Menace-terroriste_NGArticleFull

Par Observateur Etranger,

Je félicite la jeune journaliste-citoyenne, Nawel Bizid, auteur de cet article bien pensé, bien structuré et bien exprimé, pour avoir attiré l’attention et réveillé la conscience civile sur ce grave épisode de terrorisme qui vient de se vérifier en Tunisie en marges des activités de sécurisation du nouveau gouvernement de transition de M. Jomaa. Je suis agréablement surpris par la maturité politique et civile de notre jeune journaliste-citoyenne, qui dénonce ici justement “une réaction indistincte”.

Il y a des éléments nouveaux qui nous font réfléchir, en absence d’un écho médiatique important, comme serait normalement le cas. Seul le journal en ligne tunisien francophone BUSINESS NEWS a tenu l’attention réveillée sur l’arrière-scène de cette embuscade terroriste, qui n’a pas suscité une réaction prompte, mais le silence-radio de la présidence à Carthage, malgré la mort des plusieurs agents de forces de l’ordre.

Pour reprendre les mots du site BUSINESS NEWS :

En effet, un habitant de Jendouba a indiqué, mardi dernier à une chaîne de télévision privée, qu’il a vu un groupe de personne sur la route vêtus d’uniformes militaires quatre heures avant l’opération terroriste et qu’il en a informé le chef du poste de la Garde nationale, mais ce dernier n’a pas pris l’information en considération et n’a pas pris les mesures adéquates.
Business News

Si la piste est bonne, et cela me semble le cas, il s’agit d’une organisation complexe et non l’exploit terroriste d’un groupuscule salafiste. J’avais posté des commentaires sur cette page et dans d’autres articles d’informations, avec le même pseudonyme qu’ici, dont je veut reproduire le contenu. Je n’hésiterais pas à souligner les responsabilités du chef des Frères musulmans de Tunisie, sous logo Ennahda, Rached Kriji alias Ghannouchi, dont je connais le parcours dans le moindres détails, aussi pour avoir contribué à la rédaction de l’article de l’encyclopédie en ligne Wikipédia le concernant.

Nous avons d’abord la technique, qui a été exploitée par le Front islamique en Algérie (FIS), une autre fondation politique islamiste du cheikh Ghannouchi au début des années ’90, suite à son expatriation tunisienne, groupe perpétrant par la suite un terrorisme abominable… C’est suite à l’échec politique en Tunisie que Rached Ghannouchi a radicalisé son discours et mis en oeuvre une campagne de soutien trans-national à ce mouvement islamiste de combat, notamment par le biais de Ali Larîdh (selon la transcription de son nom à l’époque, avant sa ‘qatarisation’ récente, comme pour Rafik Bouchleka).

Dans l’affaire de l’embuscade terroriste à Bulla Regia, nous avons assisté à une logistique sophistiquée en équipement d’armes et d’uniformes, qui sont normalement apanage des commandos étrangers experts, si non le signe gravissime d’une infiltration de l’Armée nationale tunisienne, comme le MTI-Ennahda avait déjà essayé par le passé…

Secundo, le synchronisme au niveau international. Considérant que samedi 15 février c’était le début du procès contre le président égyptien déchu Mohammed Morsi, issu des Frères musulmans, nous avons eu l’attentat en Egypte près de Taba contre un bus touristique, revendiqué par un groupe terroriste proche des Frères musulmans. Un échange sur l’adresse officielle d’une messagerie instantanée de la Confrérie, a révélé leur participation idéologique à cet attentat brutal visant à déstabiliser le marché touristique en dépit des efforts sécuritaires du maréchal Sissi…

Parallèlement, le groupe terroriste Boko-haram, affilié dans le même financement terroriste pour l’instauration de la charia islamique “contre l’éducation et les libertés occidentales”, massacre ce même jour de samedi 15 février plus de cent Chrétiens dans la population civile au Nigéria

Tertio, en utilisant la technique de dissimulation parfaite de la ‘taqqiya”, cheikh Ghannouchi, notoirement ancien activiste khomeyniste et en suite agent au service de renseignement britannique MI6, appelle “à la lutte contre le terrorisme”. Un terrorisme que lui même a contribué à s’organiser en l’occultant dans son installation progressive dans le djebel, depuis la Libye déstabilisée, pour en recevoir la couverture en chantage politique et gagner des points dans un rôle démagogique plus percutant …

Nous avons en suite à réfléchir sur les révélations faites par le colonel major Moussa Khalfi, ancien chef des services de renseignements militaires, sous Ben Ali de 1988 à 2000, ce soir du vendredi 21 février 2014 lors de l’émission de Hamza Belloumi, « Le 8ème Jour » sur Ettounissiya, concernant l’aile militaire secrète d’Ennahdha. Ce qui peut nous porter à une hypothèse terrible que j’exprime sur le point 2 : une infiltration actuelle de l’Armée nationale tunisienne par des unités islamistes-djihadistes au service des intérêts de la Confrérie.