Bien attentionné, Mohamed Ben Attia est un cinéaste qui se donne le temps et le donne à ses personnages. Sa caméra portée, bienveillante, aime les gens simples dont les vies ordinaires peuvent basculer d’un moment à l’autre. Il y a un peu de cela dans Weldi. Sans tout à fait innover dans l’emballage, ce deuxième long-métrage confirme que le réalisateur de Hédi est en pleine possession de ses moyens, fort d’une belle délicatesse dans sa manière d’amener ses protagonistes à faire des choix. On ne peut pas lui reprocher la justesse de son regard. C’est le gage de sa qualité. Mais c’est peut être aussi une limite : celle, pour un drame familial, de ne pas dépasser son argument.