Peu importe que vous soyez gréviste ou non, peu importe que vous soyez affilié ou non au syndicat IJABA, votre présence prouvera l’union des universitaires quandl’un des leurs est touché par des mesures arbitraires. En effet, notre corps se doit d’être soudé face aux injustices à l’instar de ceux des médecins, des avocats ou des juges. Aussi votre présence est indispensable et vitale pour rétablir la vérité et la justice.

En fait, le mardi 20 août 2019 se tiendront, à partir de 9h, deux conseils de disciplines intentés contre nos collègues Hassen Mekki et Anis Belhaj Brahim. Les procès intentés contre nos collègues sont à l’origine montés de toute pièce et manquent de sérieux. En effet, les rapports rédigés par les services du ministère en charge du dossier montrent des défaillances évidentes, présentent des données biaisées avec un déni dangereux de la réalité et font volontairement l’impasse sur les preuves et les pièces à conviction disculpant nos collègues ; ces rapports peuvent être ainsi considéré, sur le plan juridique, comme une erreur professionnelle grave et un abus de pouvoir.

Voici un bref récapitulatif d’où en sont les universitaires :

Face à leurs revendications légitimes liées au respect de l’échelle salariale et aux multiples actions allant crescendo menées sous l’égide du syndicat IJABA, les universitaires n’ont connu de la part du ministre actuel et de son équipe que de la répression :

  • des salaires gelés pendant 3 mois ;
  • un mauvais traitement, du dénigrement, de la diabolisation et des menaces policières alors que des centaines d’universitaires se relayaient pendant 67 jours à la belle étoile clamant la dignité et un état respectant ses engagements et les droits ;
  • du harcèlement, des menaces de toute sorte et jusqu’à des procès fictifs ;
  • une falsification des résultats des examens et une atteinte au mérite des étudiants et à la crédibilité des diplômes tunisiens au moyen de directives forcées par le ministre ;
  • le prélèvement abusif d’une semaine du salaire des grévistes pour le mois d’Août 2019.

Où allons-nous ?

Aujourd’hui, les collègues sont matraqués, leur revendication au droit à l’échelle salariale est ignorée et leur dignité piétinée, la nouvelle licence unifiée est imposée par la force, l’université française avec 9000 DT comme droit d’inscription va bientôt ouvrir ses portes, les milliers d’universitaires continuent à fuir le pays et près de 5000 docteurs connaissent encore le chômage vu l’absence d’ouverture de postes de recrutement. De toute évidence le présent ministre utilise la politique de la terre brûlée avant de quitter le navire qui sombre inexorablement. D’un autre côté, le syndicat IJABA a toujours été une force de propositions étudiées et raisonnables et n’a jamais refusé undialogue sérieux avec les autorités de tutelle ; mais force a été de constater que le MES n’a jamais eu l’intention de le prendre au sérieux et de coopérer avec une réelle conviction pour trouver des issues à la profonde crise qui continue à traverser l’Université publique.

Que pouvons-nous faire dans l’immédiat ?

L’heure est grave mais notre solidarité, notre détermination et notre croyance en la sauvegarde de l’université publique tunisienne permettront de mettre fin aux abus du ministre et de son équipe.

Le mardi le 20 Août 2019, vous serez devant le MES car votre présence importe au devenir de notre corps. Votre présence apportera un message fort au ministre et aux politiques. Votre présence consacrera une fois de plus que les universitaires forment une grande famille humaniste et solidaire. Votre présence va contribuer au changement, celui au respect que l’on doit aux engagements pris avec les plus hauts diplômés de la nation.

Mardi 20 Août 2019 vous ne manquerez pas au rendez-vous parce qu’il est temps que les universitaires se rassemblent sous une seule et unique bannière et contribuent tous au changement de la triste réalité qu’ils vivent. Stop à l’indignité ! Misons ensemble pour un futur meilleur où l’universitaire trouvera la place et la considération que, grâce à son parcours, il le mérite.

Vive l’université publique tunisienne !