On ne peut pas dire que les ambassadeurs soient de « bon clients » pour les médias. Généralement peu loquaces, si l’on exclut quelques cas qui firent rougir les services consulaires français, la discrétion diplomatique à laquelle ils sont tenus se combine moyennement avec l’exercice de l’interview, encore moins avec celui du portrait. Cela vaut pour les ambassadeurs d’Etats autant que pour les représentants communautaires. A cet égard, Laura Baeza, ambassadrice de l’Union Européenne en Tunisie, ne faisait pas faire exception à la règle. Pourtant, depuis 2015, la chef de la Délégation de l’UE enchaîne les allocutions et les interviews, défendant tous azimuts un accord de libre-échange dont elle a fait son cheval de bataille.