Photo par Nizar Kerkeni.

Photo par Nizar Kerkeni.

Le mois de janvier a mis la crédibilité du gouvernement Essid à rude épreuve. A l’origine du décès du jeune Yahyaoui à Kasserine et de la vague de mouvements sociaux qui s’en est suivi, un lourd soupçon de trafic des listes des candidats à l’embauche. En pleine cacophonie au sommet de l’Etat, une autre mauvaise nouvelle est venue confirmer les piètres performances de l’équipe de la Kasbah. Le 27 janvier, l’index de perception de la corruption 2015, de l’Organisation non gouvernementale Transparency International, vient confirmer la recrudescence des pratiques frauduleuses. La Tunisie figure dans ce rapport à la 76ème place avec une note de 38 sur 100, alors qu’en 2014, nous avions obtenu une note de 40.
Cela est visiblement de trop, pour notre gouvernement. Dés le 28 janvier 2016, le ministère des Technologies de la communication et de l’économie numérique, réagit en annonçant via sa page Facebook : un site web consacré à la dénonciation des cas de corruption dans l’administration et appelle les citoyens à y déposer leurs requêtes.

Cette information est largement reprise par les différentes rédactions. Il est annoncé partout la mise en ligne d’un site visant à combattre la corruption administrative et répondant à l’adresse http://www.anticorruption-idara.gov.tn/.

Seuls quelques journalistes avertis soulignent qu’il s’agit de relance et non de lancement d’un site. En effet, ce site n’a rien de nouveau. Un petit tour sur Wayback Machine permet vite s’en rendre compte.