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Par Abdelmajid Haouachi et Gorkem Duru,

Comme c’était prévu, depuis l’automne dernier, les séismes de la grogne sociale en Tunisie se sont activés en ce mois glorieux de janvier 2016. Glorieux et fécond, ce mois évoque maintes chroniques militantes populaires dont le 14 janvier n’est pas la moindre… Les séismes se sont activés dans les point névralgiques du recoupement voir de l’identification de la question sociale avec la question régionale. Ces points névralgiques constituent une sorte de « ceinture de feu » qui se prolongent sur les régions de la Tunisie profonde du nord ouest jusqu’au sud ouest. Sans minimiser aucunement la cruauté du pillage et de l’exploitation de classe dans le littoral, il y a lieu de rappeler la vérité criante de l’aliénation de l’arrière pays. Une aliénation illustrée par le pillage sans pitié des richesses céréalières, minières, pétrolières et aquatique, qui, de surcroit, est doublée d’exclusion des populations et des laissés pour compte livrées au chômage et à la méprise…