Après la chute de la dictature, plusieurs pays ont affiché leur soutien à la Tunisie. Certains ont appuyé le projet de transition démocratique et l’édification de la société civile, tandis que d’autres sont venus à la rescousse d’une économie tunisienne vacillante. En effet, les troubles (manifestations, grèves, blocages de routes, etc.) et l’effondrement de l’Etat (dégradation de la situation sécuritaire, dégradation du service public, etc.) ont fortement impacté l’économie tunisienne et sa productivité, le pays a même connu un taux de croissance négatif en 2011.

Notre fausse perception des pays « frères »

Contrairement à ce que laisse croire la communication officielle et les effets d’annonce médiatiques, ce ne sont pas les nantis du Golfe qui ont fait preuve de générosité dans leur soutien à la transition démocratique tunisienne. La notion de « fraternité » et de « solidarité panarabe » est sérieusement mise à rude épreuve par le schéma comparatif des taux d’intérêt sur les prêts contractés par la Tunisie.