« C’est de la moquette », décrit Riadh, 56 ans, fabriquant de chéchias à rue Sidi Ben Arous, « ce n’est pas une chéchia, ils ne savent pas la faire, ça lui ressemble mais ça coûte 5 dinars ». La chéchia « made in China » n’a rien à voir avec le produit authentique en laine de mouton, passé par 9 procédés avant d’être repassé par Riadh et vendu entre 25 et 50 dinars. Si la chéchia tunisienne est un produit au savoir-faire riche, difficile à contrefaire, la concurrence des copies importées d’Asie affecte les artisans. « C’est déjà un artisanat qui agonise», se désole-t-il.