Dans la première zone du parc de Bou Hedma, la principale source d’eau provient du captage des sources se trouvant dans la partie nord. Pérennes, elles ont un débit important. Leur parcours dans le parc est matérialisé par les palmiers qui poussent sur la bordure du canal acheminant l’eau. Cette conduite à ciel ouvert sert aussi à l’alimentation en eau d’abreuvage des animaux qui vivent dans le parc, tout comme à l’arrosage de la collection de cactus, des eucalyptus et des espèces plantées autour du Bordj (construction coloniale constituant le centre du parc et autour de laquelle se trouvent le reste des bâtiments).

Le long de cette conduite, ont été établis trois bassins (deux nouveaux et un ancien). La création des nouveaux bassins a été faite sur la base de l’observation de l’ancien, localisé au nord du Bordj. Ce premier bassin était assez étendu, mais peu profond. Son fond est tapissé d’une bâche en plastique pour limiter l’infiltration et était continuellement alimenté par la conduite d’eau. La vase charriée par la conduite a permis l’installation d’une végétation aquatique et des Amphibiens qui s’y reproduisaient. Autour de la mare, une végétation luxuriante s’est développée. La création de ce milieu a permis d’attirer des Oiseaux d’eau sur leur passage migratoire et parfois même de s’y reproduire, au moins une année (Blongios nain).

Les nouvelles mares créées étaient très différentes de la première. Plus profondes, mais dont le fond et les bords ont été tapissés de pierres. Leur constructeur semble avoir plus obéi à des considérations esthétiques que de conservation. Elles sont alimentées en eau par des conduites enterrées en PVC. Comme l’eau contient des sédiments en suspension, les conduites ont fini par se colmater et la végétation n’a pas pu s’y développer…