De nombreuses espèces se raréfient autour de nous. Nous avons détruit leurs habitats et avons créé des dysfonctionnements dans les écosystèmes naturels, dont certains sont irréversibles. Des dysfonctionnements constatés, on peut signaler la raréfaction des chauves-souris et des insectes pollinisateurs, ainsi que de plusieurs autres groupes animaux.

L’avidité du gain associée aux dogmes du productivisme nous a menés à cette situation. Le manque de suivi des milieux naturels rend la détection de ces phénomènes très ardue, surtout par des observations discontinues dans le temps. Un seul exemple : l’envahissement de tous les espaces par les déchets plastiques nous est devenu familier, sans que nous ne soyons quelque peu indignés. Nous nous familiarisons avec la laideur et nous ne posons pas de questions sur ses causes ou les manières d’y remédier !

L’extension phénoménale de nombreuses espèces exotiques et envahissantes passe tout à fait inaperçue pour la majorité d’entre nous. L’exemple de la morelle jaune est édifiant. Cette plante fait désormais partie de nos paysages, et personne ou presque ne s’interroge sur les causes et les conséquences de cette extension. Quasiment aucune voix ne s’élève pour exiger une explication du phénomène, déterminer son étendue et identifier les méthodes les plus efficaces pour le contrer (photo 1).