Un confinement général a été ordonné en Tunisie le dimanche 22 mars, en vue d’assurer une distanciation sociale maximale. À cette fin, l’État a pris de strictes mesures pour limiter les déplacements entre les villes du pays, comme à l’intérieur des cités elles-mêmes. Les magasins, les établissements et les entreprises publiques et privées ont été fermés, à l’exception de ceux des secteurs de la santé, de l’énergie, des communications, de l’alimentation et des produits de nettoyage. Une situation exceptionnelle entachée par des abus de pouvoir et des violations des droits de certains citoyens.

Il aura fallu attendre plus de trois semaines pour que le gouvernement tienne le 13 avril une réunion ministérielle au terme de laquelle a été annoncé une batterie de mesures visant à freiner la propagation du coronavirus dans le pays. Des mesures qui devraient ultérieurement faire l’objet de décrets. Depuis l’imposition du confinement général, l’État a géré la situation épidémiologique et traité les contrevenants au couvre-feu conformément aux interprétations des différents ministères, mais sans aucune base légale.