David-Salomon

Remarque : L’article est long et technique avec des arguments coraniques, bibliques et historiques. Il s’adresse à des lecteurs intéressés par le sujet et est, en quelque sorte, la suite du précédent article (Chouyoukhs 11) sur le Messie et Israël.

Dans cet article, Jinn Dukhani s’attaquera encore une fois à une évidence incontestée, unanimement admise, aussi bien par les savants juifs, chrétiens, musulmans qu’athées. L’hérésie du jour sera d’affirmer que les deux plus prestigieux Rois d’Israël, à savoir David et Salomon, n’étaient ni juifs ni Rois d’Israël, mais plutôt Zoroastres et Perses. L’histoire était tellement belle que les scribes d’Israël n’ont pas résisté à la tentation de se l’approprier.

Et puis franchement, Jinn Dukhani ne voit pas ce que David et Salomon seraient allés faire chez ceux qui ont renié le Messie. Jinn Dukhani est dans la continuité logique de son délire qui considère que les Nassara du coran sont les Zoroastres, que l’injeel est les Gathas et le que le Messie a eu du succès principalement en Perse sous le nom de Zarathushtra.

L’esprit sain du lecteur va avoir encore avoir un sacré boulot à faire avec cet article.

Qui est dans la lumière ? Qui est dans les ténèbres ?

L’esprit sain a un devoir de vérité et se doit de confronter les arguments en dehors des préjugés, des traditions et des ragots et fables invérifiables. Sans doutes, sans esprit critique, il devient trop facile aux ténèbres de se faire passer pour les lumières.

Commençons par le plus facile. Pour rejeter les David et Salomon Juifs dans le monde des mythes et légendes, on se contentera d’appeler à la barre un historien parmi d’autres, un esprit sain d’origine juive et israélite, Ze’ev Herzog, archéologue à l’université de Tel Aviv, qui déclara dans le journal Haaretz, tout aussi Israelite :

Ceci est ce que les archéologues ont appris de leurs fouilles dans la terre d’Israël : les Israélites ne furent jamais en Egypte , n’ont pas errés dans le désert , n’a pas conquis la terre dans une campagne militaire et n’y sont pas passés avec les 12 tribus d’Israël . Peut-être encore plus difficile à avaler est que la monarchie de David et de Salomon, qui est décrit par la Bible comme une puissance régionale , était tout au plus un petit royaume tribal. Et il viendra comme un choc désagréable pour beaucoup que le Dieu d’Israël, YHWH, avait une compagne féminine et que la religion israélite a adopté le monothéisme seulement dans la période déclin de la monarchie et non au mont Sinaï.

Pas moyen donc de faire coller la mythologie juive avec la réalité historique et archéologique. L’ironie de l’histoire a fait qu’il est revenu a ceux qui croient le plus à cette mythologie de faire tous les trous qu’ils veulent dans le sol de leur “terre ancestrale” pour constater ce néant archéologique. C’est beaucoup plus crédible. Mais pour votre Jinn, David et Salomon ont forcément existé, puisque le coran en parle:

38-35 قَالَ رَبِّ اغْفِرْ لِي وَهَبْ لِي مُلْكًا لَّا يَنبَغِي لِأَحَدٍ مِّنْ بَعْدِي إِنَّكَ أَنتَ الْوَهَّابُ Salomon dit : «Seigneur, pardonne-moi et fais-moi don d’un royaume tel que nul après moi n’aura de pareil. C’est Toi le grand Dispensateur».

C’est donc rien de moins que le plus grand royaume de tous les temps dont les traces auraient été perdues par nos archéologues et historiens. Est ce ténèbres ou lumière que d’accepter une énormité pareille ? Les lecteurs de Jinn Dukhani ont compris depuis bien longtemps que ceux qui suivent Israël, soit l’ensemble de la prêtrise, inspirée par Satan (esprit de la bêtise et du mensonge), sont dans un aveuglement inégalé. Laissons donc de côté les ridicules inscriptions qui justifieraient l’existence du plus grand royaume de tous les temps (rigolez ici par exemple) et demandons à l’histoire sa meilleure proposition en super méga royaume. Quelque chose qui fait un minimum sérieux côté monuments.

L’empire Perse des Achéménides lève alors spontanément le doigt. “Coucou”, nous dit -il.

Certains diront: “Non, ce n’est pas possible. Le mensonge serait trop grand”.

Ben voyons!

D’autres diront: “Jinn Dukhani ne va quand même pas dire qu’il a, là aussi, des arguments coraniques! Pas possible que nos grands savants soient passés à côté de ça ?” Ben voyons!

Ca fait bien longtemps que Jinn Dukhani et ses lecteurs ont dépassés ce stade. L’histoire, chez les poilus de la face qui se font passer pour des savants, n’est qu’une interminable litanie de ragots érigés en science.

Reconstituer ce qui s’est réellement passé chez les Perses Achéménides n’est pas chose facile pour trois raisons. La première est que le gros de leur histoire a été rapporté par leurs ennemis Grecs. Les grandes batailles entre Perses et Grecs sont nombreuses dans l’histoire. La seconde est la théologie tout aussi savante que mensongère développée par l’Israël Juif. Et la troisième raison est la quasi totale destruction par l’Israël islamique de l’histoire et de la culture Perse.

Il se trouve, heureusement, que les deux siècles derniers ont été très riches et très instructifs et ont permis de redécouvrir beaucoup de choses sur ce qu’était le royaume des Achéménides. Ce qu’on appelle rouleau de Cyrus et Inscription de Behistun (associée à Darius I), nous apportèrent des informations inédites provenant des Achéménides eux mêmes. Pendant ces deux derniers siècles, nous avons même assisté à une résurrection de Zarathoustra au sens qu’après le déchiffrage de la langue de Gathas, on a enfin pu redécouvrir le message de Zarathushtra (Les mages Zoroastres l’ont psalmodié pendant des siècles sans rien comprendre aux mots. Un peu comme nos imams et oulémas avec le coran). En un sens, il y a re-résurrection de Jésus, une résurrection du Coran et de Muhammad, et une résurrection de l’ennemi de toujours, au sommet de sa forme, à la tête d’un Etat dominateur, grand fiston du grand baragouineur suprême, Israël l’antéchrist. Pour ne rien vous cacher, vu la qualité des résurrections, il y a de très fortes chances que nous soyons entrain de vivre une grande époque “messianique”.

Pauvres athées, plongés comme ils sont dans l’introspection de leurs amas luminescents de neurones scintillants, ils ne vont encore rien comprendre à ce qui arrive dans le monde. Pour eux, ce n’est pas facile de digérer la résurgence d’un nom aussi chargé d’histoire religieuse qu’Israël. Un nom auquel tout l’occident et une bonne partie du monde musulman fait désormais allégeance, de façon avouée ou non, pour les raisons les plus tordues qui soient. La sincérité et la vérité n’ont jamais été le point fort de notre bon vieux Israël qui tient toujours à assujettir le Messie pour ses histoires de royaume terrestre ici-bas.

Jinn Dukhani dispensera ses lecteurs de discussions à rallonge et associera illico presto David à Cyrus le Grand et Salomon à Darius I. Cyrus, fondateur de l’empire, régna de 559 avant JC à 530 avant JC. Darius de 521 av JC à 486 av JC. Que le lecteur juge par lui même, dans ce qui va suivre, le sérieux de l’authentification par votre Jinn dévoué.

Les lecteurs du Coran savent qu’Allah n’est pas en situation d’échec dans la transmission de sa parole. Allah a clairement mandaté Satan (qui fait son boulot correctement) pour égarer ceux qui rejettent, avec ou sans hypocrisie, sa guidée. Le coran est écrit d’une extraordinaire façon, racontant une histoire pour ceux qui l’étudient d’une façon légère, en accordant le crédit à Israël et ses imams de tous poils, et une autre pour ceux qui l’étudient sérieusement. Le mot Deen, traduit par religion, signifie lien entre une partie faible et une partie forte. C’est le même terme qui traduit la relation entre un emprunteur et son banquier. Et Allah, qui n’a rien d’un dictateur, attend que ses fidèles viennent à lui, dans une relation consentie, par libre choix. Allah répète plusieurs fois qu’il pourrait guider tout le monde s’il le voulait. Mais ceux qui le font spontanément, par conviction, ne sont pas comme ceux qui le font par obligation ou par mimétisme social. Ca ne compte vraiment pas pareil.

Nous avons vu dans Chouyoukhs 11 comment le coran donne des pistes claires pour identifier le Messie. Ce qui n’empêche pas “nos savants” de confondre la copie, ressuscitée par Saint Paul et les évangélistes, avec l’original.

L’identification de Salomon et David est néanmoins plus complexe tant le monde Perse et la culture Zoroastre sont tombées dans l’oubli et sont étranges au lecteur. Mais Jinn Dukhani commence à avoir un certain doigté pour faire pénétrer la lumière dans les ténèbres (ou les ténèbres dans la lumière, question de point de vue).

Ceux qui ont lu l’ancien testament (partie juive de la bible chrétienne) savent que les Perses sont très présents. Les livres de Jonas, de Daniel, d’Esther et de Tobias, sans être exhaustif, ont pour cadre des territoires sous domination Perse. Le Talmud de Babylone a été rédigé sous domination Perse. Cyrus est même qualifié de Messie par l’ancien testament pour avoir libéré les juifs et autorisé la “reconstruction du temple” à “Jérusalem”. Et il ne fait aucun doute, même chez les contradicteurs de Dukhani, que Cyrus et Darius étaient Zoroastres, bien monothéistes, rendant hommage à Ahura Mazda, le Dieu unique, chez les Perses.

Le golfe persique représente ainsi la ligne de démarcation entre les deux grands pôles religieux de l’antiquité. Le pôle Yahood Occidental avec sa mythologie Israélite et le pôle des Nassara du coran, à savoir le monde des Aryens, des Perses et des asiatiques. Zarathoustra y passe plus pour être un sage qu’un messager d’Allah. Pythagore se disait l’élève de Zarathustra et Aristote disait que son maître, Platon, tirait de lui toutes ses connaissances (désolé pour les athées hellénistes). Dans le monde asiatique, la religion est beaucoup plus sagesse que prophéties et lignées prophétiques. Bouddha et Confucius en sont d’excellents exemples.

Outre la séparation entre Yahood (juifs) et Nassara (Zoroastres) dans le coran, les deux pôles religieux sont identifiés par les deux “villes” mythiques et mystérieuses du Coran: Medina et Médian, qui tirent leur racine du mot récemment évoqué Deen. Le deux formes linguistiques sont très proches. La forme Médian (madyan) renvoie clairement à un lieu où à un temps (même forme par exemple pour maktab et kataba). La forme Médine renvoie à un endetté, à quelqu’un qui a des comptes à rendre et pour clore tout débat, on fera témoigner Allah par une tartilade puisque cette forme est utilisée dans ce sens dans les versets (37-53;56-86). Le sens de ville associé généralement par les arabophones au mot Médine a une très faible assise linguistique. Une racine avec une seule dérivation. Comme un cheveu sur la soupe. Un mot qui n’aurait pas existé en arabe avant le coran selon Youssef Seddik (???)

مدن (مقاييس اللغة) الميم والدال والنون ليس فيه إلاّ مدينة، إن كانت على فعيلة، ويجمعونها مُدُناً.

Jinn Dukhani renvoie ses lecteurs au 9eme opus de la série Chouyoukhs pour une désintoxication par rapport aux croyances relatives à Meccaland et Medinaland, les deux plus grands parcs d’attraction religieuse de l’Israël islamique.

C’est donc naturellement que nous allons commencer notre enquête coranique par une “tartilade” (arrangement exhaustif des versets) concernant Médine et Médian.

Medina et ses occurrences dans le coran

Medina est un lieu avec des Aarab autour (9-101; 9-120). Aarab, nous l’avons déjà vu, a une racine qui renvoie vers une langue claire et n’a rien à voir avec la race. Le terme Aarab, qui renvoie à ceux qui parlent le plus ou mettent en pratique cette langue, nous renvoie illico vers le sud de l’Arabie.

Passons sur 36-20 qui ne donne pas d’indication. Médine est surtout réputée comme étant la ville de Moise et de Firaoun (28-18;28-20;28-15;20-40; 7-123). Nous sommes donc au cœur du pôle dit juif.

Médine est aussi le lieu ou le peuple de Thamūd a rejeté le prophète Salih (27-48). Nous Retrouvons aussi Youssef (Joseph) emprisonné chez le roi de Médine (12-31). Nous avons déjà vu que cela n’avait rien avoir avec l’Egypte (Misr) qui est associée à Joseph (12-21,12-99) et Moise (2-61,10-87, 43-51). Misr signifie citadelle. Nous avons vu aussi que le Roi de Médine dans l’histoire de Joseph est qualifié de Roi alors que celui de Moise, aussi à Médine, était qualifié du terme péjoratif de Firaoun, soit petit chef. Médine est aussi associée à Lot (15-67).

Dans le Coran, Salih et le peuple de Thamud, sont souvent mentionnés avec le Prophète Hud et le peuple de Aad ((9-70;14-9;22-42;25-38;29-38;40-31;41-13;69-4).

Le coran, précis, déclare que le peuple de Aad a succédé au peuple de Noé (7-69) et que le peuple de Thamūd a succédé au peuple de Aad (7-74).

Pour bien ancrer tout ce beau monde dans le pôle juif, Moise, au verset 14-9, rappelle “aux israélites”, les peuples de Aad et de Thamud qui les ont précédés. Nous sommes bien dans la même culture. Le nom de Yahood (juifs) est d’ailleurs de la même racine que le prophète Hud, renié par les Aad. Ce n’est certainement pas un hasard. La tradition parle d’un tombeau de Hud à Hadramout au Yemen (on y reviendra sachant que Jinn Dukhani est le premier à reconnaitre que ces histoires de tombeaux ne veulent rien dire). D’ailleurs, il y a, dans 17-3, une référence claire aux fils d’Israël comme étant la descendance de ceux qui étaient sur l’arche de Noé, dont le peuple a précédé les Aad et Thamud.

Il est temps d’appeler maintenant à la barre une personne jugée digne de foi par le coran dans le gouvernement (ou entourage) de Firaoun:

40-30 وَقَالَ الَّذِي آمَنَ يَا قَوْمِ إِنِّي أَخَافُ عَلَيْكُم مِّثْلَ يَوْمِ الْأَحْزَابِ Et celui qui était croyant/fidèle dit : «Ô mon peuple , je crains pour vous un jour semblable à celui des “coalisés”.
40-31 مِثْلَ دَأْبِ قَوْمِ نُوحٍ وَعَادٍ وَثَمُودَ وَالَّذِينَ مِن بَعْدِهِمْ وَمَا اللَّهُ يُرِيدُ ظُلْمًا لِّلْعِبَادِ Un sort semblable à celui du peuple de Noé, des Aad et des Thamud, et de ceux [qui vécurent] après eux». Allah ne veut [faire subir] aucune injustice aux serviteurs.

Amusant n’est ce pas ? Il semble bien que Firaoun et son’ entourage avaient une culture “juive”. En réalité, Firaoun était carrément une sorte de rabbin. C’est au nom de la religion qu’il voulait tuer Moise (40-26). Et bien sûr, il se déclarait comme unique “Rabb/Educateur dans ce domaine”, sorte de Sanhedrin juif. D’ailleurs, pour bien enfoncer le clou, le coran, dans le verset 40-34, par la bouche de notre bavard témoin des versets 40-30 et 40-31, déclare:

40-34 وَلَقَدْ جَاءكُمْ يُوسُفُ مِن قَبْلُ بِالْبَيِّنَاتِ فَمَا زِلْتُمْ فِي شَكٍّ مِّمَّا جَاءكُم بِهِ حَتَّى إِذَا هَلَكَ قُلْتُمْ لَن يَبْعَثَ اللَّهُ مِن بَعْدِهِ رَسُولًا كَذَلِكَ يُضِلُّ اللَّهُ مَنْ هُوَ مُسْرِفٌ مُّرْتَابٌ «Certes, Joseph vous est venu auparavant avec les preuves évidentes, mais vous n’avez jamais cessé d’avoir des doutes sur ce qu’il vous avait apporté. Mais lorsqu’il mourut, vous dites alors : «Allah n’enverra plus jamais de Messager après lui». Ainsi Allah égare-t-Il celui qui est outrancier et celui qui doute.

Joseph était bien le prophète du peuple de Firaoun. “Pharaon” était juif. Amusant, non ?

En réalité, Moise s’est présenté devant Firaoun, grand Sanhedrin, avec pour seule demande de pouvoir prêcher la parole de Dieu auprès des “fils d’Israël”.

7-105 حَقِيقٌ عَلَى أَن لاَّ أَقُولَ عَلَى اللّهِ إِلاَّ الْحَقَّ قَدْ جِئْتُكُم بِبَيِّنَةٍ مِّن رَّبِّكُمْ فَأَرْسِلْ مَعِيَ بَنِي إِسْرَائِيلَ je ne dois dire sur Allah que la vérité. Je suis venu à vous avec une preuve de la part de votre Seigneur. ARSIL avec moi les fils d’Israël.»

Il faut évidemment faire le rapport entre le mot Arsil dans 7-105 et Rassool (messager), de la même racine. Quoi de plus normal pour un messager de Dieu que de demander aux autorités locales de le laisser transmettre le message de Dieu à ceux que les prêtres ont égarés ?

Nulle part dans le coran, il n’est question d’esclaves ou d’un pharaon qui aurait craint un problème de main d’œuvre. Le débat entre “Pharaon” et Moise a été un débat théologique et Moise a gagné à coup d’arguments contre le grand sanhédrin et ses “imams rabbins”. Croire que Moise à demandé à Firaoun de lui livrer les fils d’Israël pour faire une “escapade” dans une terre promise est une hallucination d’un point de vue coranique. Ce n’est pas comme ça qu’agissent les messagers d’Allah. Et comme toujours, ceux parmi les fils d’Israël qui suivirent Moise, messager d’Allah, n’étaient pas nombreux (26-54).

Jinn Dukhani n’a pas le temps de s’appesantir, mais le passage coranique parlant de bâton de Moise se transformant pour manger les cordes de magiciens est à classer dans la catégorie des récits duaux, permettant une compréhension absurde pour les idolâtres et une autre pour les fidèles. 3Assa (batôn) dérive d’un mot qui signifie désobéir. Hibal (corde) est ce qui attache le bétail. Sahara (sorciers) est un mot qui désigne la tromperie et non la magie et s’applique parfaitement à la prêtrise. Firaoun, le grand Sanhedrin, à la tête d’un peuple qui avait déjà corrompu ce que les messagers précédents avaient livré, avait en réalité rameuté tous les imams (rabbis) des environs pour contrecarrer les arguments théologiques de Hajj Moussa. Mais l’argumentaire “désobéissant” développé par Moise avait littéralement mangé ceux des prêtres qui reconnurent immédiatement que l’enseignement de Moise était supérieur au leur (une lueur d’espoir en ce qui concerne nos imams ?). Hajj Moussa avait demandé à Allah qu’il “Arsil” son frère, Aaron, avec lui pour son éloquence (28-34) et non pour ses talents de magie et abracadabras divers. Jinn Dukhani invite ses lecteurs à relire ces passages avec une très grande attention aux mots choisis et bien remarquer à chaque fois l’absence de “vipère” et l’usage répété du mot Arsil. Le serpent n’apparaît jamais avec Firaoun.

Médine est aussi citée deux fois dans la sourate de la caverne (18-19 et 18-82). La première fois dans l’histoire des “gens de la caverne”. Un récit qui a beaucoup voyagé avant le coran. La deuxième dans un récit qui échappe pour le moment à la compréhension de votre Jinn.18-82 parle d’un trésor caché dans le pole juif donc, qui appartiendrait à deux orphelins qui n’auraient pas atteint la maturité (?).

Médine est enfin cité deux fois dans le coran en rapport avec Muhammad (33-60,63-8) comme lieu d’où proviennent des hypocrites. Mais aucun verset ne situe clairement Muhammad à Médine.

Médian et ses occurrences.

Juste pour la rigolade, D’après les Oulémas juifs (Torah pour être plus précis) qui nous refont le coup avec Hajar la servante et les arabes fils d’Ismaël, les Midianites seraient les fils de Midian, rejeton d’une certaine Keturah, une concubine dont Abraham aurait eu 6 gosses et qu’il aurait prise après la mort de Sarah. Quand on sait que, dans le coran, la femme d’Abraham se marrait déjà comme une folle à l’annonce que son vieillard de mari allait être (encore) papa, on ne peut que rejeter ces fadaises. Reste que des rabbins qui font remonter les “Midianites” à Abraham, laisse penser qu’on a affaire à une autre grosse branche du monothéisme avec les “bâtards” de l’autre “concubine”.

Médian, aussi bien dans l’ancien testament que dans le coran (28-23), est liée à Moise comme étant le lieu ou il s’est réfugié et s’est marié après avoir commis son homicide involontaire.

Mais, dans le Coran, Médian est principalement associée au prophète Chuaib (7-85;29-36;11-84). La tradition islamique s’appuyant sur des Hadiths déclare (c’est donc faux, presque inutile de le préciser) que Chuaib est arabe. Elle associe Chuaib à Jethro, le beau père de Moise, uniquement en raison du lien de Médian (après la révélation du coran, les juifs, bien avant les Nassaras perses, ont fait un tabac en terme d’exégèse coranique puisqu’ils ont pris le rôle des grands frères qui avaient des histoires à raconter pour chaque prophète mentionné dans le Coran). Nous savons très peu de choses tangibles sur Chuaib mis à part qu’il jouit d’une grande vénération chez les Druzes (Liban et Syrie). Bizarrement, la piste Druze, génétiquement, culturellement et théologiquement mène vers …l’Inde, en plein dans le pôle asiatique Dans le cadre de notre tartilade exhaustive, analysons maintenant ces versets:

28-43 وَلَقَدْ آتَيْنَا مُوسَى الْكِتَابَ مِن بَعْدِ مَا أَهْلَكْنَا الْقُرُونَ الْأُولَى بَصَائِرَ لِلنَّاسِ وَهُدًى وَرَحْمَةً لَّعَلَّهُمْ يَتَذَكَّرُونَ Nous avons en effet donné le Livre à Moïse, – après avoir fait périr les premiers peuples comme preuves éclairantes pour les gens, ainsi que guidée et “miséricorde” afin qu’ils se souviennent.
28-44 وَمَا كُنتَ بِجَانِبِ الْغَرْبِيِّ إِذْ قَضَيْنَا إِلَى مُوسَى الْأَمْرَ وَمَا كُنتَ مِنَ الشَّاهِدِينَ Tu n’étais pas sur le versant ouest, quand Nous avons décrété les commandements à Moïse : tu n’étais pas parmi les témoins.
28-45 وَلَكِنَّا أَنشَأْنَا قُرُونًا فَتَطَاوَلَ عَلَيْهِمُ الْعُمُرُ وَمَا كُنتَ ثَاوِيًا فِي أَهْلِ مَدْيَنَ تَتْلُو عَلَيْهِمْ آيَاتِنَا وَلَكِنَّا كُنَّا مُرْسِلِينَ Mais Nous avons fait naître des générations dont l’âge s’est prolongé. Et tu n’étais pas résident parmi les gens de Madyan leur récitant Nos versets; mais c’est Nous qui envoyons les Messagers.
28-46 وَمَا كُنتَ بِجَانِبِ الطُّورِ إِذْ نَادَيْنَا وَلَكِن رَّحْمَةً مِّن رَّبِّكَ لِتُنذِرَ قَوْمًا مَّا أَتَاهُم مِّن نَّذِيرٍ مِّن قَبْلِكَ لَعَلَّهُمْ يَتَذَكَّرُونَ Et tu n’étais pas à côté du ELTOUR quand Nous avons appelé. Mais (tu es venu comme) une miséricorde de ton Seigneur, pour avertir un peuple à qui nul avertisseur avant toi n’est venu, afin qu’ils se souviennent.

Ce qui est important ici, c’est que le coran place le pôle juif à l’ouest (28-44) d’un point de référence (le peuple a qui parle Muhammad et mentionné dans 28-46) et que cela semble s’opposer à la localisation de Médian (28-45). Si l’on fait une analyse fine ce que raconte Chuaib à “son” peuple, on constate qu’il leur parle des peuples de Lot, Aad et Thamud, (11-89) en prenant bien soin de préciser que ces peuple ne sont pas loin (alors que c’est plutôt l’expression “qui vous ont précédés) lorsqu’on est clairement dans le pole juif. L’idée que Médine et Médian sont équidistantes par rapport à notre point de référence est clairement exprimée dans le coran dans le verset suivant :

11-95 كَأَن لَّمْ يَغْنَوْاْ فِيهَا أَلاَ بُعْدًا لِّمَدْيَنَ كَمَا بَعِدَتْ ثَمُودُ comme s’ils n’y avaient jamais prospéré. L’éloignement de Madyan n’est t-il pas comme l’éloignement de Thamud ?

Evidemment, pour Jinn Dukhani, qui essaye de rester cohérent entre ces articles et notamment ceux où il a placé la révélation du coran sur le versant arabe du golfe persique (dans l’ancien Bahrein qui avait pour capitale Hajar), placer le pôle Juif du côté du Yémen et le pôle Nassara en Perse convient encore parfaitement (attendez la fin de l’article pour un usage plus précis du compas).

L’expression ELTOUR est cité plusieurs fois dans le coran (2-63;2-93;4-154;19-52;20-80;23-20;28-29;28-46;52-1;95-2) dont deux fois avec la mention aymen (à droite ou le plus fidèle et les deux fois en relation avec la révélation faite à Moise) et 4 fois comme étant quelque chose qui a été élevé au dessus des fils d’Israël conformément à leur engagement/alliance envers Dieu. L’étymologie renvoie à quelque chose qui s’élève en hauteur en plusieurs phases (tawr après tawr se dit de différentes étapes) et dans le temps (d’où l’association de ELTOUR à Siineen 95-2 et Sinai 23-20 qui n’est certainement pas un mont ou une montagne). Jinn Dukhani comprend cela comme référence à la saga prophétique du message divin dans le pôle Juif. C’est visiblement ce pôle qui a été sélectionné pour raconter l’histoire compliquée de la relation (alliance) entre les “croyants” et le message divin et de sa perpétuelle corruption par les marabouts (Israël) malgré le nombre des messagers. Une histoire riche et à méditer pour les fidèles à Dieu. Et visiblement, Moise était plutôt géographiquement à “droite” dans le pôle juif si Jinn Dukhani n’a pas compris de travers. Ce qui placerait le confluent des deux mers (18-60 et 18-61) où l’on retrouve Moise et notre Messie du côté des actuels Emirats arabes unis (voir carte), à la frontière de nos deux pôles.

Mea culpa donc de votre Jinn Dukhani concernant l’escapade Ethiopienne de Chouyoukhs 3. Visiblement, je m’étais trompé de côté pour le Sinaï des fils d’Israël en exil. La parabole de l’océan de la parole de Dieu qui se divise en deux pour sauver les croyants de l’emprise de Feraoun, grand Sanhedrin, serait plutôt à droite de la péninsule arabique et non du côté Ethiopien. Le coran associe les deux océans (bahrein) aux perles et au corail (55-19 à 55-22), ce qui nous place clairement dans le golfe persique.

Visiblement donc, la transformation de Yeshua en Zarathustra, parlant à des goyims “gentils” autre que le peuple élu, n’a pas plu aux rabbins d’Israël.

L’histoire d’Israël avec l’Iran, c’est quelque chose.

L’analyse du mot Médian permet de soulever une autre subtilité linguistique mal maitrisée par votre Jinn. Médian est parfois précédé par le terme Ashab (soit compagnons 9-70 et 22-44) ce qui n’arrive jamais pour Médine. Et comme une tartilade en appelle une autre, après avoir fini celle de Médian, celle de Ashab nous même à deux autres expressions qualifiant le peuple de Chuaib. Au verset 26-176, le peuple de Chuaib est désigné comme Ashab el Aika. En arabe, ce terme désigne un groupement d’arbres (une forêt) sans qu’il n’y ait d’autres dérivés linguistiques. En cherchant sur Google ce mot, on ne tombe que sur une très vieille langue, de la classe indo-Arienne parlée dans l’ex grand royaume de Mitanni. Aika voudrait alors dire un (1) dans cette langue. Ashab el Aika pourrait donc désigner les compagnons de l’unicité, soit du monothéisme.

Source : Wikipedia

Source : Wikipedia

Un peu léger direz-vous ! Mais Jinn Dukhani s’échauffe et arrive déjà près de Ninive (Peuple converti par Jonas dans la bible) et de Tarse (dont le grand Saint Paul est issu). Ceux qui connaissent bien la bible savent que nous tombons sur une très vieille région concurrente des juifs et très présentes dans la bible (babyloniens, assyriens etc).

Le Coran nous donne aussi une autre indication. Aika est aussi associée au peuple de Tubaa (50-14). Tubaa, si on demande à l’histoire et à l’archéologie, serait une très ancienne ville prestigieuse disparue que même les Egyptiens ont citée et qui serait aux environs d’Alep, visible sur notre carte.

Mais pourquoi chercher midi à quatorze heure ? Quand on oublie tous les imams, rabbins, et autres prêtres, et qu’on demande à l’histoire et à l’archéologie ce qu’elle a concernant des “Médianites”, on tombe naturellement sur les habitants du royaume des Mèdes. Un lieu où, d’après la touchante histoire du livre de Tobie, un israélite aveugle y serait allé rechercher une ancienne dette assisté par un ange (Jinn Dukhani adore les paraboles inversées).

Source : kurdistanica.com

Source : kurdistanica.com

Ecbatana (dans le cercle rouge) est réputé être un des joyaux de l’empire Achéménides avec un beaux palais construits par Darius. La Région d’Anshan (voir carte), est le royaume initial de Cyrus avant le début de son expansion). Cyrus Héritier du trône d’Anshan aurait pour grand père maternel le Roi des Mèdes. Un Médiante donc par la maman.

Avec les Mèdes, nous sommes bel et bien au nord de la Perse. Et avec la religion des Mèdes, nous sommes en plein dans le mazdéisme, le mithraïsme et le zoroastrisme. Mèdes et Perses sont les deux peuples piliers de l’empire Achéménide.

Ce qu’il faut absolument comprendre, c’est que ne nous sommes pas n’importe où dans le monde. Cet endroit est le foyer des très anciennes religions dont beaucoup peuvent être suspectées de monothéismes (inspiratrices du monothéisme abrahamique si on veut jouer au savant athée). Les lecteurs du coran et de la bible savent que le monothéisme a commencé avec Adam, puis Noé, bien avant Abraham. C’est juste que ça va, ça vient, c’est oublié, altéré par des prêtres, rappelé par des messagers, re-altéré par des prêtres, re-rappelé par des messagers etcetera et bis repetita. Depuis le début de l’humanité.

Il serait bon de mentionner aussi les études qui établissent un lien entre Abraham et Brahma, la divinité hindoue. Attribuer une origine monothéiste à l’hindouisme ferait rigoler plus d’un, mais il suffirait de voire comment, dans cette culture qui nous est lointaine, les musulmans prêchent l’islam aux hindous. Certains se risquent même à passer de simples similitudes à la thèse de l’origine commune (lien). L’hypothèse plait à votre Jinn qui s’avoue ignorant en Bouddhisme et autres Shintoïsme. Que les Bouddhistes croient ou non en un Dieu créateur fait l’objet d’une controverse qui dépasse les connaissances de Dukhani. Malheureusement, il y a aussi beaucoup d’âneries chez ceux qui font de la sagesse une religion.

Une question s’impose alors naturellement à ce stade. Dans quel pôle était Abraham ?

Jinn Dukhani n’en sait fichtre rien. L’ancien testament le place comme étant originaire d’Ur au sud de l’Irak actuel. A cheval entre les deux pôles. Pourquoi pas ?

Si l’on essaye de situer Abraham avec le Coran, on ne tombe pas sur grand chose. Certes, nous trouvons Lot (cousin selon la science officielle et probablement fils selon Dukhani) à Médine. Certes nous trouvons aussi Joseph (petit fils à Médine). Mais aussi bien Lot que Joseph sont présentées comme étant loin de leurs bases ancestrales. Rien ne permet de placer Abraham, Isaac, ou Jacob clairement dans le pôle juif. Le verset 2-140 laisse entrevoir un vieux débat ancestral sur les origines de tout ce beau monde. 14-37 nous montre un Abraham disséminant sa descendance un peu partout. Un Abraham “hors pôles” convient aussi à l’ancien testament qui en fait l’ancêtre de tous les pôles (“ismaélites”, des “Midianites”, des “édomites” et des “israélites”). Tel semble être le drame du monothéisme puisqu’à chaque fois qu’Allah envoie un messager qui a du succès, les prêtres créent de nouvelles subdivisions avec un nouveau peuple plus élu que les autres et que ceux qui les ont précédés.

David et Salomon

Tout ce que Jinn Dukhani a raconté sur Médine et Médian est relativement indépendant de ce qui va suivre sur David et Salomon. Jinn Dukhani peut se tromper sur la bipolarité de la révélation divine et pas sur la “Persianité” de David et Salomon. Et inversement d’ailleurs. C’est à l’esprit sain du lecteur qu’il revient de trier le vrai du faux dans ce qu’on lui raconte. Jinn Dukhani demande à ses lecteurs de voir ses argumentes et n’a jamais exigé d’eux de croire en sa bonne foi. A ce jeu là, le charlatanisme satanique de la prêtrise est imbattable.

Nous voilà donc arrivés aux portes de Babylone, seule ville rattachée à Soleiman par le coran :

2-102

(tronqué)

وَاتَّبَعُواْ مَا تَتْلُواْ الشَّيَاطِينُ عَلَى مُلْكِ سُلَيْمَانَ وَمَا كَفَرَ سُلَيْمَانُ وَلَـكِنَّ الشَّيْاطِينَ كَفَرُواْ يُعَلِّمُونَ النَّاسَ السِّحْرَ وَمَا أُنزِلَ عَلَى الْمَلَكَيْنِ بِبَابِلَ هَارُوتَ وَمَارُوتَ … Et ils suivirent ce que les diables racontent contre le règne de Solayman. Alors que Solayman n’a jamais été mécréant mais bien les diables : ils enseignent aux gens la tromperie ainsi que ce qui est descendu aux deux anges Harout et Marout, à Babylone; ….

D’après nos rabbins, non seulement David et Salomon n’étaient pas prophètes mais seulement Rois, mais aussi ce bon vieux Salomon, après avoir ébloui par sa sagesse dans ses débuts, a fini en polythéiste. En mécréant, si vous voulez. Le Coran nous demande clairement de ne pas croire à ses salades “diaboliques” sur Salomon.

Jinn Dukhani, qui n’arrive pas à comprendre qui sont ces Harout et Marout (Haruth semble pointer vers le pôle juif et Maruth vers le pole Arien/asiatique) , tout en se rappelant qu’Allah aime bien donner ses surnoms à lui, ne peut que constater leur similarité phonétique avec les fameux Talut (alias le Saul Juif, premier roi d’Israel et supposé prédécesseur de David) et le Jalut (alias le fameux Goliath, géant qui affronta David). Ces terminaisons en Ut sont les seules dans tout le Coran pour des surnoms et constituent donc clairement un “groupe” coranique significatif. Et il n’est donc pas idiot de voir nos Talut et Jalut à Babylone aussi.

Reprenons donc l’histoire de Talut (Alias Saul, supposé prédécesseur de David). Le verset 2-246 indique que les fils d’Israël avaient demandé un Roi à un de leur prophète et ledit prophète leur dit qu’Allah leur a envoyé Talut (bien noter envoyé et non choisi).

2-247 وَقَالَ لَهُمْ نَبِيُّهُمْ إِنَّ اللّهَ قَدْ بَعَثَ لَكُمْ طَالُوتَ مَلِكًا قَالُوَاْ أَنَّى يَكُونُ لَهُ الْمُلْكُ عَلَيْنَا وَنَحْنُ أَحَقُّ بِالْمُلْكِ مِنْهُ وَلَمْ يُؤْتَ سَعَةً مِّنَ الْمَالِ قَالَ إِنَّ اللّهَ اصْطَفَاهُ عَلَيْكُمْ وَزَادَهُ بَسْطَةً فِي الْعِلْمِ وَالْجِسْمِ وَاللّهُ يُؤْتِي مُلْكَهُ مَن يَشَاء وَاللّهُ وَاسِعٌ عَلِيمٌ Et leur prophète leur dit : «Voici qu’Allah vous a envoyé Talout pour roi.» Ils dirent : «Comment régnerait-il sur nous ? Nous avons plus de droit que lui à la royauté. Et il ne lui a pas été prodigué beaucoup de richesses ! » Il dit : «Allah, vraiment l’a élu sur vous, et a accru sa part quant au savoir et au physique.» – Et Allah alloue Son pouvoir à qui Il veut. Allah a la grâce immense et Il est Omniscient.
2-248 وَقَالَ لَهُمْ نِبِيُّهُمْ إِنَّ آيَةَ مُلْكِهِ أَن يَأْتِيَكُمُ التَّابُوتُ فِيهِ سَكِينَةٌ مِّن رَّبِّكُمْ وَبَقِيَّةٌ مِّمَّا تَرَكَ آلُ مُوسَى وَآلُ هَارُونَ تَحْمِلُهُ الْمَلآئِكَةُ إِنَّ فِي ذَلِكَ لآيَةً لَّكُمْ إِن كُنتُم مُّؤْمِنِينَ Et leur prophète leur dit : «Le signe de son investiture est qu’il vous rapportera Coffre; objet de quiétude inspiré par votre Seigneur, et contenant les reliques de ce que laissèrent la famille de Moïse et la famille d’Aaron. Les Anges le porteront. Voilà bien là un signe pour vous, si vous êtes croyants ! »

En cherchant dans la bible des histoires de reliques perdues, nous tombons sur le 5 ème chapitre du livre de Daniel qui nous parle d’une fiesta par le souverain Belschatsar de Babylone dans de la vaisselle sacrée piquée dans le temple de Jérusalem. A la fin de la journée, le méchant Roi se fit tuer par Darius le Mède (notre Salomon à nous) qui conquit Babylone. Malheureusement, notre scribouillard juif n’était pas très fort en Histoire. C’est Cyrus II (notre David à nous), qui a conquis Babylone et qui donc postule, automatiquement pour le titre du Talut coranique avec les fameuses reliques comme preuve coranico-biblique entre les mains. Mis à part cette coquille historique dans le 5ème livre de Daniel, partout ailleurs, Cyrus le grand est le véritable conquérant de Babylone dans l’ancien testament et y est glorifié comme libérateur des juifs. Cyrus II est même considéré comme une sorte de Messie par les juifs eux mêmes. A se demander si l’histoire de Cyrus n’est pas en elle même le deuxième opus de la grande saga d’Israël contre le Messie avec Cyrus en Messie réincarné.

Continuons l’identification:

2-249 فَلَمَّا فَصَلَ طَالُوتُ بِالْجُنُودِ قَالَ إِنَّ اللّهَ مُبْتَلِيكُم بِنَهَرٍ فَمَن شَرِبَ مِنْهُ فَلَيْسَ مِنِّي وَمَن لَّمْ يَطْعَمْهُ فَإِنَّهُ مِنِّي إِلاَّ مَنِ اغْتَرَفَ غُرْفَةً بِيَدِهِ فَشَرِبُواْ مِنْهُ إِلاَّ قَلِيلاً مِّنْهُمْ فَلَمَّا جَاوَزَهُ هُوَ وَالَّذِينَ آمَنُواْ مَعَهُ قَالُواْ لاَ طَاقَةَ لَنَا الْيَوْمَ بِجَالُوتَ وَجُنودِهِ قَالَ الَّذِينَ يَظُنُّونَ أَنَّهُم مُّلاَقُو اللّهِ كَم مِّن فِئَةٍ قَلِيلَةٍ غَلَبَتْ فِئَةً كَثِيرَةً بِإِذْنِ اللّهِ وَاللّهُ مَعَ الصَّابِرِينَ Puis au moment de partir avec les troupes, Talout dit : «Voici : Allah va vous éprouver par une rivière : quiconque y boira (chariba) ne sera pas des miens; et celui qui ne s’en nourrira pas sera des miens, sauf ceux qui en prennent une poignée de leur mains (GHARAFA et YAD). Et ils en burent, sauf un petit nombre d’entre eux. Puis, lorsqu’ils l’eurent dépassée, lui et ceux des croyants qui l’accompagnaient, ils dirent : «Nous voilà sans force aujourd’hui contre Jalut et ses troupes ! » Ceux qui étaient convaincus qu’ils auront à rencontrer Allah dirent : «Combien de fois une troupe peu nombreuse a, par la grâce d’Allah, vaincu une troupe très nombreuse ! Et Allah est avec les patients».

Nous retrouvons dans l’histoire “juive” de Cyrus et même dans les récits grecs d’Hérodote, trace d’une rivière avec un rôle crucial dans la conquête de Babylone. Cyrus aurait détourné la rivière Euphrate de son cours pour permettre à son armée d’entrer à Babylone (Jinn Dukhani évitera de polémiquer sur le sens dual complexe de ce verset, où le pôle Zoroastro/asiatique ouvre une voie dans le pôle juif. Il renverra à 2-93 pour chariba, au sens de “moyens” pour Yad, et par exemple à 29-58 pour gharafa).

2-250 وَلَمَّا بَرَزُواْ لِجَالُوتَ وَجُنُودِهِ قَالُواْ رَبَّنَا أَفْرِغْ عَلَيْنَا صَبْرًا وَثَبِّتْ أَقْدَامَنَا وَانصُرْنَا عَلَى الْقَوْمِ الْكَافِرِينَ Et quand ils furent aperçus par Jalut et ses troupes, ils dirent : «Seigneur ! Déverse sur nous l’endurance, affermis nos pas et donne-nous la victoire sur ce peuple infidèle».
2-251 فَهَزَمُوهُم بِإِذْنِ اللّهِ وَقَتَلَ دَاوُدُ جَالُوتَ وَآتَاهُ اللّهُ الْمُلْكَ وَالْحِكْمَةَ وَعَلَّمَهُ مِمَّا يَشَاء وَلَوْلاَ دَفْعُ اللّهِ النَّاسَ بَعْضَهُمْ بِبَعْضٍ لَّفَسَدَتِ الأَرْضُ وَلَـكِنَّ اللّهَ ذُو فَضْلٍ عَلَى الْعَالَمِينَ Ils les vainquirent, par la grâce d’Allah. Et David tua Jalut; et Allah lui donna la royauté et la sagesse, et lui enseigna ce qu’Il voulut. Et si Allah ne neutralisait pas une partie des hommes par une autre, la terre serait certainement corrompue. Mais Allah est Détenteur de la Faveur pour les mondes.

David apparait donc brutalement dans le verset 2-251 et on n’entend plus parler de Talut dans le coran. Les lecteurs de Jinn Dukhani savent qu’Allah aime bien les surnoms. Talut et David sont donc une même et seule personne. C’est amusant de voir comme le coran utilise le surnom de Talut et non de David pour les contacts avec les fils d’Israël (ce qui aurait créé un lien trompeur). Le Coran ne fait aucune mention de la longue rivalité biblique qui se serait instaurée entre Talut (alias Saul) et David. Dans 2-251, David est propulsé grand Roi après la mort de Jalut et la conquête de Babylone fut une étape de grande importance dans l’édification de l’empire Achéménide.

Daoud, le nom arabe de David, dérive d’une racine qui désigne une sorte d’affection. Cyrus a été aimé et admiré pratiquement partout et à travers tous les âges.

Ce qui est dit dans le coran est parfois aussi important que ce qui n’est pas dit. Nulle part dans le coran, il n’est fait mention de Fils d’Israël avec Daoud et Soleyman. Nulle part il est dit que David et Salomon furent des Rois d’Israël alors que c’est leur principale caractéristique dans la Bible. Nulle part il n’est fait mention du Temple de Jérusalem et d’ailleurs, Jérusalem n’est jamais mentionné nulle part. Et pas le moindre chameau dans leur histoire (on rappelle que fors, soit perses en arabe, renvoie aux chevaux). En revanche, Salomon semble avoir été un grand amateur de chevaux (38-32). Et nulle part dans le coran, David et Salomon ne font référence aux nombreux prophètes qui les aurait précédés dans le pôle juif alors que nous avons vu que les prophètes du pôle Juif ont tendance à faire référence à ceux qui les ont précédés dans le coran.

Voir David et Salomon dans le pôle juif est donc une suggestion subliminale de l’Israël islamique auquel l’Israël juif a transmis son savoir affabulatoire. Le verset 2-247 cité plus haut peut alors se relire, sans suggestions subliminales, comme l’envoi (et non le choix) par Dieu aux “fils d’Israël” d’un roi qui n’est pas des leurs (de leur pôle). Cyrus fut d’ailleurs perçu comme libérateur et accepté comme Roi par les juifs, dans ce qui est aujourd’hui Israël même. Il fut même élevé au rang de « oint du seigneur » et de Messie. Cyrus donna une terre aux juifs pour s’installer (Jérusalem et les environs). Nous sommes vraiment dans un remake de ce que fit Yeshua Bin Nun. Et nous verrons ultérieurement que, très probablement, il n’y avait pas de juifs à Jérusalem auparavant et que les rabbins ont très probablement rédigé la littérature qu’il fallait pour se donner un droit divin sur ce que Cyrus leur donna.

La confrontation du David Coranique et du David Juif soulève d’autres différences, parfois amusantes. Le Coran associe clairement David à une époque avancée de l’âge de fer (ce qui cale historiquement Daoud et Soleiman à la période de Cyrus et Darius).

21-80 وَعَلَّمْنَاهُ صَنْعَةَ لَبُوسٍ لَّكُمْ لِتُحْصِنَكُم مِّن بَأْسِكُمْ فَهَلْ أَنتُمْ شَاكِرُونَ Nous lui (David) apprîmes la fabrication des cottes de mailles afin qu’elles vous protègent contre vos violences mutuelles (la guerre). En êtes-vous donc reconnaissants ?
34-10 وَلَقَدْ آتَيْنَا دَاوُودَ مِنَّا فَضْلًا يَا جِبَالُ أَوِّبِي مَعَهُ وَالطَّيْرَ وَأَلَنَّا لَهُ الْحَدِيدَ Nous avons certes accordé une grâce à David de notre part. Ô montagnes et oiseaux, répétez avec lui (les louanges d’Allah). Et pour lui, Nous avons amolli le fer.

Noter que le coran parle plus d’une meilleure maitrise du fer que d’une découverte. Ce qui nous place plutôt dans la période qu’on appelle le second âge de fer et qui débute à peu près à l’époque de Cyrus.

Alors que dans le Coran, c’est carrément à David qu’Allah appris la fabrication des armures à base de côtes de mailles, l’ancien Testament nous revoie un David qui se débarrasse de son armure pour combattre Goliath. Un rejet fort en significations si l’on veut s’amuser à psychanalyser le scribouillard du livre de Samuel. L’archéologie nous informe que la plus ancienne cotte de maille connue est Perse. L’usage des armures par les armées de Cyrus semble être un fait confirmé.

Le David coranique, de par la maitrise du fer que lui donne le coran, est, pour Jinn Dukhani, le meilleur candidat pour le titre de Zul Qarnein (l’homme aux deux peuples et non l’homme aux deux cornes). Zul Qarnein est, rappelons, connu pour avoir édifié un mur avec du fer (la Passe de Darial, séparant l’empire Achéménide du monde des Khazars, ancêtres des ashkénazes, leaders de l’Israëlisme moderne, est un bon candidat pour le lieu du mur). Cyrus est aussi, rappelons, appelé Roi des Perses et des Mèdes. Deux peuples. Et la façon dont Zul Qarnein est présenté dans 18-83 laisse supposer qu’il est un personnage fort connu et accrédite aussi l’usage des surnoms par le coran.18-84 laisse aussi supposer un grand Roi par le pouvoir sur terre qui lui a été accordé par Dieu. 18-86 fait de Zul Qarnein un prophète aussi de par son “dialogue” avec Dieu. Les grands Rois, voyageurs, , prophètes, maitrisant le fer, ne sont pas nombreux dans le coran. Il n’y a que Daoud/David qui répond au profil. Associer Cyrus à Zul Qarnein a été déjà fait par nombre de chercheurs. Allah n’a probablement pas désigné Zul Qarnein par le nom de Daoud pour la même raison qu’il n’a pas désigné le disciple de Moise par le nom de Issa fils de Marie. A savoir que la vérité n’est à rétablir que pour les esprits sains, les autres sont appelés à se présenter au jugement dernier avec un Deen sens dessus dessous, la tête bourrée avec les délires et les mensonges d’Israël et de ses prêtres.

Lorsqu’on rejette les fables israélites sur David et Salomon, il faut faire très attention à lire les versets du coran en se nettoyant l’esprit des résidus de ces fables. La croyance que Salomon est le fils de David n’est pas évidente et pose un gros problème si nous voulons associer Darius à Salomon. Le Coran déclare que Salomon hérita de David (27-16). Dans le verset 38-30, Allah dit avoir offert (wahaba) Soleiman à Daoud ce qui n’implique nullement une relation filiale comme l’indique par exemple l’usage de ce mot pour Aaron et Moise (19-53).

Le passage de la Royauté de Cyrus vers Darius s’est fait, selon Darius lui même dans la fameuse inscription de Behistun, après l’épisode d’un usurpateur (un mage) qui s’empara du trône. Le coran suggère aussi un usurpateur sur le trône de Salomon :

38-34 وَلَقَدْ فَتَنَّا سُلَيْمَانَ وَأَلْقَيْنَا عَلَى كُرْسِيِّهِ جَسَدًا ثُمَّ أَنَابَ Et Nous avions certes éprouvé Salomon en plaçant sur son siège un corps . Ensuite, il ANABA.

Les traductions nous parlent de repentance pour ANABA. NAIB en arabe se dit de député et de tout représentant. Il n’y a aucun problème à voir dans ANABA la prise de fonction officielle de Soleiman. L’usurpateur est un point important dans l’identification de Salomon tant que Darius. Noter que Cambyse, Fils de Cyrus, succéda à Cyrus pendant 7 ans avant l’épisode du mage usurpateur. Jinn Dukhani a éliminé Cambyse comme Soleiman potentiel car son histoire cadre très mal avec celle de Salomon. Cambyse fut un grand chef militaire et brilla surtout en tant que “Pharaon” d’Egypte.

L’histoire de Salomon dans le coran est présentée toute en subtilités et en bizarreries, avec des pièges pour ceux qui insistent pour la lire à travers la théologie des Oulémas. C’est un peu comme si le coran provoquait ses lecteurs à l’esprit sain, par des histoires d’apparence à dormir debout, pour pousser son lecteur à se surpasser pour déceler la vérité cachée sous un récit qui semble en apparence conforter les fables débiles transmises de génération en génération, Le coran est véritablement une lecture intellectuellement jouissive pour votre Jinn.

Jinn Dukhani, dans Chouyoukhs 6, a par exemple proposé une traduction “raisonnable” pour le récit d’apparence délirante de l’Histoire de Salomon et de la Reine de Saba. Nous y reviendrons pour l’aspect historique.

Parmi les versets “bizarres” dans le coran concernant Soleiman, il y a celui de sa mort :

34-14 فَلَمَّا قَضَيْنَا عَلَيْهِ الْمَوْتَ مَا دَلَّهُمْ عَلَى مَوْتِهِ إِلَّا دَابَّةُ الْأَرْضِ تَأْكُلُ مِنسَأَتَهُ فَلَمَّا خَرَّ تَبَيَّنَتِ الْجِنُّ أَن لَّوْ كَانُوا يَعْلَمُونَ الْغَيْبَ مَا لَبِثُوا فِي الْعَذَابِ الْمُهِينِ Puis, quand Nous décidâmes sa mort, il n’y eut pour les avertir de sa mort que «la bête de terre», (Dabbatou El Ardh) qui rongea sa canne (MINSAATOUHOU). Puis lorsqu’il s’écroula, il apparut de toute évidence aux Jinns que s’ils savaient vraiment l’inconnu, ils ne seraient pas restés dans le “supplice” humiliant.

C’est franchement une histoire à dormir debout. L’hypothèse que des “gens” croient que Salomon est vivant alors qu’il n’a fait aucun geste depuis plusieurs jours, ni pour manger ou pour dormir ou pour tousser, est tout simplement impossible à admettre. Jinn Dukhani adore quand Allah lui provoque l’esprit avec un verset délirant d’apparence. Laissons donc les imams avec leurs miracles de vers rongeurs de canne et de morts vivants et plongeons dans la petite gâterie intellectuelle qu’Allah nous agite sous le nez : L’expression Dabbatou el ardh renvoie au verset suivant :

27-82 وَإِذَا وَقَعَ الْقَوْلُ عَلَيْهِمْ أَخْرَجْنَا لَهُمْ دَابَّةً مِّنَ الْأَرْضِ تُكَلِّمُهُمْ أَنَّ النَّاسَ كَانُوا بِآيَاتِنَا لَا يُوقِنُونَ Et quand la Parole tombera sur eux, Nous leur ferons sortir de terre une bête qui leur parlera; les gens n’étaient nullement convaincus de la vérité de Nos signes [ou versets].

Jinn Dukhani a déjà évoqué que le Web peut très bien être cette “bête”. Un réseau sans cerveau qui propage aussi bien la vérité que les pires mensonges. Et c’est quand même dans le coeur (nawaat) de cette bête que Jinn Dukhani à construit son Masjid (écoutoir) Haram pour ses lecteurs. Et c’est cette bête qui ronge l’oubli dont est victime Salomon (le terme Minsaatouhou dans 34-14, traduit par canne, signifie oubli et dérive de nassiya qui veut dire oublier) et qui fait écrouler le faux Salomon.

Le plus amusant est lorsqu’on se met à la recherche d’un ver rongeur dans les croyances juives concernant Salomon. Selon la science juive (le midrash plus précisément), dans ce qui semble être encore une phobie de la manipulation du fer par le Salomon Juif, Salomon, pour construire son temple, se devait de ne pas utiliser des outils en fer. Salomon dut alors avoir recours à un ver spécialiste en taillage de pierre, le fameux Shamir, propriété d’un démon nommé Asmodéus. Amusant de voir le temple du Salomon Juif construit par des pierres taillées par un ver rongeur possédé par un démon ? Je vous laisse lire toute l’histoire et vous noterez que le démon à pris la place sur le trône et que Salomon s’est retrouvé dans une contrée très lointaine où personne ne voulait le reconnaitre en tant que Salomon. Nous avons clairement affaire ici à de la belle parabole de premier choix plutôt qu’à un récit délirant. Et je vous laisse deviner le nom véritable du démon qui s’est octroyé le trône de Soleiman..

Passons maintenant à la reine de Saba.

L’identification de la zone géographique de Saba semble assez précise grâce au coran. Les versets 34-15 et 34-16 parlent d’un barrage et d’une double oasis à Saba. L’histoire de Marib et les légendes ancestrales semblent confirmer cela avec une oasis à chaque versant du barrage. Les légendes sur Saba vont aussi bon train en Ethiopie et il semble que le royaume s’étendait sur les deux rives. Tous les indices semblent concorder pour placer Saba là bas, y compris les temples trouvés et les traces dans les documents anciens (voire carte ci dessous). Jinn Dukhani a déjà relevé dans son dernier article comment Allah use de la Bismillah pour bien préciser qu’il parle avec ses propres mots en langue arabe à la reine de Saba (27-30 et 27-31). L’arabité de la Reine de Saba est un fait acquis pour Jinn Dukhani. Et nous sommes plutôt dans le côté gauche du pôle juif.

Source : Wikipedia

Source : Wikipedia

“Arabité” confirmée aussi par cette carte reconstituant les routes commerciales selon un manuel du 1 er siècle après JC nous indique à peu près cet emplacement. Les futés pourront remarquer que ça commerçait bien le long de la mer rouge et qu’à l’époque le grand centre commercial de la Mecque semble inconnu.

Toujours dans les aberrations géographiques, Jinn Dukhani a beau retourner la carte dans tous les sens, il n’arrive pas à faire passer des bateaux du royaume de Saba vers le pays où est censé avoir régné le Salomon Juif. Ce fut Darius le premier dans l’histoire, à faire passer des bateaux le long du Sinai (On rappelle que le Salomon Juif aurait vécu bien avant Darius, notre Salomon Persan).

D’ailleurs, le Temple de Balqis à Marib aurait cessé d’être un centre pèlerinage aux environs de 550 avant Jc, plus proche de l’époque du Salomon Perse que du Salomon Juif.

Jinn Dukhani se doit de mentionner un autre récit de l’ancien testament qui semble être l’opposé du récit avec le Salomon Juif et la reine de Saba. C’est le récit du livre d’Esther ou nous avons un Roi Perse et une reine Juive. Un récit assez tiré par les cheveux. Cette histoire est très probablement une fable inspirée de la vraie Reine de Saba et du vrai Darius et est d’une complexité historique dont Jinn Dukhani préfère épargner ses lecteurs. Jinn Dukhani donnera néanmoins ce lien à ses plus courageux lecteurs (on rappelle que le coran ne parle d’aucune histoire d’amour entre Salomon et Saba).

Contrairement au Salomon Juif, le Salomon Perse n’a pas été avare en monuments archéologiques et en Palais. Bizarrement, pour les partisans du Salomon Juif, pendant longtemps, le lieu le plus sacré du Zoroastrisme en Perse s’appelait Takht Soleiman (trône de Soliman), encore visible aujourd’hui avec de belles légendes autour concernant Soleyman. Toutes les traces archéologiques prouvent que Cyrus et Darius étaient de grands monothéistes et qui attribuaient à Ahura Mazda (Alias Allah) leur royaume. On est très très loin du plus grand empire de tous les temps du Salomon Juif qui n’a laissé aucune trace .

Toujours aussi taquin, Jinn Dukhani vous invite à un petit tour dans le temple de Salomon avec cette video. De quoi faire crever de jalousie les scribouillards du pôle juif.

Ca, c’est ce qu’on peut appeler de la trace archéologique d’un grand temple.

Et voila que, Subhanollah, une région entière appelée Makka apparait sous nos yeux avec les achéménides. La seule Makka rapportée par l’histoire avant l’époque du Prophète. C’était une satrapie (sorte de gouvernorat Achéménide) correspondant aux actuels Emirats Arabes Unis et à Oman.

Source : Wikipedia

Source : Wikipedia

D’où peut être l’empressement des biographes Perses de Muhammad à rejeter Makka de l’autre côté de l’Arabie, le plus loin possible de leur Perse chérie.

Rappelons ce qu’était l’ancien Bahrein, avec sa capitale Hajar où Jinn Dukhani soupçonne que le prophète Muhammad a fait son hégire.

Source : bahrain-history.net

Source : bahrain-history.net

Jinn Dukhani tentera donc de faire un pari (au sens de l’intuition et non de preuves).

A l’époque du Darius, Saba était arabe et adorait le soleil selon le coran (et l’archéologie du temple de Balquis). Ce qui laisse la région voisine de Hadramout comme principale candidate pour le pôle Juif originel. Ce qui n’a pas empêché les premiers juifs de se disséminer par la suite sur tout le Yémen et d’y fonder des communautés importantes comme à Sana’a.

Le coran nous dit que Muhammad ne faisait pas partie des “deux fameux pôles” (43-31, 38-4 à 38-7). Il semble qu’il était dans une région à cheval entre les Nassara Perses et les juifs d’Arabie. La satrapie Perse de Maka convient parfaitement à nos propos.

Et bien sûr, L’hégire de Muhammad se passa de la seule Makka qu’on trouve dans l’Arabie préislamique vers la région de la fameuse Hajar, chef lieu de l’ancien Bahrein (et peut être la Omm el qura, soit la ville principale de la région, citée dans 6-92, 28-59 et 42-7).

Jinn Dukhani n’est pas sur sûr de son pari pour ce qui est l’origine du prophète. Mais c’est ce qui lui parait le plus raisonnable de ce qu’il a compris du Coran Pour être honnête, les deux versets (37-137 et 37-138) posent le plus de problèmes à votre Jinn puisqu’ils placent Muhammad un peu trop près du peuple de Lot. C’est l’une des raisons qui laisse penser que Médine est plus une région qu’une ville. Ou peut être le chef lieu du pôle juif qui bouge un peu après chaque destruction (amusant de voir que Jérusalem pourrait être la nouvelle Médine Juive en concurrence avec Medinaland et le Vatican). Une ville errante comme son peuple ou même comme le peuple qui porte le drapeau d’Israël (c’est le tour des ashkénazes de jouer aux israélites de nos jours). Reste que, pour un lecteur du coran, Muhammad a clairement prêché dans un lieu plus juif que Nassara. Et le coran parle souvent du contenu de la Torah et jamais du contenu de l’Injeel. Le coran ne s’adresse jamais directement aux Nassaras. Le coran est témoin de la judaïté d’une partie de l’Arabie à l’époque de Muhammad.

Qu’on le veuille ou non, ce qu’on appelle monothéisme Abrahamique, avec ses juifs, ses chrétiens et ses musulmans, soit les gens du livre, sont un unique pôle, malgré ses multiples divisions et peut être multiples “Médines”. Leur histoire, malgré leurs divisions culturelles apparemment profondes, émane d’une très petite région du globe. Tous reconnaissent Israël comme Prophète. Même Jinn Dukhani a été fils d’Israël, gobant ses histoires et ses fadaises, pendant un certain nombre d’années.

Finalement, au delà des étiquettes, le royaume d’Israël a peut être toujours été plus grand qu’on le croit. Un royaume spirituel qu’un papounet aimant veut désormais écrire au nom de son rejeton. Comme quoi, ça ne finit jamais ces histoires de mélange entre les ténèbres et la lumière, entre le ying et le yang, entre le christ et l’antéchrist. Faites vos jeux comme dirait l’autre. Qui est dans les ténèbres et qui est dans les lumières ?

Où suis-je, comme dirais un camarade ?

Avant de conclure, Jinn Dukhani fera, pêle-mêle, des remarques complémentaires:
– Thamud et Aad ont succédé au Peuple de Noah. Ce qui laisse supposer, déluge oblige, que nous sommes dans une région qu’un Tsunami peut atteindre (il y a bien un volcan en éruption dans l’histoire de Noah : 11-40). La côte arabique face à l’océan indien convient.
-Il est clairement fait mention dans le coran que Firaoun, un leader du pôle juif comme nous l’avons vu, faisait un large usage de l’adobe (ou de l’argile cuit) pour élever des monuments. C’est une caractéristique des villes de la région de Hadramout, dont le nom (la mort arrive) laisse supposer une histoire tumultueuse (voir 28-38).
– D’après le géographe, historien et plein de choses sauf cheikh, El Hamadani (893-945 après JC), dans son livre Al ikleel, nous informe que la plupart des généalogies du Yemen (voir ce livre écrit par un coraniste extrémiste), ont été décimées après que Nabuchodonosor attaqua le…..Yemen. Jinn Dukhani sait qu’il sera difficile à certains de ses lecteurs d’avaler le morceau tant le mensonge est enraciné dans l’histoire, mais comme il n’y a jamais eu de Temple de Salomon à Jérusalem, Nabuchodonosor ne pouvait pas détruire le temple qui n’y était pas et exiler les juifs qui n’y étaient pas. Nabuchodonosor, Alias Bakhta Nasr chez les arabes, a laissé de souvenirs douloureux au Yémen.
– Voila que la génétique s’y met aussi. Les Lembas, des juifs Blacks de l’Afrique australe (Mozambique etc), disent qu’ils sont une tribu perdue d’Israël, arrivée dans cette contrée à l’époque de Nabuchodonosor (il y a 2500 ans). Mais leurs gènes disent qu’ils viennent de Hadhramout. La génétique, qui adore moucharder, nous affirme même que la population actuelle de Hadramaout n’est pas vraiment du pays. Qu’une grosse fuite de Juifs ait eu lieu dans le coin à l’époque de Nabuchodonosor est donc presqu’une affirmation génétique. Le clan de Buba, chez les Lemba, peut même se targuer d’être plus juif que les juifs puisqu’ils ont le marqueur génétique dit des Cohen, transmis de prêtre en prêtre et père en fils (la transmission matriarcale de la “foi” juive est discutée ici).
– Le peuple de Hadramaout est réputé pour être un peuple assez errant. On en trouve un peu partout autour de l’océan indien. On parle même de diaspora. Que le foyer originel juif donne sur l’océan indien est certainement plus plausible qu’un foyer qui donne sur une méditerranée qui ne semble pas avoir entendu parler de juifs avant le deuxième siècle avant notre ère (hormis bien sûr dans les sources religieuses juives). Il s’en est bien passé des choses en méditerranée durant les dix siècles avant notre ère et “l’ancien testament” ne semble pas en parler. Réciproquement, Les grands royaumes Israelites et le Judaïsme ne semblent pas avoir inspirés ni les Carthaginois, ni les Phéniciens, ni les Romains ni les Grecs. Avouez que c’est vexant pour le plus grand royaume de tout les temps. Un royaume d’Israël donnant sur la méditerranée à l’époque indiquée est tout simplement impossible à envisager.
-Il est important de rappeler que toute cette théorie qui place le Yemen comme région du judaïsme originel part des linguistes et notamment de Kamel Salibi qui, en comparant les noms apparaissant dans la Torah et le livre de Josué avec ceux des villages Yéménites aboutirent à la conclusion que c’est là bas que ça c’est passé ou du moins a été rédigé. Jinn Dukhani a épargné à ses lecteurs un débat très technique sur cette question. Mais les preuves (où plutôt faisceau très convaincant d’indices) s’accumulent sur la similitude des noms qui laisse penser que le cadre de l’ancien testament est bien Yéménite.
– Tout semble indiquer que le début de la diffusion de la culture juive dans la méditerranée a coïncidé avec la septante. Les populations juives de Palestine semblaient même être tellement loin de leur foyer que Le prophète Paul de Tarse et les évangélistes préférèrent rédiger en grec et faire parler Jésus en araméen. L’hébreu, comme l’arabe, pose de sérieux problèmes en termes d’histoire. L’alphabet hébreu n’est que du script araméen carré et on n’hésite pas pour expliquer l’apparition du Yiddish à dire que l’hébreu avait disparu avant l’ère chrétienne. Jinn Dukhani, qui ne maîtrise ni l’hébreu ni l’araméen ne peut se prononcer sur ces débats où certains n’hésitent pas à dire carrément que l’hébreu n’a jamais vraiment existé comme langue avant la cause sioniste (ça, c’est difficile à avaler même pour Jinn Dukhani).

Conclusion :

2-170 وَإِذَا قِيلَ لَهُمُ اتَّبِعُوا مَا أَنزَلَ اللّهُ قَالُواْ بَلْ نَتَّبِعُ مَا أَلْفَيْنَا عَلَيْهِ آبَاءنَا أَوَلَوْ كَانَ آبَاؤُهُمْ لاَ يَعْقِلُونَ شَيْئاً وَلاَ يَهْتَدُونَ Et quand on leur dit : «Suivez ce qu’Allah a fait descendre», ils disent : «Non, mais nous suivrons les coutumes de nos ancêtres.» – Quoi ! et si leurs ancêtres n’avaient rien raisonné et s’ils n’avaient pas été dans la bonne direction ?
6-116 وَإِن تُطِعْ أَكْثَرَ مَن فِي الأَرْضِ يُضِلُّوكَ عَن سَبِيلِ اللّهِ إِن يَتَّبِعُونَ إِلاَّ الظَّنَّ وَإِنْ هُمْ إِلاَّ يَخْرُصُونَ Et si tu Obéis à la majorité de ceux qui sont sur la terre, ils t’égareront du sentier d’Allah : ils ne suivent que la conjecture et ne font que fabriquer des mensonges.