Pour En Finir La Vraie Dictature… Celle Du RCD.

Par WK,

L’expulsion/fuite de Ben Ali n’est qu’un relais à la vraie et ultime liberté. Ben Ali n’a été que le fervent serviteur et premier porte parole de la dictature du RCD. (il s’est d’ailleurs grassement servi).

En fait, si on lit et lie bien les faits, l’étincelle révolutionnaire n’a été déclenchée que par cette mainmise du Parti Unique sur toute forme de privilège économique et social ainsi que sur les richesses et opportunités du pays. La carte du parti constitue un laissez-passer garantissant toute possibilité sans limite de droit, de foi ou de moralité. Elle bafoue l’intelligence du peuple et surtout interdit de plus en plus toute autre forme d’ascension sociale, auparavant possible par le travail et l’éducation (que nos pères ont installée également par le sang et le sacrifice).

Ce n’est pas tant l’existence de cette couleur politique, aussi unique soit elle, qui est viscéralement infectée, c’est le débordement de ce parti sur l’Etat, voire son accaparation et son usurpation de tout l’appareil étatique. C’est aujourd’hui notre VRAIE BATAILLE, pour toute forme de république possible.

On ne peut construire une liberté en fermant les yeux, même si c’est momentané, sur cette frontière complètement floue entre le RCD et l’Etat. Dans une configuration démocratique saine, le RCD devrait servir l’Etat. Nous vivons actuellement l’asservissement de l’Etat par un RCD cupide et étrangleur.

Nous appelons et exigeons la séparation immédiate et complète de ces 2 organes. Et ceci par les 3 actions suivantes :

  • la constitution d’une commission indépendante capable de juger de cette séparation en termes physiques (biens mobiliers et immobiliers, privilèges pécuniaires et en nature, les financements directs et indirects etc.)
  • le retour de tous les fonctionnaires en détachement à leurs postes d’origines pour servir l’Etat et non plus le parti
  • la libération de la Télévision et de la radio NATIOANLES des directives directes de ce parti. Elles devraient dépendre directement d’une commission mixte de l’ordre des journalistes et de la LTDH, seuls capables de garantir la liberté de toute forme d’expression.

Si ces privilèges tombent, les cartes vont tomber aussi… petit à petit !