Bibliothèque nationale de Tunisie

Par Dalila Belhareth

Lors de notre révolution ce n’est pas le ressentiment et la jalousie qui auront droit de cité ou qui seront le moteur de l’action mais c’est plutôt celui de la liberté positive. Dans cette optique de responsabilité et de liberté, les agents de la Bibliothèque nationale ont organisé une journée de revendications pour construire un corps professionnel sain aux services de la communauté des chercheurs tunisiens en premier lieu et à l’image de ce que exige, notre Tunisie révolutionnaire, de nous, bibliothécaires et informatistes au sein de la communauté internationale (IFLA). Des interférences et des pratiques journalistiques ont fragmenté l’union et la cible de cette journée intentionnellement ou non. Le fait est là, des articles de Tunisnews, la manipulation de la directrice et ses défenseurs ont influé chaotiquement un noyau de travail constructif à la Bibliothèque.

Notre ligne de pensée se base sur les arguments les plus constructifs à avancer pour prouver l’incompétence des dits responsables. Il suffit d’examiner les répercussions des fautes professionnelles, des actions déplacées, des subordinations et dépassements pour désigner l’inapte ou le corrompu. Ses éléments se sont cumulés dans la mémoire des agents et des lecteurs de l’institution, ils sont archivés dans la littérature crise de la Bibliothèque. Alors pourquoi chercher à fausser les voix ? Pourquoi des éléments syndicalistes et la directrice actuelle de la Bibliothèque perdent-ils deux jours (11 et 12/02/2011) d’un travail payé pour le bien public pour s’innocenter d’un ombre d’accusation journalistique non officielle ?

Par contre l’accusation par le fait est marginalisée alors qu’elle est constructive. Les agents actifs de la Bibliothèque nationale accusent la directrice de les mettre à côté au profit des ses rêveries fantastiques et son esthésie. Commémorer de son vivant le Professeur Yadh Ben Achour est une action fortuite dans une Bibliothèque où la recherche alphabétique nom d’auteurs nous affiche l’absence d’un effort de normalisation dans notre institution nationale. Cette absence est douloureuse lorsque le consultant de notre Base des données perd de vu un titre ou deux en effectuant sa recherche pour se documenter et évoluer parce que la qualité de travail de tout les jours n’est pas contrôlée. Le bruit et le silence dans le catalogue n’inquiète pas notre directrice ce n’est pas de son ressort alors qu’il est au cœur du travail de l’informatiste et de son administrateur.

Cette préoccupation est mise de côté par notre directrice ce n’est pas la peine d’en rajouter parce que la technicité n’est pas un souci à soumettre dans la Bibliothèque nationale qui a la tâche légale de normaliser et d’assister les autres centres documentaires et les autres bibliothèques du pays.

Pour passer à autre chose la Bibliothèque nationale maintient historiquement des relations internationales. Elle est d’ailleurs l’ambassadeur officiel de la République des lettres en Tunisie. Mais les quelques conventions avec la Bibliothèque nationale de France n’ont plus des raisons d’être effectives voir notre manque de collaboration et opportunisme bien nourri par l’ignorance du sens de la responsabilité chez la directrice de la BN Tous les rêves d’un bon informatiste ont trouvé leurs tombes dans l’absence d’une gestion moyennement bonne. L’administrateur actuel de la Bibliothèque peut même refuser des dons inestimables des documents parce qu’il ne veut pas prendre la peine de s’inscrire dans l’offre annoncé par ses mécènes et homologues. Et à qui doit on rendre compte ? On admet aujourd’hui la chute libre de l’image de notre Bibliothèque sans souci ??? Tout un service des spécialistes et des technologues est gommé, l’alternative était de dissoudre les problèmes au lieu de les résoudre. Le résultat était spectaculaire pour la tranquillité de la directrice qui peut signer la mutation à ce service chaque agent jugé antipathique par son supérieur hiérarchique sans se demander le pourquoi et le comment ; Il ne faut surtout pas poser des problèmes de fond, il suffit d’être sympathique et docile pour plaire à notre directrice et par les mêmes on peut passer inaperçu donc un bon citoyen d’Alice city.

Peut être ces comportements désorientés étaient à la rigueur admissibles dans des phases antérieurs de la vie de la Bibliothèque mais, après tant de dépenses et d’efforts pour la construction et le déménagement dans un nouveau site et depuis un an, l’activité de la BN s’est ralentie jusqu’à l’inertie et même ses mouvements d’agonie se sont dispersés pour créer une illusion sympathique que l’institution bénéficie de l’indulgente absence d’une luminescence imposante de la personnalité de la doctoresse Olfa Youssef.

Obstinément j’attire l’attention de notre doctoresse que la poussière sur un document de la BN nous ai moins nuisible que sa vanité. Servir une Bibliothèque est une question de foi et non pas de profit instantané c’est la raison pour laquelle on ne peut pas s’imposer par la politique dans cette institution. C’est le lieu culte de la sagesse sans prétention ni gloire.