11 janvier 2017. Six ans, presque jour pour jour, nous séparent de l’an 1 de la révolution. Ou plutôt de ce que la raison médiatique a convenu de désigner comme le couronnement d’un processus de mobilisation protestataire amorcé un mois plus tôt, soit ce que la retenue de la rigueur analytique nous impose de considérer comme un des moments saillants d’un cycle protestataire dont les échos nous parviennent aujourd’hui, charriés dans un film : Thala mon amour fait irruption dans les salles de cinéma.