Bien qu’on se garde difficilement de le jeter avec l’eau du bain, il y a lieu de comprendre pourquoi le premier long-métrage de Majdi Lakhdar, Avant qu’il ne soit trop tard, pose plus de problèmes qu’il n’en résout. Ça part pourtant d’une idée pas inintéressante : une famille se retrouve coincée quand le plafond de sa maison délabrée s’écroule. Aux quatre coins du tableau : un père de famille à la recherche d’un trésor enfoui sous sa maison, une mère à bout, un fils qui vivote et sa sœur qui tente de croire en son avenir. C’est la règle des trois unités – de lieu, de temps et d’action – qui sert ici de devise. Cela pourrait suffire, à la seule condition que ça ne flanche pas au bout de vingt minutes.