Le jeudi 26 novembre 2020 n’a pas été une journée ordinaire dans la vie des journalistes tunisiens. Dans les salles de rédactions comme sur les plateaux des chaînes de radio et de télévision, la situation  du secteur de la presse et des médias a relégué au second plan le reste de l’actualité nationale. En cette journée  de colère, plus de deux mille journalistes ont en effet arboré le ruban rouge de la contestation.

Les manifestations menées par les journalistes ont eu lieu dans la capitale et les régions. A Tunis, elles ont été marquées par les accrochages avec les forces de sécurité qui ont tenté d’empêcher les protestataires de se rassembler devant le siège du gouvernement à la Kasbah. Le Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT), qui a appelé à ces manifestations, a décrété une grève générale pour le 10 décembre prochain, le jour de l’anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme.