La présence de plus en plus importante des femmes dans les sphères contestataires pourrait s’expliquer par plusieurs facteurs. Le premier serait sans doute la situation socio-économique des femmes surtout dans les régions de l’intérieur. Alors qu’elles constituent la majorité des diplômés avec 85 % en 2015, les femmes sont les plus touchées par le chômage et le travail précaire. Selon l’Institut National des Statistiques (INS), le taux de chômage des femmes en 2015 est de 23,5% contre 12,4% pour les hommes. En plus, les salaires dont bénéficient les femmes restent inférieurs à ceux des hommes de l’ordre de 18% en moyenne, en atteste le « rapport national genre Tunisie 2015 ». De ce fait, les femmes sont les plus concernées par les revendications des mouvements sociaux.