La gauche est clairement laminée. Après la débâcle du premier tour des présidentielles, viennent les tristes résultats des législatives. Toutes les gauches confondues sont aujourd’hui discréditées par les urnes : les radicaux, les modérés et mêmes les pragmatiques, toutes les voies, toutes les niches choisies par les militants progressistes n’ont servi à rien. La gauche partisane mais aussi civile ont  toutes deux failli à trouver une voie pour capter des électeurs lors de deux derniers scrutins nationaux, pour les convaincre et gagner leurs cœurs leur confiance, et par la suite, leurs voix. Une gauche dévastée a fini par être sanctionnée par ses propres électeurs qui sont allés chercher ailleurs et ses sympathisants potentiels qui ne croient plus en elle. Des leaders peu audibles et déchirés par  des querelles non justifiées ont fini par subir les douleurs d’un harakiri public. Tel est le constat tel qu’il est et tel que nous devons l’affronter, sans se voiler la face, si nous, militants de toutes les générations de la gauche, nous voulons nous rendre utiles pour notre pays.

Le temps nous est nécessaire pour mieux  comprendre, analyser et débattre à froid  sans rejeter les responsabilités mais en les assumant. Car face à un tel tournant, surgit le devoir d’honnêteté pour se donner la possibilité de comprendre pourquoi et comment nous en sommes arrivés là. En attendant, commençons d’abord  par distinguer cette défaite de la gauche de la défaite très différente de ceux qu’on nomme, souvent sans nuance, les « modernistes », les « centristes », les « démocrates modérés  ». Ce fourre-tout pose désormais problème, car il veut assimiler la gauche avec des défenseurs farouches de l’ancien régime et de la restauration, avec des pseudo-élites corrompues, avec des droits-de-l’Hommistes non sensibles voire hostiles aux   luttes sociales des plus démunis  et  des exclus, avec des libéraux coupés du peuple  et du pays réel préférant le confort de l’entre soi.

Nous faudra-t-il reconnaître qu’une pareille « famille » dite « centriste » est une construction politique aberrante et vide de sens pour la gauche qui ne fait que perdre son âme et se dissoudre dans une telle nébuleuse sans reliefs. Prendre ses distances, fixer les adversaires, tracer les frontières avec les élites économiques privilégiées est plus vital pour la gauche que continuer à défendre un consensus mou, au nom d’un combat pour la modernité qu’on conçoit toujours par en haut. Adopter l’idée d’une démocratie agonistique qui ne peut être que conflictuelle, et un lieu de vie politique animé  non un consensus dépolitisé, fera également de cette démocratie,  une forme d’expression de conflits et de confrontation d’intérêts divergents.

Par ailleurs, continuer à redonder une langue de bois désuète, archaïque et dépassée ne mène à rien. La dictature du prolétariat ne fait pas un programme d’action politique, d’autant plus que les luttes sociales de nos jours en Tunisie et dans le monde ne sont plus seulement des luttes ouvrières, mais elles sont aussi celles des marginalisés, des exclus, des oubliés, des dominés, de minorités, des jeunes, des femmes etc… Le modèle pris pour penser l’aliénation, l’exploitation et la domination doit changer. Les offenses du néolibéralisme sont tellement agressives qu’elles touchent des larges strates de la société et qu’elles sont globales et envahissantes. En s’acharnant  à  mettre la main sur  toutes les formes de notre  vie sociale, elles s’obstinent à nous déshumaniser. Celles et ceux qui ne le voient pas se trompent de combat. Les colères populaires grondent depuis des années, avant même 2011. Chez nous, chez nos voisins et de par le monde, les émeutes populaires continuent. Le libéralisme est en crise et il n’a pas de réponse pour la planète, pour les sociétés et pour le choc de civilisations, menaçant ainsi la paix mondiale. Un sentiment collectif est largement partagé mondialement : ‘’il est impossible de continuer à gouverner le monde et la planète ainsi.‘’

Le cri de la société d’en bas qui a fait chuter dans notre pays la tête du régime retentit encore et toujours au fond de la population des oubliés : dans les « favelas », dans les régions, sur les lieux de travail, dans les stades et dans les espaces de contestation et à travers les différentes formes d’expressions artistiques « underground ». Il est porté par les jeunes qui développent leurs propres et nouvelles manières de sociabilité et de politicité, ainsi que de nouvelles formes d’engagement spontanées, horizontales et distancées. Une partie de cette jeunesse s’auto-immunise contre l’extrémisme violent, contre les tentations de prendre les embarcations de la mort et du départ. Elle résiste contre le désespoir et elle cherche désespérément une gauche politique qui s’assume et qui résonne avec son cri. Elle ne la voit pas, hélas.

Une multitude des mouvements de contestation est en train d’inscrire son combat dans un cadre légal, en faisant référence aux différents articles de la Constitution de 2014. La lutte pour le droit de manifestation, pour les libertés,  pour les  droits de femmes, pour l’accès à l’eau, à l’éducation, à la santé, au travail digne, à un environnement sain et autres s’inscrivent déjà depuis 2014  dans un cadre référentiel citoyen et civil. D’autres mouvements plus structurés tels que ceux de Jemna, de Manich Msameh, de la lutte contre la violence policière et l’impunité, contre la loi de finances de 2017 Fech Nsetannew et autres ont trouvé un ancrage auprès de la société civile engagée et auprès de médias, alternatifs dans un premier temps puis conventionnels, pour stimuler une forte envie de changement et un deuxième souffle de la Révolution. Ces mouvements qui sont stigmatisés, criminalisés et persécutés, se trouvant souvent seuls défendus dans les tribunaux par quelques avocats volontaires, et avec un faible soutien des acteurs politiques,  ont fini par avancer pour s’auto-instituer comme un nouveau « sujet politique ». Du coup, ils développent des micro-résistances, développent des actions et engendrent des dynamiques propres, expérimentant des nouveaux répertoires  d’action, en dehors des sentiers battus de la gauche politique et civile mainstream et renfermée dans des schèmes idéologiques.

Trois axes de réflexion menant à trois pistes d’actions  méritent d’être proposés rapidement pour un débat nécessaire,  suite à cette insurrection par les urnes que nous sommes en train de vivre, si l’on veut qu’elle ne reste pas en faveur des vagues conservatrices et des adeptes de la restauration :

Embrasser les luttes contre les inégalités sociales

La gauche tunisienne telle qu’elle est aujourd’hui, très attachée à juste titre à ses valeurs humanistes et libertaires, est perçue  comme une gauche perdue et enlisée dans un discours exclusivement  moderniste dominant qui ne la distingue ni de la droite libérale ni d’un  modernisme autoritaire d’un autre âge. Ce « décisionnisme» modernisateur par le haut peut paradoxalement rendre la modernisation conservatrice, c’est-à-dire qui ne suscite pas l’adhésion du public et attise les mécanismes de défense identitaires.

Cet amalgame doit être dissipé, en nous interpellant pour agir, en partant d’une vision globale qui interroge fondamentalement la relation entre l’économie et la société, et qui ne se contente pas de dénoncer les inégalités des revenus et des chances par des  phrases et par des mots parfois déplacés,  dépassés et creux   mais qui nomme les vrais responsables de cette injustice, à savoir les oligarchies, les classes dominantes et  des corrompus parmi les technocrates  qui défendent leurs avantages et leurs privilèges, ainsi que les barons de l’économie  informelle  et  des marchés parallèles. Cette lutte prendra ainsi une allure avant tout économique et sociale puis politique dans une optique de changement fondamental de la position de l’économie vis-à-vis de la société. Cette lutte  se fait nécessairement au nom et avec les démunis, les exclus et les dominés.

Le droit censé être défendu et porté par la gauche est un droit reconnaissant la dimension individuelle et collective des droits économique et sociaux. Et tant que le discours de la gauche reste flottant  et liquide et ne nommera pas les privilégiés responsables et jamais redevables de ces inégalités, depuis des décennies jusqu’à aujourd’hui, la gauche sera incapable de construire un mouvement de changement social. Cette question d’injustice et de plus en plus persistante en Tunisie post- révolutionnaire, puisqu’en voyant leur Révolution usurpée, leur martyrs oubliés et non reconnus, leur souffrance non sentie voire  reniée, les jeunes des régions intérieures et des périphéries sont de plus en plus abandonnés à leur  colère.

Prenons conscience que quand à la pauvreté multidimensionnelle, qui touche   selon les chiffres de l’INS de 2014,  28,87 %  de nos concitoyens (dont 16,88% en zone urbaine et 54,34% en zone rurale), s’ajoutent les blessures morales du déni et du mépris, cette colère ne peut que gronder et prendre des dimensions nouvelles. Les classes populaires ont le sentiment de subir une triple peine, d’abord économique, mais aussi symbolique et politique. Si cette colère refoulée se dirige aujourd’hui  vers les urnes comme autre mode d’expression et d’action, on ne peut  que s’en féliciter, car cette prise de conscience nouvelle chez une partie des jeunes et des acteurs que la voie de changement passe par les urnes et par la légalité constitutionnelle,  est porteuse d’espoir. Elle devrait interpeller la gauche sur la nécessité d’être plus en phase avec cette jeunesse et de revoir son offre politique pour y répondre.

Résister contre les diktats de la mondialisation néolibérale

L’intégration de l’économie tunisienne dans l’économie-monde est avancée comme un signe de modernité et d’ouverture. Les effets négatifs  de cette intégration amorcée depuis des décennies sur notre économie, sur le rôle régulateur de l’Etat, sur les dépenses publiques et autres sont minimisés voire totalement niés et ignorés. L’ancien régime l’a fait pour se maintenir au pouvoir, son autoritarisme, et les intérêts très égoïstes des lobbys, qui le servaient et se servaient, l’ont enfoncé dans une cécité meurtrière. Une telle attitude n’est plus permise après la Révolution. Elever la voix contre cette domination du capitalisme mondialisé est un impératif, dénoncer cette domination euro-centrique que veut nous imposer l’Union Européenne avec le nouvel accord de libre-échange, l’ALECA, place explicitement la gauche sur une orbite d’un mouvement démocrate, patriote et juste. La révision de nos relations économiques avec l’Europe en premier lieu pour un partenariat plus équitable et juste, la décolonialité et la protection de notre économie nationale sont des axes de mobilisation qui donnent à la gauche une voix audible et qui l’inscrivent dans une résistance mondiale contre la domination des marchés dérégulés. Rappelons ici notre critique du consensus de Washington, devenu depuis 1989 la bible de la domination libérale sur le monde. Ce diktat impliquait les ajustements douloureux sur le plan fiscal, commercial et financier du monde du travail et du rôle de l’Etat-providence. Nous en sommes les victimes, mais nous n’en sommes pas les seuls parmi les différents peuples du monde, au nord mais surtout au sud.

Il est maintenant nécessaire pour la gauche de montrer à tous que c’est cette mondialisation néolibérale, prônée par les conservateurs  américains, qui a enfanté ce nouveau conservatisme sociétal, nationaliste, identitaire et xénophobe partout dans le monde, sur lequel surfent les vagues de populismes de droite en Occident même.  Chez nous, c’est ce diktat qui nous plombe, qui nous a enfoncés dans une crise économique, puis sociale et aujourd’hui  politique. L’ALECA qui nous a été proposé et avec la manière dont il nous a été proposé, n’en est que la dernière preuve. Continuer à justifier le néolibéralisme, c’est aussi continuer à subir l’extrémisme conservateur religieux  et le repli identitaire chez les populations le plus touchées par les aléas de cette mondialisation violente.

Mobiliser les jeunes, les acteurs civils et politiques, les syndicats, les agriculteurs  et les militants altermondialistes de tout bord   autour des lignes de mobilisation hostile à cette globalisation financière et spéculative, faisant des marchés les seules instances capables et efficaces pour attribuer des ressources,  s’attaquant au  rôle social et régulateur de l’Etat et nous imposant des rapports commerciaux inéquitables, devient ainsi vital pour la gauche et devrait être au cœur de son combat. Le travail déjà entamé par des  élus de l’ancienne assemblée doit être poursuivi publiquement et à travers une stratégie d’action concertée. Une telle globalisation qui n’a fait qu’accentuer les inégalités   et le développement inéquitable  doit été montrée  du doigt et décriée. Un discours clivant,  engagé et fondé sur des arguments et des faits sur le coût social, écologique et culturel de la globalisation qui donne la parole aux sans-voix et pas seulement au ‘’ savants et experts’’. Ainsi,  joindre l’action à la parole  finira  par jeter les ponts entre une gauche perdue dans la nasse du libéralisme mondialisé et les populations qui en sont les véritables victimes.

Les nouveaux mouvements sociaux se multiplient, se propagent et diversifient les méthodes d’expression contre cette globalisation décriée. C’est à la gauche de leur donner un sens anti-capitaliste et anti-colonial. Le Sud est en train de se révolter contre la domination du Nord impérial. Ce combat est le nôtre. Oui il est possible ce combattre les inégalités ici est ailleurs et en totale solidarité avec les peuples du monde entier : aujourd’hui aussi bien la compréhension du monde que la force pour le changer ne peuvent plus être l’apanage de l’Occident. Penser des espaces de convergences et d’articulations entre les différentes formes et mouvements de résistance, est une tâche que ne peut se réaliser et  un défi que ne peut être relevé  sans effort de créativité et de renouveau. Si on  admet à juste titre que le peuple n’est pas une population donnée, mais qu’il est constitué par des lignes de démarcation de conflits et d’antagonismes, il serait alors  contre-productif  pour la gauche tunisienne de ne pas choisir son camp et de désigner ses adversaires. D’une part, le « nous » représentant la gauche et son champs de bataille est ainsi appelé à être clairement identifié et reconnu, sans brouillage, et d’autre part les ‘’eux ‘’ sont aussi à désigner clairement. Se défendre et exister avec affirmation n’est pas une tare, c’est plutôt agir avec détermination. La puissance émancipatrice  sait ce qu’elle veut, c’est la violence qui est aveugle.

Défendre les libertés, pas la société des individus

Dans notre propre contexte tunisien, nous nous félicitons toujours de nos avancées en matière de droits de femmes, des réformes sociétales et des acquis des libertés individuelles. Sur cette question, nous sommes fiers, confiants  et intransigeants. Notre combat continue pour garantir les libertés individuelles et fondamentales et l’égalité homme-femme, partant de la conviction qu’il n’y a pas de démocratie sans citoyenneté égale et sans respect de droits humains de toutes et tous.  En cela, le chemin ainsi  que  le combat  reste rude, long et pénible, et nous le poursuivrons.

Notre regard sur les  droits des individus et des minorités, tout en s’inscrivant dans un cadre global des droits de l’Homme universels et indivisibles, est en outre appelé à être philosophiquement fondé sur deux convictions organiquement liées. La première est la valorisation de l’individu comme sujet indépendant et autonome, libéré des appartenances collectives contraignantes et accablantes (telles que les liens de sang, les liens tribaux, religieux etc…)  condamnant les individus à la soumission et à l’effacement, doivent être transcendés.

La deuxième conviction est plutôt la critique de toute attitude  individuelle  qui cultive le culte de soi et les comportements narcissiques et égocentriques. Une société composée d’individus séparés, des monades isolés, et désintéressés des autres, est une société à risque.  La domination de cette culture individualiste, prônée par le libéralisme, finira par normaliser les injustices en affirmant que  la méritocratie et les talents sont les seules raisons des success stories et des gloires, alors que ceux qui n’ont pas accès à ces réussites sont les victimes d’eux-mêmes, de leur « paresse » et de leur « quotient intellectuel naturellement faible » !! Peut-on attendre d’une telle société d’individus qu’elle nourrisse toujours et encore le désir de construire le commun et de garantir la cohésion sociale?

Il est primordial pour la gauche de notre pays de défendre un renouveau des rapports sociaux et de solidarité qui portent l’attention nécessaire aux vulnérabilités et souffrances des autres. Ainsi, nous défendrons la citoyenneté sociale qui ne  saurait s’accomplir qu’en rapport dialectique avec la citoyenneté politique. Nous dirons à la fois que toute atteinte à la liberté est en soi une injustice, et que si les intérêts privés  de quelques-uns (riches, élites sociales, détenteurs de pouvoir symbolique) servent de principe d’organisation sociale dans le déni total des droits d’autrui, alors la justice est nécessairement menacée.

La violence économique et la discrimination sociale, conjuguées à un mépris de classes, engendrent une réalité très douloureuse. La honte et l’humiliation sont des émotions fortes et elles engendrent la colère, l’indignation et le ressentiment. Être à l’écoute de cette souffrance, la comprendre et la porter permettra à la gauche de tisser des liens d’affects non idéologiques avec les individus et les groupes sociaux en quête de reconnaissance et revendiquant une « égalité des opportunités » pour vivre comme des citoyens à part entière.

Car ce qui est intolérable pour les jeunes c’est autant  les inégalités économiques que les frontières spatiales, sociales et symboliques qui attisent la frustration d’appartenir à deux Tunisie : l’une souffrante et martyre et l’autre protégée. Si une partie de l’élite urbaine cultivée n’a été que sporadiquement sensible aux souffrances et aux messages répétitifs de la société d’en bas, alors il est grand temps de la secouer en profondeur pour lui faire comprendre que la démocratie pour tous est aussi un idéal de justice sociale.

S’enfoncer davantage dans le juridisme assourdissant et lui laisser l’espace public, porte préjudice à notre transition démocratique. Les nouveaux acteurs sociaux  sont appelés à  envahir  ce même espace pour déplacer le débat vers l’économie, la redistribution des richesses, la bonne gouvernance, le développement régional, et la reconnaissance des droits des marginalisés.

Pour résumer, disons que défendre les droits individuels  ne doit pas se substituer à la lutte sociale. Le projet émancipateur de la gauche et de ses éventuels alliés n’est pas appelé à combattre la modernité, mais à évoluer au sein même des contradictions qu’elle a enfantées. Sans réinventer les luttes d’en bas, la modernité restera un mot galvaudé, pourtant elle a été tout au long de son histoire conflictuelle, complexe et remise en question. Elle ne s’est pas réduite à un simple antagonisme progrès / tradition.

En conclusion, la gauche est certes  mal représentée depuis ce matin  sur la scène politique et institutionnelle, néanmoins,  son poids électoral ne reflète  pas son poids social réel. Le souffle de la gauche est diffus dans le corps social, car il a une raison d’être historique, culturelle et objective. Au nom de la gauche plurielle, nous sommes appelés à reconstruire une identité nouvelle  qui doit être désormais inspirée par une éthique de la responsabilité. La victoire politique viendra avec le temps, par étapes,  mais pas avant que nos efforts de persuasion et de tissage permettent à  l’éclat de nos pensées, à la sincérité de notre engagement et la flamme de nos émotions de  frapper, jusqu’au cœur, le sol populaire.

Le cas échéant, dans l’ambiance régnante, un syndrome de néo-nihilisme politique peut frapper nos esprits et nous paralyser. Maintenant, la pensée libre et courageuse, la volonté d’agir nous permet de dire : « Et pourtant, nous continuerons ».