Dans le cadres des activités de mon association « L’MNARA », on a lancé le projet « J’ha et compagnie » qui est une formation professionnelle d’animateurs spécialisés en animation pour enfants hospitalisés.

Ce projet est né d’un constat celui de l’absence totale d’accompagnement auprès des enfants hospitalisés. Ces enfants parfois porteurs de pathologies lourdes nécessitants de longues durées d’hospitalisation, sont seuls face à l’angoisse de l’hospitalisation. Aucun encadrement institutionnalisé n’est mis en place. Les associations travaillant dans ce cadre font appel à des bénévoles sans aucune formation et dont la présence est aléatoire. Un réel besoin d’animateurs spécialisés existe. Ces derniers seront aptes à proposer des activités adaptées à ces enfants sans entravées le bon déroulement des soins et même en aidant le personnel médical à leur faire accepté des thérapeutiques parfois très douloureuses.

Ce projet présente par ailleurs un volet culturel car ces animateurs vont faire revivre notre patrimoine de contes populaires en jouant, en les chantant et en les dansant.

Ce projet, nous l’avons soumis à la direction de la cité des sciences afin de disposer d’un local pour faire la formation.

Nous demandions un local parmi les dizaines disponibles et non utilisés.
Citons par exemple, la résidence aménagée pour les conférenciers qui reste déserte ; ou encore la salle de sport aménagée pour le personnel et fermée depuis plus d’un an.

On nous a alors proposé une location ; Une institution étatique comme la cité des sciences offre des locaux à louer à des associations.

On nous a offert un local faisant 3 mètres sur 6 (sans toilettes) à 300 dinars par mois pour la durée de la formation. Pressé par le temps, nous avons du accepter. Bien entendu, nous n’avons eu le local qu’un mois après la date demandée et après une dizaine d’aller retour et de demandes entre les différents bureaux de cette administration sclérosée répartie sur deux bâtiments.

Cette institution emploie une dizaine de gardiens pour garder les portes d’accès qu’ils sont seuls avec les membres de l’administration à pouvoir ouvrir.
On s’est vu infliger un interrogatoire policier pour pouvoir passer chaque porte.
Après le début de la formation, nous avons réalisé que le local octroyé était trop petit. On a alors demandé une extension vers le local adjacent qui ouvre sur le notre par une porte fermée et une grande fenêtre.

Le directeur a refusé de nous rencontrer. Ce refus est indirect car il est impossible d’accéder même au bureau de sa secrétaire.

On s’est vu refuser notre demande parce que selon la secrétaire, le local allait être loué. Voilà une semaine et le local est toujours libre.

Nous sommes revenus à la charge parce que la formation était entravée par la petite taille du local, et nous avons « osé » demander la salle de sport du personnel inutilisée depuis plus d’un an.

Toujours pas de réponse.

Je me demande comment une institution comme la cité des sciences est devenue un supermarché.

Pourquoi refuse-on des locaux non utilisés à des associations ?

Je ne sais pas comment était cette administration mais l’état actuel des choses est juste révoltant.

A bon entendeur