A la Cité Santé, quartier de l’arrondissement de Borj Louzir à l’Ariana au nord de Tunis, cette après-midi et comme chaque jour depuis le début de Ramadan, la boulangerie ne désemplit pas. De longues files d’attentes annoncent la fin de la journée de travail et l’approche de l’heure de la rupture du jeûne. Généralement, les riverains viennent chercher le pain pendant que le repas mijote, « une baguette par personne chaque deux jours », précise Lotfi, 42 ans, père de 2 enfants. En cette période, le boulanger Ammar fabrique 4500 baguettes quotidiennement, contre 10000 d’habitude. « Pour Ramadan, les gens préfèrent les pains spéciaux », explique-t-il, « ils sont plus chers et il y a moins de restes ».