre 2010, qui ont fait suite à l’immolation par le feu d’un jeune diplômé chômeur, d’importantes forces de police ont bouclé la ville interdisant tout accès. La majorité des journalistes qui ont essayé de se déplacer pour couvrir les événements ont fait face à une violence policière.

L’après-midi du17 décembre, Zouhayr Makhlouf, correspondant de http://www.assabilonline.net a été passé à tabac par des agents de la police politique devant son domicile parce qu’il a refusé d’obtempérer à l’interdiction de sortir et rejoindre la ville de Sidi Bouzid. La scène s’est déroulée sous les yeux de sa jeune fille et de sa femme. Zouhayr Makhlouf souffre de nombreuses contusions et hématomes sur son visage et son corps.

Lire la suite : ifex.com

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Deux faits divers tragiques entraînent des troubles sociaux à Sidi Bouzid

Sidi Bouzid est situé à une centaine de kilomètres à l'ouest de Sfax.

La région de la ville tunisienne de Sidi Bouzid (centre du pays) connait des troubles sociaux depuis vendredi dernier. Deux tentatives de suicide en public, ayant fait un mort et un blessé grave, ont déclenché la colère des habitants.

La petite ville de Sidi Bouzid, dans le centre de la Tunisie, est en proie à des troubles sociaux d’une ampleur inhabituelle depuis près d’une semaine. Ceux-ci ont débuté vendredi 17 décembre après la tentative de s’immoler par le feu avec un bidon d’essence d’un homme, devant la préfecture.

Mohamed Bouazizi, un jeune diplômé de 26 ans, venait de se voir confisquer les fruits et légumes dont il faisait le commerce, faute d’autre emploi. D’après l’Agence France presse, il s’agissait de la seule source de subsistance de sa famille. Selon les autorités tunisiennes, qui réagiront plus tard, le jeune homme exerçait « dans un lieu non autorisé » et refusait « de se conformer au règlement ».

Dans un état critique

Celui-ci aurait commis ce geste désespéré après s’être vu interdire de rencontrer le préfet pour se plaindre, d’après l’AFP. Il a ensuite été transporté au service des grands brûlés dans un hôpital de la région de Tunis dans un état critique.

Rapidement, relate le quotidien français Libération, des dizaines de jeunes et de commerçants, choqués, se réunissent pour protester. Pendant le week-end, les rassemblements se poursuivent et dégénèrent : des agents des forces de l’ordre sont blessés, les manifestants sont dispersés avec des gaz lacrymogènes, et plusieurs d’entre eux sont interpelés. Trois d’entre eux étaient encore en détention jeudi à la mi-journée d’après la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH).

Lire la suite : Jeuneafrique.com

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Tunisie : émeutes, la FIDH inquiète

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) exprime “sa vive inquiétude face à la situation en Tunisie après les émeutes” survenues dans la région de Sidi Bouzid (sud) à la suite de la tentative de suicide d’un jeune Tunisien, dans un communiqué.

Selon la FIDH, les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont commencé samedi à Sidi Bouzid (265 km au sud de Tunis), “se sont propagés aux villes alentour” et ont “perduré jusqu’au mardi matin”.

“Plusieurs dizaines de manifestants ont été arrêtés. A ce jour, trois personnes sont toujours détenues par les forces de police tunisiennes”, dit l’ONG qui demande “la libération des derniers détenus” et “une enquête impartiale”.

Tout a commencé le vendredi 17 décembre quand Mohammed Bouazizi, 26 ans, vendeur ambulant de fruits et légumes, s’est fait confisquer sa marchandise par la police municipale, n’ayant pas les autorisations nécessaires. “Devant l’impossibilité de récupérer son bien, il a décidé de s’immoler par le feu devant la préfecture. Gravement blessé, il a rapidement été évacué vers un hôpital de Tunis”, dit la FIDH.

Lire la suite : Lefigaro.fr

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Tunisie: nouveaux troubles dans la région de Sidi Bouzid à la suite du suicide d’un jeune chômeur

TUNIS (AP) — Théâtre de troubles sociaux ces derniers jours, la vile de Sidi Bouzid, dans le centre tunisien, a vécu mercredi soir de nouveaux développements avec le suicide d’un jeune chômeur qui s’est électrocuté du haut d’un pylône de haute tension, a-t-on appris de sources concordantes.

Joint par l’Associated Press, un dirigeant du Parti démocratique progressiste (PDP/opposition), Attia Athmouni, a expliqué que Houcine Néji, 24 ans, s’était donné la mort après avoir escaladé un pylône électrique. “Il a été électrocuté sur le coup au contact de câbles d’une puissance de 30.000 volts et est tombé inerte devant une foule ahurie”, a relaté M. Athmouni, également porte-parole du comité de soutien aux populations de Sidi Bouzid.

Aussitôt après cet acte suicidaire, de “violents affrontements se sont produits entre les forces de l’ordre et la population, la plupart des jeunes. Aux bombes lacrymogènes de la police, les manifestants réagissaient par des jets de pierres”, a précisé M. Athmouni.

Lire la suite : nouvelobs.com

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TUNISIA: Apparent suicide triggers youth protests against unemployment

Tunisian President Zine Al Abidine ben Ali. Credit: Reuters

The apparent suicide of a 24-year-old unemployed man sparked clashes between young protesters and police in the Tunisian central town of Sidi Bouzid, 165 miles south of the capital, Tunis, this week.

A member of the Tunisian General Union for Labour told AFP that Hussein Nagi Felhi was electrocuted after climbing a high-voltage electric pole. The state news agency, TAP, confirmed the death without referring to it as a suicide.

Union member Ali Zarei said that Felhi shouted “no for misery, no for unemployment” before ending his life by touching the pole energized with 30,000 megawatts. The death triggered protests met with tear gas after scores of jobless youths hurled stones at police and set fire to an administrative building in a nearby town.

Unemployment in Tunisia, especially among university graduates, has been a persistent problem amid the North African country’s economic growth. Official figures state that 14% of Tunisia’s workforce is idled. But analysts says the real figure is much higher.

Felhi’s death comes at the end of a turbulent week in Sidi Bouzid, where hundreds of unemployed youths smashed windows, damaged cars and clashed with police after the attempted suicide of another man Friday.

Read more : Los Angeles Times

Tunisie : suicide d’un jeune à Sidi Bouzid, le pouvoir enquête sur un “décès”

TUNIS – Un jeune Tunisien s’est suicidé mercredi soir par électrocution à Sidi Bouzid, une ville du centre-ouest tunisien en proie à des protestations sur fond de chômage depuis le 19 décembre, ont annoncé des sources syndicale et politique concordantes.

Sans confirmer la thèse du suicide, le gouvernement a annoncé un “décès sur place” du jeune homme et une information judiciaire sur les circonstances de l’incident.

“Selon les donnés disponibles, le jeune a été électrocuté après avoir été au contact de câbles électriques d’une puissance de 30.000 volts, lorsqu’il est monté en haut du pylône”, a écrit l’agence gouvernementale TAP.

Le communiqué gouvernemental ne précise pas la raison pour laquelle le jeune homme est monté sur un pylône.

Houcine Neji, 24 ans, a escaladé un poteau électrique en criant qu’il ne voulait “plus de misère, plus de chômage”, avant de s’électrocuter au contact de câbles de haute tension, a dit Ali Zari, un dirigeant syndicaliste.

L’homme est tombé inerte devant une foule ahurie, qui le suppliait de renoncer à son acte désespéré, a raconté Attia Athmouni, un opposant chargé d’un comité d’appui aux habitants de Sidi Bouzid (265 km de Tunis).

Lire la suite : Romandie News

Tunis dénonce une “manipulation” des troubles de Sidi Bouzid

TUNIS (AP) — Les autorités tunisiennes ont dénoncé mardi une “manipulation” et une “instrumentalisation à des desseins politiques malsains” des troubles de ces derniers jours dans la région de Sidi Bouzid (centre-ouest) à la suite d’une tentative de suicide d’un jeune vendeur ambulant qui s’est immolé par le feu devant le gouvernorat (préfecture).

Cet acte de “désespoir” a donné lieu à des accrochages entre la police et des habitants en colère, causant des dégâts matériels et plusieurs blessés parmi les forces de l’ordre. De nombreux manifestants ont été interpellés.

Un communiqué transmis à l’Associated Press en attribue la cause à la persistance du vendeur ambulant qui “exerçait son activité commerciale dans un lieu non autorisé”, dans son “refus de se conformer aux règlements”.

Diplômé de l’université, Mohamed Bouazizi, 26 ans, a tenté de mettre fin à ses jours en s’aspergeant d’essence et en y mettant le feu après la saisie de sa marchandise, des fruits et légumes, par des agents municipaux. Selon une source de l’opposition, c’était le seul moyen de subsistance du jeune homme et de sa famille; dont il était l’unique soutien.

Lire la suite : nouvelobs.com

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Face au gâchis social, la Tunisie ose s’insurger

A Sidi Bouzid, dans le centre du pays, la frustration des «diplômés chômeurs» a explosé en manifestations violentes.

Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali le 16 novembre 2009. (© AFP Alberto Pizzoli)

Une nouvelle fois, la Tunisie a été secouée, ce week-end, par une émeute sociale, qui a pris un tour violent. Ces «jacqueries» à répétition sont, tout à la fois, le symptôme d’un profond malaise social dans un pays cité en exemple pour sa croissance économique et son modèle de développement, mais aussi celui d’une violence croissante envers les symboles du pouvoir.

Cette fois-ci, c’est Sidi Bouzid qui s’est enflammé. Tout a commencé, dans cette petite commune située à 265 km au sud de Tunis, par un banal contrôle dans la rue. Mohamed Bouazizi, un jeune marchand de rues âgé de 26 ans, se voit confisquer ses effets par la police municipale pour commerce illégal. Bouazizi est un «diplômé chômeur», l’incarnation d’un gâchis. Celui de toute une génération incitée à poursuivre des études supérieures mais qui ne trouve pas d’emploi sur le marché du travail et à qui les portes de l’émigration sont fermées.

Lire la suite : Libération.fr

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Tunisie:/violences à Sidi Bouzid: le pouvoir regrette “un incident isolé”

Ces accrochages ont eu lieu samedi entre des forces de sécurité et des habitants en colère pour avoir été empêchés de rencontrer le gouverneur (préfet) de Sidi Bouzid, après la tentative de suicide d’un jeune vendeur ambulant auquel les agents municipaux avaient saisi sa marchandise de fruits et légumes, avait annoncé la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’homme (LTDH).

Les forces de sécurité ont procédé à des arrestations et utilisé des lacrymogènes pour disperser la foule observant un sit-in de protestation devant de la préfecture et scandant des slogans pour réclamer le droit de travailler, en soutien au jeune commerçant.

Lire la suite : eMarrakech.info

Tunisie/Sidi Bouzid, non à un développement à deux vitesses

La région de Sidi Bouzid a vécu le week-end dernier quelques remous, au lendemain de la tentative de suicide d’un jeune commerçant ambulant, diplômé de l’université, rapportent les agences de presse internationales.

Rongé par le désespoir, le jeune homme, âgé d’une vingtaine d’années, a tenté de s’immoler par le feu après s’être aspergé d’essence devant le siège du gouvernorat. Atteint de brûlures graves, il a été transporté à l’hôpital où il est “entre la vie et la mort”. Un drame qui a mis cette ville du Centre-ouest de la Tunisie, à 265km de Tunis, dans l’émoi, et provoqué la colère de ses habitants, à en croire l’AP et Reuters.

Ce drame social regrettable pose encore une fois la problématique du développement régional en Tunisie, voire du modèle de développement dans son ensemble adopté depuis des décennies dans notre pays, qui a longtemps favorisé la capitale et les villes côtières aux dépens des régions de l’intérieur. Puisque, les efforts qui y sont consentis n’ont pas encore produit des résultats escomptés, et ces régions, notamment celles du Centre-ouest, sont encore dépourvues d’un tissu économique digne de ce nom, et souffrent d’un fort taux de chômage, dépassant de loin le taux national qui est aux alentours de 13.3%.

Lire la suite : Gnet.tn

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Riots reported in Tunisian city

Riots such as those that occurred in Sidi Bouzid are rare in Tunisia, a prosperous nation with limited civil liberties

Police in a provincial city in Tunisia have used tear gas to disperse hundreds of youths who smashed shop windows and damaged cars, according to witnesses.

There was no immediate comment from officials on Saturday’s disturbances, and national media ignored the event.

Riots are extremely rare for Tunisia, a North African country of about 10 million people.

It is one of the most prosperous and stable in the region, but civil liberties are severely limited.

Witnesses said several hundred youths gathered in the city of Sidi Bouzid, about 200km southwest of the capital Tunis, late on Saturday.

They were angered by an incident where a young man, Mohamed Bouazizi, had set fire to himself in protest after police confiscated the fruit and vegetables he was selling from a street stall, the witnesses said.

“The violent clashes ended with the arrest of scores of people,” a witness, who requested anonymity, told the Reuters news agency.

Read more : AlJazeera English

Emeute dans une ville de Tunisie après une immolation par le feu

La police d’une ville de province tunisienne a fait usage de gaz lacrymogène dimanche pour disperser des centaines de jeunes gens qui brisaient des vitrines de magasins et endommageaient des voitures, a-t-on appris auprès de témoins. Les autorités n’ont fait aucun commentaire sur ces incidents dans l’immédiat. Selon des témoins, plusieurs centaines de jeunes se sont rassemblés samedi soir dans la ville de Sidi Bouzid, située à 200 km au sud-ouest de Tunis.

Lire la suite : 20minutes.fr

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Tunisie : heurts entre manifestants et forces de l’ordre à Sidi Bouzid

Les accrochages se sont déroulés au lendemain de la tentative de suicide d’un commerçant ambulant dont les autorités avaient saisi la marchandise, alors que le taux de chômage s’avère élevé dans cette région.

Des accrochages ont opposé samedi 18 décembre à Sidi Bouzid, à 265km de Tunis, dans le centre de la Tunisie, des forces de l’ordre et des manifestants mécontents qui tentaient de s’introduire au siège du gouvernorat (préfecture), ont rapporté un témoin et un parti d’opposition.

Ces heurts seraient intervenus après une tentative de suicide la veille d’un jeune commerçant ambulant de fruits et légumes auquel les autorités avaient saisi sa marchandise…

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أحداث سيدي بوزيد تكشف عن شدة الاحتقان في تونس

تقرير: عمر الكدي- إذاعة هولندا العالمية/ خيم صباح اليوم هدوء حذر على مدينة سيدي بوزيد التونسية 210 كلم جنوب غرب العاصمة، بعد مواجهات عنيفة بين المتظاهرين الغاضبين وقوات الأمن. اندلعت المواجهات بعد أن أقدم شاب عاطل عن العمل بالرغم من شهادته العليا، على إضرام النار في جسده أمام مقر الولاية يوم الجمعة، احتجاجا على مصادرة أعوان الأمن لعربة بيع الخضار التي يعتاش منها، بحجة عدم حصوله على ترخيص من السلطات. ووفقا لمحمود الغزلاني الكاتب العام للحزب الديمقراطي التقدمي المعارض في الولاية، فإن محمد البوعزيزي أقدم على محاولة الانتحار بعد أن اعتدى عليه أعوان الأمن وصادروا بضاعته، وعندما تقدم بشكوى لسلطات الولاية وجد الأبواب موصدة في وجهه، وعندها سكب البنزين على جسده وأضرم فيه النار.

البطالة بين الخريجين

ويؤكد محمود الغزلاني في حديث لإذاعتنا أن مصير البوعزيزي لا يزال محاطا بتكتم شديد، بالرغم من انتشار إشاعات عن وفاته، وذلك لأن السلطات تخشى اندلاع العنف من جديد بعد الإعلان عن وفاته. إلا أن جميع الأنباء تؤكد أنه في حالة حرجة بسبب احتراق أجزاء كثيرة من جسده. كما يؤكد الغزلاني أن عدد الذين اعتقلوا على خلفية الاحتجاجات يقدر بأربعين معتقلا، معظمهم من الشباب العاطل عن العمل. وإن خفت حدة المواجهات اليوم الاثنين إلا أنها انتقلت من الاحتجاج العنيف إلى الاحتجاج السلمي، ووفقا للغزلاني فإن عددا كبيرا من الخريجين امتنعوا اليوم عن إجراء امتحان الكفاءة المهنية، كما شكلت لجان لمتابعة الأحداث مثل لجنة المواطنة، بالإضافة إلى لجنة متابعة يشرف عليها الاتحاد الجهوي للشغل. ووفقا للغزلاني يعتصم النقابيون بمقر الاتحاد الجهوي للشغل ويطالبون السلطات بالإفراج الفوري عن المعتقلين، ويؤكد الغزلاني أنه يمكن تهدئة الوضع إذا تفاوضت السلطات بشكل صحيح مع منسقي اللجان.

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