Il serait facile de réduire Sur la transversale à une leçon d’histoire digeste. S’y mêlent trois ordres de référence que le film ne va cesser d’articuler. Entre le syndicalisme, le football et la politique, le mélange des genres y est-il de mise ? Une chose est sûre : ce n’est pas vers les ressorts de leurs liaisons dangereuses que se tourne ici Sami Tlili. Le ballon rond y est plus qu’un prétexte, et les enjeux du récit tout autres que le sort apparent d’une frappe en lucarne. Si le film revisite, recto et verso, une page de l’Histoire de la Tunisie indépendante, s’il la brosse dans le sens des crampons, il est parfois victime de ses qualités. Il convient donc de mettre un peu de nuance dans l’éloge.