revolution-Tunisie

Par Monica,

Quand bien même en Egypte il s’agirait d’un putsch militaire. Quand bien même ce putsch aurait été fomenté avec l’aide des peu reluisants Émirats arabes unis et Arabie saoudite. Quand bien même ce putsch aurait reçu la bénédiction des anciens apparatchiks et hommes d’affaires égyptiens subitement reconvertis en vertueux opposants pro-démocrates.

Oui, même si ce scénario de complot bien orchestré était rigoureusement exact, soyons sérieux, faire passer les Frères musulmans égyptiens pour d’innocents et naïfs politiciens œuvrant pour la démocratie et le bien de l’Humanité, c’est comment dire … un peu fort de café !

Qui peut encore être dupe ? Non, l’islamisme n’est pas compatible avec une quelconque idée de démocratie. Ni en Égypte ni en Tunisie ni ailleurs. Et ne le sera jamais. Islamisme et démocratie sont juste antagonistes. Deux mondes parallèles qui ne se rejoindront jamais.

Et n’en déplaise à tous les VRP de l’islamisme (Ramadan & cie), qui ont le temps et les moyens d’ergoter et de tromper leur petit monde à l’infini tout en restant bien planqués au chaud dans les démocraties occidentales, la farce a fait son temps. On l’a enfin compris en Tunisie : rien de bon ne peut venir de cet islamisme d’importation. Ni démocratie, ni liberté, ni paix, ni justice.

C’est une question de temps. On ne se transforme pas après plus d’un demi-siècle de dictature et d’infantilisation politique en ténor de la démocratie sur un coup de baguette magique. Mais une troisième voie semble bel et bien se dessiner en Tunisie. Et elle augure des lendemains meilleurs.

Cette troisième voie est celle des Tunisiens et Tunisiennes, de toutes catégories sociales, des villes comme des campagnes, qui ont compris que l’islam politique vouait la Tunisie à l’enfer, et qu’ils n’en voulaient pas.

Cette troisième voie est celle des Tunisiens et Tunisiennes, de toutes catégories sociales, des villes comme des campagnes, qui ont compris que l’opposition n’était pas non plus une blanche colombe rompue au jeu démocratique et qu’il faudra l’avoir à l’œil, et ne rien lâcher.

Cette troisième voie prend forme petit à petit. Elle est la voie du bon sens et de la raison.

La voie de ceux et celles qui veulent aller de l’avant. De ceux et celles qui savent qui ils sont et qui n’ont pas besoin que ceux venus d’ailleurs le leur expliquent.

La voie de ceux et celles qui ont compris que démocratie, liberté, dignité et paix ne viendront pas d’un homme, d’un gouvernement ou d’un parti, mais d’eux-mêmes. Et qu’ils sauront se faire entendre et l’obtenir.

C’est la voie de ceux et celles qui veulent vivre dans une société ouverte et tolérante où chacun aurait sa place. C’est la voie de l’avenir sur un passé obsolète. C’est la voie de la lumière sur l’obscurité. Et elle triomphera.