Non sans causticité, Mustapha Z. de Nidhal Chatta prend la tangente. En frottant son quatrième long-métrage à la dernière lettre de l’alphabet, qui lui sied bien d’ailleurs, l’auteur de l’excellent No Man’s Love (2001), se poste pendant une journée aux côtés de Mustapha, un quadragénaire aussi effacé qu’une journée d’automne où se passe son histoire, à la veille des premières élections présidentielles en post-révolution. Dans la peau de ce chroniqueur radio, Abdelmonem Chwayet trouve un personnage à sa mesure, se démenant mal et en prise avec tout le monde – ou presque. Sa colère n’est peut-être pas loin. Serait-ce cependant une colère de guignol ? Rien n’est moins sûr.